• 14. Une après-midi chargée

     

     "Je vais te montrer ta chambre, tu vas voir, ce n'est pas top mais c'est juste pour un temps.  Ici, c'est la salle commune.  Ouiais, ce n'est pas le grand luxe, je sous-loue une petite chambre, au premier. T'imagines bien que j'évite le plus que je peux de venir ici quand il y a du monde.  Attends, ne te méprends pas, les gens ici sont spéciaux mais ils ne sont pas méchants-méchants, il faut juste  éviter de trop les connaître."

    14. 

    14.

    14.

    14.

    "Voilà, c'est juste derrière cette porte.  "

    14.

    14.

    "Le voyage t'a fatiguée.  Tu fais une petite sieste et après... mmh ben après, on verra.  Je trouverai bien une idée.  Il faut juste que je t'avertisse, je dois aller chez le dentiste, j'avais complètement oublié.  Je reviendrai tard mais je vais demander à une dame de venir, si tu as besoin de quelque chose, tu lui demanderas, d'accord?"
    "Oui, d'acco'."
    "Ne t'inquiète pas, il fera sûrement noir quand je reviendrai mais c'est parce que mon dentiste, il a toujours beaucoup de retard...  Bien, voyons ce qu'il raconte, ce bouquin..."

    14. 

    14. 

    14.

    "Hé, n'lis pas que pou' toi, Al'sand', Mia veut l'histoi' aussi." 

    14. 

    "Ah oui!  Pardon, Mia.  Alors, il était une fois un petit vers de terre tout vert..."

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    Mia s'endort et Alexander traîne sa carcasse jusqu'à la salle de bain.  Il veut se débarrasser de cette odeur de cendre qui le recouvre.

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    14. 

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    Il lui faut puiser au plus profond de lui-même tout ce qu'il exècre, oublier les battements de son cœur indigné et orphelin. 

    14.

    Alexander doit agir vite, dans la précipitation, tout ce que Miranda haïssait, pour se donner une chance de ne pas flancher, de ne pas laisser sa lâcheté prendre le dessus.   Cette fois, il ne se le pardonnerait pas; il se doit d'être vaillant, pour l'enfant qui respire doucement, confiante dans ce lit, derrière lui.  Ce n'est pas n'importe quelle enfant, non, c'est la fille de Miranda.
    Miranda...

    14.

    Trois petits coups discrets frappés à la porte font lever Alexander.

    "Mel, pardon, vraiment, je suis un crétin mais j'avais complètement oublié que j'avais un rendez-vous chez le dentiste.  Est-ce que tu accepterais de garder la gamine, là, jusqu'à ce que je revienne?"  

    14.

     "Qu'est-ce que tu fous avec une gamine, Al?  Ce n'est pas encore un de tes plans foireux au moins?"

    14. 

    "Oh ben non, et si je n'avais pas mal aux dents, je l'annulerais ce rendez-vous... surtout que j'ai peur des dentistes... pour un oui pour un non, ils t'arrachent tes dents."

    14. 

    "Ça va aller, Al.  Ne t'inquiète pas et si le dentiste doit t'arracher une dent, tu seras soulagé après."
    "Oui, mais ça fait mal quand même."

    "Alalala, mon pauvre Al... Ne t'inquiète pas, je m'occupe de la gosse jusqu'à ce que tu reviennes."
    "Merci, Mel.  Je te revaudrai ça."

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    14.

    14. 

    "Je ne vois pas trop comment tu pourrais me revaloir ça, Al, pourquoi et comment tu pourrais m'être utile un jour; mais ne t'inquiète pas avec ça.  Va chez ton dentiste, je m'occupe de la petite."

    14.

    Toujours d'un pas traînant et les épaules voûtées, Alexander retourne à la salle d'eau.  Il faut avoir l'haleine fraîche quand on part chez le dentiste, puis ça aide à évacuer les biles qui lui remontent de l'estomac.  Décidément, il y a des choses qui ne changent pas. 

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    14.

    Décidément, oui, il y a des choses qui ne changent pas et qui éveillent les sens.

    14.

    Alexander se pose un instant sur le bord du lit de Mia, il lui faut puiser force et courage.

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    14.

    14.

     "Si je ne te connaissais pas, Al, je pourrais croire que c'est ta fille, cette gamine."

    Alexander ne répond pas à Mel mais à y réfléchir, il aurait presque aimé que Mia soit sa fille.

    "A tout à l'heure, Mel.  Et merci."

    14.

    14.

    14.

    14.

    14.

    Alexander se presse, le temps lui est compté.  Une après-midi chargée l'attend.

     

    ♣♣♣♣

    Hugo n'a pas dormi, cela fait plus de vingt-quatre heures qu'il n'a pas dormi.  Cette mission est un échec phénoménal.  Il attend que la sanction tombe.  Avec un peu de chance, il sera mis à pied pour quelques semaines, le temps que le soufflé médiatique retombe.  De toute façon, au vu de sa fonction, on aura très vite besoin de lui et de ses aptitudes.  De cela, il n'est pas inquiet.
    Hugo se félicite de s'être opposé à l'alerte enlèvement enfant qui avait failli suivre l'assassinat de Rose/Miranda pour retrouver Mia, cela aurait encore animé les journalistes qui auraient fait, c'est sûr, le rapprochement entre l'affaire de Lahautevolée - c'est ainsi qu'elle apparaissait - et la disparition de cette fillette.  Il se félicite aussi lorsqu'il a appris qu'un incendie avait ravagé la maison de Miranda d'avoir fait stopper net les investigations et fait déclarer qu'aucun corps n'avait été découvert dans les décombres. 

    14.

     Hugo soupire, il avait pensé que la mort de Miranda l'apaiserait.  Ce n'était pas le cas.  Il fallait sans doute attendre un peu, le temps de digérer, de laisser retomber l'adrénaline qui l'avait tenu debout toutes ces dernières semaines.

    Mais où donc est passé, Philibert, son chef?  Cela fait une heure que Hugo l'attend.  Ce n'est pas habituel que le chef de section arrive en retard.  

    14. 

    C'est à ce stade précis de ses réflexions que Hugo sent vibrer son portable.  Quand on parle du loup... et c'est bien le loup qui apparaît, mais le message n'émane pas de lui, bien que celui-ci soit émis depuis de le smartphone de Philibert.  

    14.

     "Bonjour, Hugo."

    14.

     "A tout de suite, Hugo"

     

     Hugo en reste bouche bée.  C'est son patron, allongé sur le sol, mort selon toute vraisemblance.

    14.

    Mais Hugo n'est pas au bout de ses peines.  Un deuxième message, accompagné d'une photo, lui aussi, lui arrive.  

     "Dommage que tu ne sois pas auprès d'eux, Hugo..."

    14. 

    Un troisième message.

    "Attends, je zoome, je ne sais pas si tu peux les reconnaître, cela doit faire longtemps que tu n'as plus pris la peine de les regarder.  Je vais t'aider, c'est ton fils et ta femme, à quelques pas de moi."

    14.

     "A tout de suite, Hugo."

    Hugo est pris d'un spasme, il se plie en deux.

    14.

    Hugo panique.

    "Réponds, Léna, réponds..."
    "Vous êtes bien en communication avec le répondeur de Léna.  Laissez-moi un message, je vous rappelle dès que possible.

    14. 

    Les bras de Hugo lui en tombent.  Il lui faut trois bonnes minutes avant de récupérer la maîtrise de ses membres et se mettre à courir comme un dératé.

    14.

    14.

    Trente minutes plus tard, Hugo arrive chez lui.  Une ombre, une silhouette l'attend, sort de chez lui.  Les jambes de Hugo vacillent.  L'homme approche.  Mais bon sang, qui est-ce? 

    14.

    14.

    14. 

    Hugo est tétanisé.

    14.

    14. 

    Il dit et vocifère tout et n'importe, dans le désordre et en hurlant, tandis que l'autre le singe et le ridiculise.

    "Qui êtes-vous?  Que faisiez-vous chez moi?  Si vous leur avez fait du mal, je vous..je vous.."
    "... je vous... je vous..."

    14. 

    Hugo perd toute notion de sécurité, il bouscule l'individu.

    "Qu'est-ce que vous leur avez fait?"

    La voix de l'homme soudain s'intensifie, devient dure et tranchante.

    "Rien que vous n'ayez fait à Miranda.  Rien que vous n'auriez fait à Mia si vous l'aviez trouvée, cette nuit."

    14. 

    Alexander, puisque c'est bien de lui qu'il s'agit, ajoute:

    "Je n'ai pas la clémence de Miranda.  Je ne l'ai jamais eue; pas plus que je n'ai besoin de me convaincre que c'est un assassin que j'exécute."

    14.

    La prière de Miranda revient alors à la mémoire de Hugo: "Tu as encore une chance de prouver que tu n'es pas un assassin, Hugo."

    Alexander continue encore:

    "Miranda a cru jusqu'au dernier moment que vous ne céderiez pas...  Jamais elle n'aurait tué un innocent.  Vous, en la tuant, vous vous êtes condamné.  En la tuant, elle vous a condamné."

    14. 

    "Je n'ai fait qu'obéir aux ordres."

    14. 

    "Allons, allons, Hugo.  Nous savons tous les deux que c'est faux.  Vous la saviez inoffensive, vous aviez les moyens de l'aider à disparaître.  Vous saviez cet ordre immoral.  Et sa petite fille, Hugo. Tss tss tss...  Il y a des ordres que l'on doit refuser si on n'est pas un assassin.  Vous êtes un assassin, Hugo.  Vous l'avez tuée, sans défense.  Jamais elle ne vous aurait fait du mal.  Jamais."

    14.

    "Que n'avez-vous pas supporté, Hugo?  Qu'elle ne vous aime pas comme vous l'aimiez?  Qu'elle ne quémande jamais votre présence?  Qu'elle ne vous supplie pas de quitter votre famille?  Que vous ne soyez pas le père de son enfant?"

    14.

    "C'est vous le père de Mia, c'est ça?" crache Hugo.
    "Hugo, Hugo, Hugo.  Je viens sans doute de massacrer toute votre famille et vous, vous me parlez du père de Mia.  Après cela, vous allez encore me parler de mission...  Vous n'êtes vraiment qu'une pourriture.  Miranda disait toujours "je prends une vie pour une vie; mais la vôtre ne pouvait suffire, Hugo, à valoir la sienne."

    14.

    "Arrête de jouer au beau parleur?   Approche, gringalet, je vais te défoncer, te massacrer!"

    14.

    14. 

    Evidemment, la bagarre est vite déséquilibrée.  Que peut bien un homme aguerri aux techniques du combat face à une homme dompté, maté à tuer, sans conscience ni morale, enfiévré par le besoin de vengeance, dont le sang n'est que haine et colère? 

    14. 

    "Frappe au cœur, c'est ce qu'elle vous a dit!  Hein, Hugo! Et tu l'as frappée, tu l'as frappée au cœur, traître!  Assassin!"

    14.

    14.

    14. 

    Alexander gémit:

    "Regarde-le, regarde-le.  Il se meurt, Miranda.  Il se meurt pour toi."

    14.

    14. 

    "Il est mort, Miranda.  Il est mort pour toi."

    14.

    14. 

    Une profonde sérénité s'empare d'Alexander, comme toujours, la conscience de la mort d'autrui, de sa colère un temps apaisée égaye son âme, son cœur soudain est plus léger.

    14. 

    Avec lenteur, oubliant le cadavre de Hugo recroquevillé à ses pieds, Alexander tourne son corps, son visage, son regard vers la maison de Hugo.  Il regarde avec douceur Léna jouer avec ses fils par la fenêtre. Evidemment, Alexander ne les a ni massacrés, ni tués et il ne le fera pas.

    14.

     Sans plus tarder, Alexander reprend le chemin de la maison.  Il lui tarde de retrouver Mia, peut-être rira-t-elle en le retrouvant, peut-être ce rire bercera-t-il son sommeil?  Alexander a tant espéré, dans l'enfer de son existence, retrouver ce rire d'enfant, celui qui lui disait, avant, que oui, la vie en vaut la peine, la mort n'est pas le seul espoir, le seul remède aux souffrances; un rire qui portait un nom, celui de Miranda.

    9.

     

     

     ♣♣♣♣

     

    14.

    Lorsque Alexander revient à la maison, il trouve Mia, attablée avec les autres, dans une vieille chaise haute qu'ils ont dû lui dégoté à la cave.  Décidément, cette enfant charme tous ceux qui l'approchent.  Alexander sourit doucement.

    14.

     "Tu n'as pas trop pleuré chez le dentiste, Al?  Tu as été courageux?"

    Alexander ne prend pas la peine de répondre.

    "Alors, princesse, ça s'est bien passé?"

    14.

    "Oui, Al'Sand'."
    "Ils ont été gentils avec toi?"
    "Oui, t'ès gentils.  Omè est 'igolo."
    "Omer, drôle?  Et bien dis donc, tout arrive."

    14.

    14.

    "Ça ' été dentiste, Al'Sand'?  Pas t'op mal à tes dents?"
    "Tout s'est bien passé, Mia.  Merci."

    14.

    "Ah!  Tant mieux, Mia était inquiète."
    "Demain, je dois aller à San Myshuno, Mia."
    "Oh oui, la g'ande ville.  Mia vient avec toi."

    14.

    "Je ne sais pas, Mia."
    "Si, Al'Sand'.  Mia i'a voi' Chacha."
    "Chacha?"
    "Oui, petit fils de Vi'toi', Cha'lie."

    14.

    Alexandre réfléchit un instant.

    "D'accord, Mia, tu viens avec moi.  Si c'est le Charlie que je crois, il habite tout près d'où je dois aller."
    "Et ap'ès, on i'a danser."

    14.

    "Danser?"
    "Oui, danser.  Tu n'sais pas danser, Al'sand'?"

    14. 

    "Euh... bof, je danse très peu, Mia."
    "Pas g'ave, Mia va t'app'end'"

    14. 

    "Je suis sûr que ça sera vraiment super de danser avec toi, Mia."

    14. 

    "Oui, chouette danser avec Mia.  Il faut que tu dormes, Al'sand', maintenant."
    "Oui, tu as raison, Mia.  Une longue journée nous attend encore demain.  Je dois dormir un peu."
     

    14.

     

     

     

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  • Commentaires

    15
    Samedi 14 Octobre à 10:05

    J'avais des doutes sur la capacité d'Alexandre de s'occuper de Mia (même si j'ai l'impression que c'est plutôt Mia qui sait s'occuper de lui, mais bon !! ^^)... En tout cas, une chose est sûre, il est parfaitement apte à la protéger !

    Mais quel être complexe et tourmenté !

    J'aimais beaucoup Hugo mais le fait qu'il soit capable de s'en prendre à une enfant m'a définitivement refroidie (et pourtant j'aime pas les mioches mais y'a des limites quand même !! sarcastic)... Je ne suis donc pas surprise qu'il finisse comme il a vécu... Amen.

    14
    Myomao
    Samedi 23 Septembre à 13:10

    Bon dommage, j'aimais bien Hugo moi. Mais en même temps, il aurait pu faire autrement que tuer Miranda, donc il a mérité son sort d'une certaine façon. Mais je suis curieuse d'une chose : Alexandre a-t-il vraiment passé quelques instants avec Lena ? Lui a-t-il vraiment parlé ? J'aurais bien aimé... J'aime bien Léna aussi...

     

    Et j'ai l'impression que Miranda à dit à Mia de laisser un message à Charlie... Je me trompe peut-être... Le prochaine chapitre me le dira....

      • Samedi 23 Septembre à 15:00

        Myomao,

        Alors j'aime bien, tu es la première à me le demander pour Alexander et Léna.  Si je fais une suite ou un hors série, je reviendrai là-dessus.  Merci merci.

        Le message n'était pas pour Charlie mais cela aurait pu :/

    13
    Pythonroux
    Mercredi 6 Septembre à 07:25

    Purée, il est dangereux le dentiste d'Alexander.... j'aimerai pas avoir le même ;)

    donc, finalement, les subalternes et hommes de mains sont morts... il y va pas par quatre chemins ce "petit" ^^ Les huiles ont déjà assez de soucis à se faire avec les journalistes et le peuple du pays qui ne doit pas comprendre les raisons d'Etat.

    et puis s'attaquer aux huiles pourrait mettre en danger Mia... j'adore franchement cette petite ;)

      • Mercredi 6 Septembre à 10:30

        Pythonroux,

        C'est clair, ça fait froid dans le dos quand Alexander va chez le dentiste :D

        Ce petit a peu de respect pour la vie humaine, au moins aussi peu que ses victimes :o

        Moi aussi j'aime bien Mia.  Merci merci merci ♥♥♥

    12
    nicolasB
    Mardi 5 Septembre à 18:14

    j'adore Mia, elle serait presque pire que ca mere bientot :D

    Bon Alex le bon petit soldat a fait son devoir et a obeit aux dernieres volontés de Miranda, j'avoue que la mort d'Hugo n'est pas forcément le plus drôle, j'aimais bien quand il se torturait tout seul :D

    Bon comme tu as fait vite je vais lire la suite ^^

     

      • Mardi 5 Septembre à 18:41

        NicolasB,

        Il y des chances, effectivement, que Mia devienne pire/meilleure que sa maman :p  Elle a des prédispositions, dirons-nous.
        Oh je suis contente de découvrir que Hugo va manquer à quelqu'un.  Tu me fais plaisir :)

        Et merci merci ♥♥

    11
    Ggo
    Mardi 5 Septembre à 00:02
    Ah mais j'ai oublié! Tu ne sous entendais pas que Mia était l'enfant d'un quelconque puissant?
    Sinon quel peut bien être son secret?
      • Mardi 5 Septembre à 00:08

        GGO,

        Euh non, ce n'est pas moi qui l'ai sous-entendu, j'ai éludé en silence; mais je me rends compte qu'effectivement, je n'ai pas répondu en revanche à ta question.  C'est vrai que Mia a la même couleur d'yeux que Hugo :)

        Note que je me demande si ce n'est pas aussi la couleur d'yeux de Miranda :D

    10
    GGO
    Lundi 4 Septembre à 23:09

    Bon... D'une certaine manière, j'aimais bien Hugo. Mais c'était évidemment jusqu'à ce qu'il tue Miranda. Je suis très déçue de lui. Mais il ne pouvait pas éprouver deux passions pour deux femmes. Léna était l'élue, même si Miranda le fascinait. Peut-être détestait-il ce sentiment ? Peut-être s'en voulait-il et que dans son esprit tordu la tuer revenait à se débarrasser de son addiction ?

     

    Je ne sais pas, mais moi je me dis que ça peut toujours être Hugo, le père. Ils n'ont pas la même couleur d'yeux ?

     

    Oh la la. Je suis tellement triste pour Mia. Pfffff c'est dur...

     

    Bon eh bien dernier chapitre alors... C'est toujours mieux qu'une véritable fin :)

      • Lundi 4 Septembre à 23:22

        GGO,

        Miranda aussi l'aimait beaucoup, Hugo.  Jusqu'au dernier moment, elle a cru qu'il ne lui ferait pas de mal (mais bon, elle avait quand même planqué Mia pour le cas où... :o )

        Ouiep, dernier chapitre: la fin de la torture du Lilas.  Tout le monde va pouvoir se reposer après ça.  Enfin, plus ou moins parce que si je savais finir une histoire, ça se saurait :D

        Et merci merci, GGO ♥♥♥

    9
    Lundi 4 Septembre à 22:02

    Qu'ils sont touchants tous les deux, Alexandre et Mia. La petite fille fait ressortir une certaine lumière du jeune homme et de la douceur. Et peut-être un apaisement aussi. Savoir qu'elle est la fille de Miranda, celle qu'il admirait tant, ne pourra que l'aider à rester en vie et à tenir un peu éloigné la noirceur qui l'habite.

    Bon, il avait rendez-vous chez le dentiste. Il avait une sacrée rage dis-donc ! (lol).

    tout comme larbrenboule, la mort d'Hugo ne m'émeut guère. Elle était nécessaire je crois aussi. Par contre, cela sera difficile pour Léna et ses fils, mais en même temps, il n'était guère présent. Peut-être arriveront-ils à avoir une autre vie, après avoir fait leur deuil ? 

    Ni Hugo, ni Alexandre n'est le père de Mia, comme tu viens de l'évoquer. Donc on n'en sait pas plus. ^^

    Je ne sais pas comment tu fais, mais à chaque chapitre que tu publies, j'ai envie d'en avoir encore un autre et encore un autre. 

    Bon, je sais qu'après c'est le dernier chapitre du Lilas refleurit.. Je pense que tu peux faire une pause à tes personnages, je crois qu'ils en ont besoin ^^.

    (et puis on aimerait bien des nouvelles de Lisa-line et d'Ella aussi^^).

    ♥♥♥

      • Lundi 4 Septembre à 22:31

        Agathe,

        Merci pour Alexander et Mia.  

        Oui, il avait une sacrée rage, Alexander.  Et il voulait frapper vite; histoire de ne pas laisser passer sa motivation et son courage.  Il a bien fait :p

        Et pareillement, je me doutais que la disparition de Hugo ne te chagrinerait pas trop :D

        Je pense effectivement qu'un longue pause s'impose pour le lilas.  L'histoire commence à s'essouffler, j'ai l'impression même si tu me dis si gentiment que tu en veux toujours plus.

        (j'ai toujours les mêmes soucis de ralentissement avec les parties de mes héritières, ça m'ennuie franchement quand je les joue :/ mais je vais y revenir même si je pense qu'elles seront les dernières parce que ce n'est vraiment pas gai d'y jouer dans ces circonstances)

        Et encore un grand merci à toi, Agathe ♥♥♥

    8
    Lundi 4 Septembre à 20:40

    L'arbre en boule,

    euh non, effectivement, je ne suis pas surprise que la mort de Hugo te laisse froide :o

    Alexander est multi facette: il est lâche, perdu, sans repère, menteur, asocial, souffreteux, mal dans sa peau mais aussi, plein de haine, de colère, amorphe pourtant parfois, fidèle, reconnaissant, puissant, très doué physiquement et intellectuellement, sensible et assoiffé finalement d'amour, ayant un énorme besoin d'attention, de quelqu'un qui voit au-delà de lui, lui qui est programmé à n'avoir aucune conscience et peut tuer sans ressentir une once de culpabilité.  Oui, je crois que c'est comme ça que je le résumerais, avec cette caractéristique qui était aussi celle de Miranda: de n'avoir jamais peur de rien ni de personne, pas même de mourir.

    Alexander aime qu'on s'occupe de lui, et je pense que la petite Mia a bien compris d'instinct comment s'y prendre avec lui :p  C'est une maline, Mia.

    J'ai noté pour l'identité du père de Mia.

    Et la suite, ce sera le dernier chapitre de lilas, toujours, refleurit.  Il ne devrait pas tarder.  Et merci encore de me lire, pour tes commentaires, tout et tout.

    7
    L'arbre en boule
    Lundi 4 Septembre à 20:19

    Ben dis donc, tu dépotes en ce moment ! :D (pour notre plus grand plaisir...)

    Bon, seras-tu étonnée si je te dis que la mort d'Hugo ne me fait ni chaud ni froid ? Quand il s'agit de "faire le ménage", Alexander est efficace, c'est le moins qu'on puisse dire. Philibert et Hugo éliminés en une après-midi, Alex n'a pas chômé !

    J'ai un peu de mal à cerner le personnage d'Alex et je me demande comment ce garçon qui se considère comme un raté, un lâche, est devenu un tueur.

    Ce qui est drôle, c'est que Mia est en train d'apprivoiser Alex et qu'il aime ça... ;)

    Il faudra quand même que tu nous dises un jour qui est le père de Mia : on sait maintenant que ce n'est ni Hugo (j'y ai cru un moment), ni Alex, alors... c'est quiii ??? (la curiosité me démange souvent parfois...)

    Merci pour ce super chapitre et vivement la suite ! :)

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