• 1. L'amant

     

    The blue Velvet 

     

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    Au bar à cocktail, le blue velvet, peu importe l'heure, les bouteilles dansent, les rires et les bruits des conversations bruissent et rivalisent de paillettes, dans l'air surchauffé de cet établissement haute gamme. 

     

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    Ce soir, c'est Albert qui assure l'animation, avec ce détachement que lui donnent ses années d'expérience et cette capacité à se rendre invisible lorsque l'alcool  coule à flot et rend les clients un peu trop enclins aux confidences.

    Tout ce qui se passe, tout ce qui se dit au Blue Velvet reste au Blue Velvet.

    Ce soir, il est encore tôt et Albert pourrait être surpris à cette heure qu'un client lui adresse la parole pour autre chose qu'une commande; mais Albert, jamais ne semble surpris.  C'est sa force.
    Jeanne Lol, star parmi les stars, compositrice de talent qu'elle fut un temps le questionne, doucement, de sa voix un peu rauque.

    "On ne peut toujours pas fumer, ici, n'est-ce pas, Albert?"
    "Non, Madame."
    "J'essaye d'arrêter, vous savez; mais ce n'est pas évident."
    "Effectivement, Madame, il paraît que ce n'est pas évident."

     

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     Les glaçons cliquettent au fond du shaker.  Albert fait de son métier un art et chaque geste est composé et décomposé afin que le spectacle soit toujours parfait.

     

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    "Vous êtes vraiment le champion de cocktails, Albert."
    "Merci, Madame."

    C'est toujours Jeanne Lol qui lui parle, cette compositrice de talent qu'elle fut, que tous les plus grands interprètes s'arrachaient.  Avant.  Avant quoi?  C'est difficile à dire : l'alcool, les frasques, la mauvaise réputation, les aventures sans lendemain, un fils qui quitte le domicile pour s'engager dans la légion à même pas 18 ans?  Ce ne sont pas les raisons qui manquent.

     

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    "'y a beaucoup de monde, ce soir, Albert."
    "Oui, comme tous les soirs, Madame."
    "Ce n'est pas faux..."

     

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    Un mouvement de foule, un petit cri étouffé fait se retourner Jeanne.  Le frisson qui l'a parcourue toute entière ne l'a pas trompée, Marius est arrivé.  Comme à son habitude, il prend le temps de câliner quelques fans sur son chemin, de signer un autographe.
    Il donne sans compter, Marius, c'est ce que Jeanne aime chez lui... enfin, pas que mais surtout.

    Le fan est proche de tomber en pâmoison:

    "J'ai dévoré votre dernier ouvrage.  C'était fantastique.  Vous ressuscitez, littéralement, tous ces personnages.  C'était comme si Sonia Gothik était à nouveau dans mon salon, comme si j'allais la croiser au coin de la rue.  Quel talent!  Vos ouvrages sont plus que des biographies, ce sont de livres de vie..." 

     

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    Marius aussi a repéré Jeanne.  Du coin de l’œil, il la voit l'observer et il ne peut s'empêcher de sourire.

     

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    Un air insupportable de suffisance est apparu sur le visage de Jeanne qui fait frissonner Marius.  Avec élégance, la jeune femme saute de son tabouret et passe à ses côtés, à le frôler; point dupe, cela est certain, du trouble qu'elle continue à lui causer, peu importe le temps et les étreintes qui sont les leurs.

    "Tu es en retard, Marius, je m'en allais."

     

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    Marius déglutit imperceptiblement.  En retard?  Oui, il est en retard.  Il est toujours en retard.

    "Je pensais que tu voulais prendre un verre et  discuter un peu, Jeanne?"
    "J'ai déjà bu un verre et j'ai discuté avec Albert."

    "Albert?"
    "Le barman"
    "Ah oui, bien sûr.  Albert."

     

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    Marius danse d'un pied sur l'autre puis demande:

    "Je peux te raccompagner peut-être?"
    "D'accord."

     

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    Sans hâte les deux amants sortent du Blue Velvet et prennent le chemin de l'appartement de Jeanne.

     

     

     

    San Myshuno - Appartement de Jeanne Lol

     

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    Dès qu'ils sont seuls et à l'abri des regards, les amants de toujours s'enlacent, s'embrassent, se câlinent, les caresses pleuvent sur ces corps jamais rassasiés l'un de l'autre.  Une passion qui semble éternelle, se nourrir d'elle-même, les peaux qui se cherchent, les soupirs qui se croisent et se noient les uns dans les autres.  Les gémissements se perdent dans un silence plus puissant quand le désir se dérobe, enfle, insupportable, lorsque l'autre joue et l'un subit avant que tous deux s'abandonnent au plaisir.

     

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    L'histoire de Marius et Jeanne a débuté il y a plus de deux décennies.  Ils n'étaient encore que des enfants.  Ils étaient déjà irrésistiblement attirés l'un par l'autre, s’arque-boutant l'un sur l'autre, inséparables et infernaux comme peuvent l'être des enfants.
    Ils savaient tout l'un de l'autre, pourtant ils parlaient peu d'eux-mêmes. 
    Marius savaient l'intransigeance et la cruauté dont faisaient preuve les parents de Jeanne qui vouaient à l'excellence un culte, la rabaissant sans cesse sous prétexte qu'elle était capable de meilleur, de plus.  Consciente qu'elle ne pourrait jamais satisfaire les attentes de ceux qu'elle idolâtrait, il arrivait à Jeanne de rouer de coups le premier venu pour exprimer sa frustration, devenir l'anti-thèse de ce que ses géniteurs attendaient d'elle, de tout rater avec application.  Seule la main de Marius sur la sienne, son regard dans le sien pouvait l'apaiser et faire fuir la fureur qui coulait en ses veines.

    Quant à Jeanne, oui, elle savait l'origine des hématomes qui parsemaient, régulièrement, le corps de son ami.  Elle le consolait sans un mot, le serrant très fort contre elle, embrassait chaque blessure, chaque trace que les coups portés par ses parents maltraitants avaient laissé sur sa peau, juste avant de le repousser et de lui intimer sauvagement de ne pas les laisser gagner, de crier, en colère, qu'il valait mieux qu'eux, qu'il était fort, que les humiliations ne valaient pas, qu'il était son rempart, ses fondations et ses murailles, que s'il tombait, elle tombait aussi.  Marius avait tenu bon alors, toujours.  Un roc.  Elle avait fait de lui un roc. 

     

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    Jeanne est toutes les premières fois de Marius.  Le premier baiser, les premières caresses, la découverte des corps, des plaisirs sous tous ses formes.
    Jeanne est aussi le premier, le seul, le vrai chagrin de Marius lorsqu'elle lui annonça, à même pas 16 ans qu'elle était enceinte.  Pas de lui.  De Julian, cet incapable avec qui elle traînait,  avec qui elle partait vivre, qu'elle épouserait et qu'elle a épousé.
     

     

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    Bêtement, Marius avait cru que coucher avec Jeanne, la serrer contre lui, l'embrasser, lui tenir la main faisait d'eux un couple, qu'elle l'aimait, qu'elle lui était fidèle.  La réalité de Marius et ses espoirs n'étaient pas ceux de Jeanne, de toute évidence.  Ce jour-là, lorsqu'elle lui avait annoncé qu'elle était enceinte de Julian, que ses parents la jetaient à la rue, qu'elle partait vivre avec Julian, il ne s'était pas emporté contre elle, il avait juste hésité à se jeter du haut d'une tour.  Misérable. 
    Jeanne n'en a jamais rien su.  

     

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    L'histoire de Marius et Jeanne aurait dû s'arrêter ce jour-là, lorsqu'elle lui avait annoncé qu'elle était enceinte d'un autre, ou lorsqu'elle partit vivre avec Julian, ou lorsqu'elle avait eu ses jumeaux, ou lorsqu'elle s'était mariée, ou lorsque, à son tour, Marius s'était fiancé puis marié ou lorsqu'il devint père... Ce ne fut pas le cas.  Ce ne fut jamais le cas.   Marius et Jeanne n'ont jamais cessé d'être ces amants de toujours qui se retrouvent sans cesse, ne se quittent jamais, s'enlacent toujours, qui s'embrassent, qui se câlinent, qui partagent une même passion charnelle, crue, sans fioriture ni retenue, ni pudeur. 

     

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    Sans bruit, Jeanne quitte la chambre, laissant Marius reposer.

     Elle sourit.  Dans les bras de Marius, c'est si facile de se laisser aller; les fantasmes, l'impudeur, rien n'est embarrassant, tous les jeux sont permis et les larmes, et les mots et les rires et l'amour aussi.  Faire l'amour avec Marius, c'est presque toujours mieux qu'avec n'importe qui d'autre.  Parce que oui, il y en a d'autres.

     

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    Après une toilette sommaire mais nécessaire, Jeanne se dirige vers le bar.  Un petit verre, en attendant le réveil de Marius qui ne devrait pas tarder.  Encore profiter un instant de cette douce langueur qui est la sienne et de cette solitude que Jeanne affectionne tout particulièrement.

     

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    Déjà, une main frôle la sienne. Jeanne pour peu entendrait Marius sourire à ses côtés.

     

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    "Tu bois trop, Jeanne."
    "C'est vrai.  Je bois trop, je fume trop, je baise trop."

    Il rit.  Tous deux se laissent bercer un instant par les bruits de la ville en contrebas puis Marius revient à la réalité.

    "Je vais y aller..."
    "D'accord."

     

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    Le regard de Marius revient à Jeanne.

    "Ça va?  Tu vas bien?" 
    "Oui, bien sûr.  Je vais bien."  
    "Tu n'es pas trop triste du départ de Leila?"
    "Non, évidemment non.  J'étais impatiente de pouvoir, enfin, vivre seule.  Li, c'était réglé depuis longtemps mais Leila, j'ai bien cru qu'elle ne me lâcherait jamais.  Avoir des enfants, ce n'est pas mon truc."
    "Tu es une maman géniale, les jumeaux t'adorent."
    "N'importe quoi et de toute façon, si c'est vrai, qu'ils m'adorent de loin me va très bien."
    "Tu veux que je reste?"
    "Non, non, surtout pas.  Milou t'attend."

    Marius hésite puis soupire:

    "Oui, Milou m'attend."

     

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    Le sourire de Jeanne revient doucement tandis qu'ils rentrent et que Marius se dirige vers la salle de bain, elle lance un peu fort pour qu'il l'entende.  

    "En parlant de Milou, je la vois demain."

     

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    La voix de Marius parvient à Jeanne :

    "Milou?"
    "Oui, ta femme."
    "Je sais qui est Milou, Jeanne." 
    "Ah!  et bien, ne demande pas alors."
    "Je ne demandais pas."

     

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    "Viens par là, toi.", sourit Jeanne au Commandant qui grogne à ses pieds.
    "Qu'est-ce que tu dis?"

    "Rien.  Ce n'est plus à toi que je parle, Marius."
     

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    "Ah, ok.  Et elle te veut quoi, Milou?"
    "Bah, je suppose que c'est encore pour son assoc' de petits branleurs." 

     

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    "Ce ne sont pas des petits branleurs, Jeanne", la reprend de volée Marius et Commandant semble en faire de même dans les bras de Jeanne. 

     

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    "Oh ne commence pas comme ça, Commandant.  Tu ne m'aimes pas, je ne t'aime pas mais on est obligé de composer tous les deux.  N'oublie jamais que ce n'est pas moi qui t'ai abandonné." 
    "Oui, c'est ça, des pauvres gosses qu'on n'a pas le droit d'abandonner", lui crie encore de la salle de bain Marius, qui a entendu un mot sur deux.  Jeanne évite de répliquer qu'il y en a pourtant bien des gosses qu'on ferait mieux de laisser là où ils sont plutôt que de vouloir absolument les sauver.  Les sauver, tu parles.  Des mauvaises graines, il y en a un paquet.  Des mauvaises herbes resteront toujours des mauvaises herbes.
    "Ce n'est pas à toi que je parle", répète Jeanne en soupirant.

     

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    "Oh ça alors!  Tu as viré ta fille mais tu as gardé son chat?"
    "Non, je n'ai pas gardé son chat; mais son p'tit copain, là, le Arthur, il s'est découvert tout à coup une allergie aux poils de chat.  Ce crétin."

     

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     "Ce crétin?  Qu'est-ce qu'il t'a fait, cet Arthur?  Il a l'air sympa pourtant. "

    Jeanne ricane.

    "Sympa?  Non.  Et rien, il ne m'a fait rien mais je ne l'aime pas, c'est tout.  C'est un con."

     

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    "Tu t'inquiètes pour Leila?"
    "Non.  Je ne me suis jamais inquiétée pour mes enfants.  A dix-huit mois, ils étaient déjà bien plus malins que moi je ne le serai jamais.  Des vrais escrocs."

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    Marius semble hésiter un instant puis:

    "Bon, je vais y aller."

     

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    "Il est temps que tu y ailles, oui."  

     

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    "Tu sais que tu peux, Jeanne,  m'appeler à n'importe quel moment si tu as besoin." 

     

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    " Bien sûr et toi aussi, Marius." 

     

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    Puis se penchant doucement, la main de Jeanne se pose sur la poitrine de Marius, elle ferme les yeux doucement avant de déposer un doux baiser sur la joue rugueuse de son amant qui tressaille à son toucher.

    "Sois prudent sur le chemin de retour", lui murmure-t-elle.

     

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    Marius acquiesce et quitte l'appartement de Jeanne. 

     

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    Marius jette un dernier regard - intrigant, douloureux? -  vers les fenêtres de Jeanne, puis s'éloigne.

     

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     Quant à Jeanne, après avoir tergiversé pendant un long moment, elle finit par rejoindre son bel ami de toujours, oubliant les ombres et la nuit, jusqu'à l'aube.

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    (à suivre...) 

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  • Commentaires

    22
    Vendredi 1er Mars à 20:59

    J'adore tellement ton début ♥

      • Lundi 4 Mars à 10:02

        Merci beaucoup, LesSimsDeLulu.  Je suis contente que tu aimes cette petite histoire.  Je suis très touchée :)

    21
    Samedi 16 Février à 17:01

    Que j'adore ce début! C'est très intrigant, et ta plume, je suis toujours aussi fan <3 

    Ce sont deux personnages qui on un passé très riche, ils n'ont pas eu la vie facile ce qui expliquerait pleins de choses! Ce sont je pense des personnes qui malheureuses, qui n'ont pas eu ce qu'elles voulaient vraiment et ce sont retrouvées emportées par la vie ,sans pouvoir décider quoique ce soit! Je pense qu'ils se complètent c'est indéniable, mais leur relation ... n'est pas très saine, ils se font du mal sur le long terme ... 

    En tout cas, ça m'empêche pas de savoir ce qui va leur arriver :) 

      • Lundi 4 Mars à 10:01

        Oh merci beaucoup, Klohma ♥ Pardon de te répondre si tard, je n'avais pas vu ton commentaire.

        Je suis d'accord avec toi, la relation Jeanne et Marius est dérangeante.  

    20
    Lulu
    Dimanche 20 Janvier à 20:49

    Ouuh, que j'aime ce début d'histoire ! Jeanne a un caractère assez particulier, peut-être un peu égocentrique, j'ai l'impression. Mais, malgré tout, je sens que je vais aimer la suivre ! Parce qu'elle est différente : dans le sens où elle n'est pas l'héroïne parfaite sous tous les points. C'est une femme qui promet d'être très intéressante !

    On s'attache quand même plus rapidement au personnage de Marius qui a été blessé plus d'une fois dans sa vie... Et puis, il faut avouer qu'il est pas mal, Marius ;)

    J'aime toujours autant ta plume, ainsi que tes images, elles sont magnifiques ! ♥

      • Dimanche 20 Janvier à 21:51

        Oh merci beaucoup, Lulu ♥♥

        Je suis contente que Jeanne, malgré tout, parvienne à intriguer et je suis très touchée de lire que tu vas la suivre.

        C'est sûr que le pauvre Marius, c'est vraiment-vraiment plus compliqué pour lui.

        Et encore merci ♥♥

    19
    Dimanche 20 Janvier à 17:22

    Déjà tes images sont magnifiques et tes personnages tout autant (je garde ton site, Photogramio, en tête. Cela me servira peut-être^^). 

    Je me demande ce qu'elle cherche à oublier la belle Jeanne, dans les bras des hommes et dans les verres d'alcool. Ou alors à remplir un manque peut-être ? Il y a déjà une piste dans l'éducation que lui ont inculqué ses parents. Mais je pense pas qu'il n'y ait que cela.. Cela serait un beau portrait de femme libre si on ne sentait pas quelques félures. 

    Quand à Marius, il me fait de la peine cet homme.  Etre à ce point attaché à Jeanne, est-ce de l'amour ou de l'aliénation ? 

    Même si tes personnages ne sont pas "faciles", je continuerai de lire cette histoire avec plaisir. Car tes mots comme toujours m'enchantent.  ♥♥♥

      • Dimanche 20 Janvier à 18:30

        Agathe,

        Merci pour mes images et mes personnages.  
        Je ne crois pas que Jeanne soit le genre de personne qui ait envie ou besoin d'oublier les choses. L'alcool et le sexe ne sont que des plaisirs qu'elle ne se refuse pas.  Elle ne se refuse rien, Jeanne.

        Marius :/  c'est plus compliqué.  

        J'espère vraiment que tu auras du plaisir à lire cette histoire, un dixième du plaisir que je prends à l'écrire, ce serait déjà énorme.

        Encore merci merci ♥♥

    18
    Fanfani
    Dimanche 20 Janvier à 16:43
    Ça a été une lecture un peu oppressante pour moi. Je les sens tellement mal dans leurs vies commune et respective ces deux là... et toutes ces tentatives d’effacer les blessures de la vie à coup de sexe et d’alcool, c’est très bouleversant et déstabilisant. Il me tarde de mieux comprendre les routes et déroutes qui les ont menés là et quels autres chemins ils vont emprunter seuls ou ensemble.
    En tout cas, c’est un très beau texte toujours aussi magnifiquement illustré.
      • Dimanche 20 Janvier à 20:38

        Fanfani,

        Je comprends très bien ce que tu m'expliques et je suis d'accord avec toi.  Le problème, c'est qu'il n'y a aucun point positif à l'existence de Jeanne; compliqué dès lors d'intégrer des éléments positifs à ce chapitre.
        Jeanne n'a pas de lumière comme peuvent en avoir mes héritières Lol.  Jeanne est sombre, son quotidien est sombre, mais vraiment, elle ne cherche pas à fuir son passé ou ses blessures ou sa vie en buvant, en couchant à droite à gauche.  Jeanne fait avec tout ça, elle ne le fuit plus et ne se bat plus contre.   Jeanne n'est pas quelqu'un de joyeux, n'a pas de joie de vivre, Jeanne n'a aucune ambition quant au bonheur, à l'épanouissement personnel.  Elle veut juste vivre comme elle le veut. Et si ce soir-là, elle a bu et couché avec Marius c'est juste parce qu'elle en avait envie.

        Je pense que la suite devrait aider à mieux comprendre Jeanne.  Enfin, je l'espère :D

        Et encore merci, j'adore tes commentaires et lire les réactions à mes histoires ♥♥♥

      • Fanfani
        Dimanche 20 Janvier à 20:02
        Argh ! Tu as pris des risques en effet. Sexe, clope & alcool à gogo font davantage penser à un cocktail addictif global visant à fuir une réalité compliquée qu’à un carpe diem assumé. Du moins pour moi. Son attitude peut faire en effet l’objet de bien des interprétations en fonction du vécu et/ou du ressenti de chacun. J’ai sincèrement eu l’impression que Jeanne brûle la chandelle par les deux bouts pour fuir quelque chose. Peut-être elle-même d’ailleurs. L’ambiance sombre et sa relation atypique avec Marius m’ont laissé penser qu’elle n’a pas choisi ces dérivatifs par envie de croquer la vie à pleine dent. Pour moi il y avait trop de signaux concordants dans ce sens peut-être.
        Si pour elle l’alcool et le sexe à gogo relèvent d’une vraie philosophie de vie pour se sentir vraiment bien et heureuse, peut-être manquait-il un peu d’éléments plus positifs ou, du moins, plus optimistes. Je n’ai pas trouvé en elle cette part de « lumière » qu’on trouve souvent chez tes descendantes Lol.
        Mais surtout prends mon commentaire pour ce qu’il est, une impression toute personnelle, qui n’entache en rien le plaisir de découvrir cette nouvelle histoire. Et puis c’est aussi bien si je me suis trompée, je me sentirai sûrement moins oppressée à l’avenir :-)
      • Dimanche 20 Janvier à 18:25

        Fanfani,

        Je ne crois pas que l'alcool et le sexe soient des tentatives d'effacer ou de supporter les blessures ou les douleurs dans le cas de Jeanne. J'ai complètement loupé mon coup si c'est ce que tu as perçu :/  

        Jeanne n'a pas une façon de vivre saine, équilibrée; l'alcool et le sexe, c'est juste parce qu'elle aime ça.  Contrairement à la cigarette, ça, elle aimerait bien arrêter de fumer parce que c'est une addiction dont elle n'arrive pas à se défaire :o

        Et merci, je suis très touchée ♥♥

    17
    Dimanche 20 Janvier à 14:43

    Hé bien, cette dame Jeanne est un peu brute de décoffrage, ça doit surprendre un tant franc-parler ! Elle est très volage mais elle ne ment pas à ses différents amants, c'est déjà ça... sarcastic

    Bref, j'ai l'impression que dans le couple Marius-Jeanne, c'est un peu Marius la femme et Jeanne l'homme... Enfin, je me comprends ! he

    En tout cas, les deux amants portent le même tatouage. Coïncidence ? Je ne pense pas... yes

    ça m'a beaucoup fait rire l'attitude  du barman faite d'indifférence polie et cette référence à Sonia Gothik... happy

    Je me demande quelles cicatrices elle cache, cette compositrice de talent qui ne compose plus !

    Encore une très bonne histoire illustrée par de magnifiques mots et de non moins magnifiques photos !

      • Dimanche 20 Janvier à 18:19

        Parthenia,

        "Sinon excuse-moi, mais je ne crois pas avoir compris à laquelle de tes explications se raccroche ma phrase "Bref, j'ai l'impression que dans le couple Marius-Jeanne, c'est un peu Marius la femme et Jeanne l'homme..."

        Je le rattachais à la vision "volage" de Jeanne qui correspond plus à la vision de la femme qui batifole; mais à présent que tu as modifié le rendu, je retire cette partie :D et je comprends ce que tu veux dire "femme/homme" :)

      • Dimanche 20 Janvier à 16:20

        "Je ne suis pas certaine que volage convienne vraiment comme qualificatif à Jeanne"
        Tu as tout à fait raison, surtout qu'il n'était pas vraiment cohérent avec la suite de ma phrase ! he Je rectifie donc : Jeanne est une femme libre... (et elle a bien raison ! winktongue)

        Sinon excuse-moi, mais je ne crois pas avoir compris à laquelle de tes explications se raccroche ma phrase "Bref, j'ai l'impression que dans le couple Marius-Jeanne, c'est un peu Marius la femme et Jeanne l'homme..."

        En tout cas, merci  pour ta réponse détaillé ! ♥

         

      • Dimanche 20 Janvier à 16:01

        Parthenia,

        "Hé bien, cette dame Jeanne est un peu brute de décoffrage, ça doit surprendre un tant franc-parler ! Elle est très volage mais elle ne ment pas à ses différents amants, c'est déjà ça... sarcastic "
        Je ne suis pas certaine que volage convienne vraiment comme qualificatif à Jeanne.  Elle ne donne pas la même signification à la relation sexuelle que la majorité et c'est peut-être pour cela que tu as cette impression "Bref, j'ai l'impression que dans le couple Marius-Jeanne, c'est un peu Marius la femme et Jeanne l'homme..."

        Le même tatouage, non , ce n'est pas une coïncidence, effectivement :)
        Et merci.
        Et Jeanne a ses casseroles et ses blessures, c'est sûr.  Je ne suis pas certaine que je vais développer tous les aspects lors de cette première partie (oui, j'aimerais bien en fait une série de "Jeanne")

        Et encore merci merci merci ♥♥

         

    16
    Dimanche 20 Janvier à 11:05

    Quelle triste joie de découvrir ces amants abîmés, leur tristes passés et le lien fort qui les lie. On ne sait pas du tout où va cette histoire, mais l'introduction de tes personnages si humains donne réellement envie de savoir qu'est-ce qui va leur arriver. 

      • Dimanche 20 Janvier à 15:53

        PrincesseSey,

        "Quelle triste joie de découvrir ces amants abîmés, leur tristes passés et le lien fort qui les lie."
        C'est exactement ce que je voulais montrer, merci merci ♥♥

        La suite, à mon avis, le mois prochain.  Il faut que je mette en place.  et encore merci ♥

    15
    Samedi 19 Janvier à 23:56
    Oh... Ce charme fou dans tes images.. Pleine de classe et de séduction. Quelle histoire dit donc.. J'aime tellement même si j'ai un peu de mal avec l'infidélité mais ton histoire est tellement accrochante et intriguante.. Tellement eu mal au cœur pour Marius.. Entre ses parents et Jeanne qui bourlingue à droite à gauche. Le pauvre il me fait titillé mon petit cœur tout mou'.. Hihi.
    J'ai beaucoup aimé ce début séduisant ! J'ai hâte de lire la suite
      • Dimanche 20 Janvier à 15:52

        Florelia,

        Oh merci.  Pour mes images, j'ai utilisé le site Photogramio, il y a des filtres magnifiques et c'est gratuit et très facile. 

        "j'ai un peu de mal avec l'infidélité "
        Forcément, c'est douloureux, l'infidélité.  Mais le thème de ma petite histoire ne tournera pas autour de l'infidélité pour cette fois.  
        C'est la force de Marius et sa faiblesse.  Il bouleverse, il touche.

        Et encore merci merci ♥♥♥

         

    14
    GGO
    Samedi 19 Janvier à 21:44
    Oh la la que j'aime! On ressent très fort ce plaisir que tu as pris à capturer 1000 fois et à écrire. C'est superbe.

    Et en effet, Jeanne n'est pas ma copine mais il y a eu pire... elle au moins se livre à Marius et n'a pas peur de lui montrer qu'elle tient à lui. Mais que je n'aime pas les gens volages! Surtout quand il y a un Amour déçu... Sinon peu importe mais Marius m'a brisé le coeur quand j'ai lu sa réaction à l'annonce de la grossesse de Jeanne... :(

    Quelle histoire ils ont tous les deux! C'est très riche et dont très fort! Bravo c'est superbe!

    Et j'ai bien aimé aussi quand elle a parlé de ses enfants à 18 mois. C'est un côté que j'aime beaucoup chez elle : elle n'a pas peur de dire ce qu'elle ressent. Mais ça peut mordre aussi du coup.. ^^"

    Très bonne amorce, longue comme j'aime en plus!
      • Dimanche 20 Janvier à 15:47

        Ggo,

        Merci, merci. 

        "Mais que je n'aime pas les gens volages!"
        Personne, à mon avis, au fond, n'aime les gens volages :/  parce qu'ils sont synonymes de souffrances.  Forcément :/
        Maintenant, je ne suis pas certaine que Jeanne réponde vraiment aux caractéristiques qui font des gens volages.  Elle ne donne peut-être juste pas la signification et la même importance à l'acte sexuel que nombre d'autres?

        "Surtout quand il y a un Amour déçu... Sinon peu importe mais Marius m'a brisé le cœur quand j'ai lu sa réaction à l'annonce de la grossesse de Jeanne... :( "
        Ils n'étaient encore tous les deux que des enfants eux-mêmes :/ même si ce n'est pas une excuse.
        J'y reviendrai plus tard, pas forcément dans cette partie mais dans une prochaine.  Oui, j'aimerais bien en faire une espèce de petite série :o

        "Quelle histoire ils ont tous les deux! C'est très riche et dont très fort! Bravo c'est superbe!"
        J'ai voulu poser les bases; ce sont les éléments essentiels qui permettent de comprendre Jeanne et Marius et leur relation "particulière" et très forte qui a pu persister dans le temps.

        "Et j'ai bien aimé aussi quand elle a parlé de ses enfants à 18 mois. C'est un côté que j'aime beaucoup chez elle : elle n'a pas peur de dire ce qu'elle ressent. Mais ça peut mordre aussi du coup.. ^^"
        Jeanne semble avoir très peu d'empathie à l'égard de ceux qui l'entourent et a l'air de penser que tout le monde peut entendre ce qu'elle pense. Il faut dire qu'elle est très égocentrée, centrée sur elle-même :o

        Encore merci merci ♥♥

         

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