• 19. Tant qu'il y a de la vie...

    A l'ombre du lilas

    19.  Tant qu'il y a de la vie...

     

    Monsieur Luigi avait dormi comme un bébé, l'âme en paix et s'était éveillé la bouche un peu pâteuse. 

    Rencontres inattendues -5

    Rencontres inattendues -5

     

    Comme à son habitude, sa journée commença dans les toilettes publiques du parc.  Joyeusement, il en ressortit.  Voilà une belle journée qui s'annonçait.  

    19. Tant qu'il y a de la vie...

    19. Tant qu'il y a de la vie...

    19. Tant qu'il y a de la vie...

    19. Tant qu'il y a de la vie...

     

    Après un long moment à flemmarder, Monsieur Luigi se relèva enfin.  C'était sympathique mais il n'a plus vingt ans et ça se sentait, dans les os, là, puis dans le bas des reins aussi, sans compter qu'il avait une mission aujourd'hui, il s'en souvenait!

    19. Tant qu'il y a de la vie...

    19. Tant qu'il y a de la vie...

    19. Tant qu'il y a de la vie...

    D'un bon pas, donc, il prit le chemin de Windenburg.  Alors?  Où habitait donc ce petit blondinet qu'il voulait surveiller?  C'était quoi encore son nom?  Il s'arrêta sur le bord du chemin, ça ressemblait à ses souvenirs, vit une boîte aux lettres... Le nom y était inscrit "Van Laer."  

    19. Tant qu'il y a de la vie...

    Oui, cela devait être ça.  Un peu comme du lard mais pas tout à fait, il se souvient qu'il en a ri un bon moment lorsqu'il a entendu ce nom pour la première fois.  Il faudrait qu'il se trouve un petit coin à l'ombre, histoire de se faire discret, il n'a pas envie non plus de tomber sur le gamin trop vite.

    19. Tant qu'il y a de la vie...

     Il veut d'abord  se faire une idée,  voir si le gamin a décidé de bouger de chez lui aujourd'hui.  Vu l'heure, il n'est peut-être déjà plus là.  Bah, ce n'est pas grave, ce n'est pas comme si Monsieur Luigi avait prévu quelque chose pour aujourd'hui.  Il tâtonne ses poches, sa petite fiole est bien là.

    19. Tant qu'il y a de la vie...

     Allez, hop, un petit coup pour la soif et un pour le plaisir.  

    19. Tant qu'il y a de la vie...

    Décidément, il a vraiment la belle vie, Monsieur Luigi! 

    19. Tant qu'il y a de la vie...

    ♣♣♣♣

     

    Windenburg - chez Justine et Laurine

     

    Visites inattendues -6.

    "Justine, ce n'est pas une façon de se comporter.  Ce jeune homme a fait une longue route pour venir te voir, alors, tu es priée de te lever et de l'accueillir comme il se doit."

    Justine soupire.

    "Je suis rentrée tard, hier.  J'ai besoin de dormir, moi."

    Visites inattendues -6.

    "Oui et bien si tu ne passais pas tout ton temps à faire la bringue et à boire comme un trou..."

    Mais Justine fronce les sourcils.

    "Quel jeune homme?"

    Visites inattendues -6.

    "Arrête de te moquer de moi, Justine.  Ludo a fait un long chemin, ce n'est pas pour attendre que tu cuves et que tu daignes te lever!"

    Ainsi donc, Justine n'a pas rêvé?  Ludo est là?  Vraiment là?  Pour elle?  Pour la voir?

    Visites inattendues -6.

    Justine se faufile jusqu'à la porte, y glisse un œil, fait quelques pas dans le couloir, voir Ludo, effectivement, hésite un quart de secondes, se précipite dans ses bras puis aussi sec, ...

    Visites inattendues -6.

    Visites inattendues -6.

    Visites inattendues -6.

    ... fait demi tour et cette fois, elle ne se recouche pas, fonce à la salle de bains, se lave les dents,

    Visites inattendues -6.

    ... fait un petit pipi,

    Visites inattendues -6.

    ... se maquille vite fait, se coiffe vite fait

    Visites inattendues -6.

    ... puis déboule encore à fond de train dans la cuisine où elle se jette pour la troisième fois dans les bras de Ludo avant de l'embrasser à pleine bouche.

    Visites inattendues -6.

    Et enfin, elle le regarde presque timidement.

    "Mais qu'est-ce que tu fais là, toi?"

    "J'avais envie de te voir."

    Visites inattendues -6.

    Laurine n'a pas l'air de vouloir quitter la pièce.  Justine s'en fiche, elle a l'habitude de faire comme si sa mère n'était pas là mais ça a l'air de déranger Ludo.

    "T'inquiètes, maman doit aller au boulot."

    Puis avec un regard appuyé:

    "Maman?"

    Visites inattendues -6.

    Laurine rit doucement.

    "Oui, pardon, je vais être en retard.  A tout à l'heure, Ludo?"

    Justine se plante devant Ludo.

    "Alors, tu as envie de faire quoi?"

    Ludo rit.

    Visites inattendues -6.

    "Je ne sais pas.  On pourrait aller se balader un peu tous les deux, si tu as le temps?"

    Justine prend son petit genre taquin.

    "Oui, on pourrait... En même temps, la maison est vide et je crois que tu n'as jamais vu ma chambre.  Ce serait sympa de commencer la balade par là."

    Visites inattendues -6.

    "C'est vrai, ce serait un bon début."  

     

    ♣♣♣♣

     

     

    "Il faudrait que j'aille aux toilettes, chef."

    7

    Charlie a soupiré.  Se dégourdir les jambes, ce ne serait pas de refus.

    "Allez, on y va."

    7

    Julien se lève, satisfait et suit tranquillement Charlie à travers le dédale de couloirs.  Le flic entre dans les toilettes, puis en ressort.

    "Je suis juste là, je me bois un jus, tu veux quelque chose?"

    "Non merci, Chef."

    7

    Julien regarde la porte se refermer derrière Charlie.  Il ne faut pas attendre longtemps qu'une petite louloute sorte du placard et vienne se plaquer dans ses bras.  Miranda, derrière elle, la regarde, les yeux rieurs.          

    "C'est ta fille?"

     "Je te présente Mia."

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    7

    Miranda secoue la tête en souriant.

    "C'est dingue comme avec un gosse dans les bras, on peut entrer encore plus facilement partout."

    Julien a un moment d'absence.

             "C'est bien ta fille?" insiste-t-il, la voix un peu tremblante.

    Miranda fronce les sourcils:

    "Oui, bien sûr!  C'est Mia."

    7

    7

    7

    Miranda sourit doucement à sa fille, la serre contre elle en soupirant d'aise, puis d'une voix plus dure:

    "Alors, qu'est-ce que tu fais là?  C'est quoi tout ce binz?  T'as fait quoi à Cassie?"

    7

    Julien vacille, tente de refréner la colère qui monte.

    "Mais enfin, Miranda, comment peux-tu...?"

    Le sourire de Miranda part en biais.

    "Ne prends pas cet air outragé, tu viens bien de me soupçonner d'avoir kidnappé un bambin juste pour entrer dans un commissarait et venir te voir."

    Julien rougit.

    "Il faut que tu m'aides, Miranda!"

    Miranda hausse les épaules.

    "Je peux te faire sortir d'ici, si tu veux.  C'est facile.  Il faut juste attendre le changement de garde et qu'ils te conduisent en cellule.  T'es au 2B, non?  Ou alors on attend le transfert, mais je crois qu'ils vont le retarder au maximum."

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    Julien fronce les sourcils.

    "Je ne veux pas m'évader, Miranda.  Ils vont se mettre à me chercher au lieu de chercher Cassie.  Non, ce que je voudrais c'est que tu m'aides à retrouver Cassie.   Ils pensent qu'elle est morte, moi, je sais que non.   Elle est là, quelque part, elle m'attend, je le sens.  Tu as vu la photo, non?  Tu as commencé les recherches?  Tu as trouvé quelque chose?"

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    Miranda est désolée.

    "Je suis désolée, Julien, je ne m'occupe plus de tout ça.  Si je suis venue c'est parce que tu es mon ami, mais tout ça, c'est fini pour moi."

    Julien sursaute.

    "Tu es venue jusqu'ici et tu me dis que tu ne m'aideras pas?"

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    Miranda hausse les épaules.

    "Je veux bien te faire sortir d'ici, c'est tout."

    Minable, Julien baisse la tête et répète:

    "Je ne veux pas que tu me fasses évader."

    Miranda soupire.

    "C'est toi qui décides.  Mais je te prierai, dès lors, de ne plus prononcer mon nom dans un commissariat, Julien.  Tu sais que je ne veux pas que tu parles de moi à Hol."

    "C'est Hol qui a parlé de toi", rectifie Julien.  "Il pensait que la photo de Cassie, emprisonnée, venait de toi."

    Miranda ne dit rien.

    "Je lui ai dit que ça ne pouvait pas être toi", ajoute Julien vivement.

    Miranda comprend soudain.

    "Tic tac, Hol, il pensait que ça venait de moi?"

    Julien ne prend pas la peine de demander comment Miranda sait pour le message accompagnant la photo, Hol lui avait précisé que cette donnée était restée secrète; mais il n'y a pas de secret qui vaille avec Miranda.

    Miranda reprend:

    "C'est impossible, c'est un bon flic, Hol.  Il sait que ce n'est pas moi."

    Miranda serre sa fille plus fort contre elle.

    "Il faut que j'y aille.  J'ai de la route."

    7

    Julien s'attend à ce que Miranda ajoute quelque chose, qu'elle lui montre un signe d'empathie, d'affection; mais déjà elle est retournée dans le placard que Charlie n'a pas visité avant de laisser entrer Julien.  Celui-ci soupire.  C'est reparti pour une tournée de questions dont il n'a pas les réponses.  Et son dernier espoir vient de s'envoler derrière une porte close.  

    7

            7

    Oh Cassie... où es-tu?  Qui viendra te sauver?

     ♣♣♣♣

     

     

    Walter et Carine

    "Quoi d'autre?  Qu'aurais-je pu dire ou faire d'autre?"

    Walter se laisse glisser plus qu'il ne s'assoit sur le tabouret du bar, fait tourner négligemment son verre entre ses doigts, le repose, souffle et soupire à pierre fendre.

    Walter et Carine

    Walter s'agace tout seul, le nez plissé, la barbe froncée, les lèvres serrées.

    Bah oui, c'est bien lui qui a dit:

    "Non, vraiment, Carine, ce n'est pas le moment."

    Walter et Carine

    Ce n'est pas le moment.  Ce n'est pas le moment?  Ce n'est pas le moment!

    Et bien, non, ce n'était pas le moment.  Alors que Walter est en congé forcé, défié par un malade qui a enlevé une jeune femme, ce n'était vraiment pas le moment de débarquer tous charmes devant pour lui faire du gringue.  Il y a un temps pour tout, bon sang.

    "T'es un fieffé imbécile, oui.  Un fieffé imbécile surtout, Walter! 'faut pas te voiler la face, mon gars!"

    Walter et Carine

    Oui, peut-être un imbécile mais surtout un trouillard qui n'a pas envie de voir débarquer chez lui un malade capable d'enlever une jeune femme, de le narguer, alors que Carine est là.

    "Et t'aurais fait quoi, mon gars, cette fois-ci?  T'aurais laissé mourir Cassie pour sauver ta Carine?"

    Walter secoue la tête.  Cela fait cinq ans qu'il attend qu'elle revienne...

    Et zut!  

    "Je suis passée au poste, je te cherchais, tes collègues m'ont dit que tu avais pris quelques jours."

    Et ce sourire, bon sang, ce sourire.  Pourquoi?  Pourquoi a-t-il fallu qu'elle revienne précisément à ce moment-là.

    "Je t'en prie, Carine.  Ce n'est pas le moment."

    "Le moment?"

    "Non, vraiment, Carine, ce n'est pas le moment."

    Walter et Carine

    Le silence.  Le visage de Carine, ses yeux qui le bouffent, lui lacèrent l'esprit et le corps.

    "Je vois..."

    "Mais non, tu ne vois pas!"

    Walter et Carine

    Voilà que Walter s'énerve.  Comment pourrait-elle voir que ce qui se passe, là?

    "T'es un imbécile, Walter.  Un imbécile."

    Walter et Carine

    Lui prendre les mains.

    "Ecoute, Carine, je..."

    "Tu?"

    Walter déglutit.

    Walter et Carine

    "Il y a plein de choses qu'on doit se dire mais ..."

    "Mais?"

    "Mais ce n'est pas le moment."

    Carine a froncé les sourcils.

    "Tu attends quelqu'un?"

    Walter a hésité.

    "Oui, j'attends quelqu'un."

    "Une femme?"

    "Oui... enfin, non.  Ce n'est pas ce que tu crois."

    Walter et Carine

    Cette fois, c'est Carine qui s'agace.

    "D'accord.  Tu as ton agenda, on peut prendre rendez-vous? Ou j'attends chez moi que tu m'appelles alors que je sais que tu m'appelleras pas?"

    Walter et Carine

    Et voilà, on y était.  Cette fois, le ton est plein de reproches, évoque cette fameuse nuit où Walter n'a pas rappelé Carine.

    "J'ai voulu t'appeler, Carine.  Tu es injuste!  Si je ne l'ai pas fait, c'est parce que tu ne me comprenais plus.  Je t'offrais de tout quitter pour toi.  Tu as refusé et tu es partie!  Merde alors!  Tu voulais quoi?  Que je me traine à tes genoux?  Que je te supplie?  T'es partie, tu m'as quitté, Carine.  On ne retient pas quelqu'un qui part!"

    Walter et Carine

    Carine accuse le coup.  Elle réalise à quel point Walter n'a vraiment rien compris à ce qui s'est passé il y a cinq ans.

    Doucement, elle approche, pose la main sur sa joue.

    "Et quelqu'un qui revient?"

    Walter et Carine

    Les yeux de Walter se brouillent.  Elle veut revenir?  Mais le gars-là, le proviseur dont elle lui a parlé...?

    Et Walter s'éteint.

    "Je ne sais pas..."

    Walter et Carine

    Je ne sais pas!  Non mais quel imbécile!  En même temps, comment avoir les idées claires?  Comment savoir alors que Walter se sent bousculé par les événements, que l'angoisse pour Cassie ne le quitte pas, que ce sentiment d'impuissance le rend fou, que toujours dans son crâne douloureux résonnent ces quelques mots "tic tac, Hol"

    "Carine, je n'ai pas pris congé, j'ai été écarté d'une affaire dans laquelle je suis directement impliqué par l'auteur du crime lui-même.  Je ne peux pas réfléchir à toi, à moi, à nous en ce moment.  Je suis désolé, vraiment désolé mais ce n'est pas le moment."

    La main de Carine est retombée mollement le long de son corps.  

    "C'est moi qui suis désolée, Walter."

    Walter et Carine

    Carine a soupiré.

    "Moi non plus, je ne sais plus, Walter."

    Walter et Carine

    Pourquoi tout est-il toujours si compliqué?  Walter soupire. 

     "C'est comme ça, mon gars.  Tu devais la tenir éloignée, au moins le temps que celui ou celle qui s'en prend à toi et Cassie soit hors d'état de nuire.  Evidemment, Walter.  T'es un imbécile mais pas un inconscient.  S'il arrivait quelque chose à Carine, jamais, tu ne te le pardonnerais, jamais, tu n'y survivrais."

    Walter et Carine

    ♣♣♣♣

     

    "Ecoute, Louis, ton père et moi, nous avons réfléchi."

    Aïe, s'ils se mettent à penser, ces deux-là, ça risque de ne pas plaire à Louis.

    9.

    "Puisque si gentiment, tu as parlé de ton père à ton psy et que celui-ci a pris la peine de me contacter pour me donner deux ou trois noms de ses confrères qui seraient habilités à le recevoir, je vais le rappeler afin de solliciter un entretien avec lui."

    Ah ça, c'est sûr, qu'une ou deux séances chez un psy lui ferait le plus grand bien à Dana.

    Dana inspire:

    "Je vais lui soumettre notre idée à papa et moi.  Nous pensons qu'il serait bon pour toi de te prendre en main, de t'occuper de toi, de te responsabiliser, de te confronter à la vraie vie."

    9.

    Dana lève la main devant l'objection qui ne va pas manquer de tomber.

    "Non, Louis, je ne te mets pas à la porte mais disons que je voudrais t'inviter à prendre un peu de distance avec nous.  Je ne crois pas que c'était une bonne idée de te replacer exactement à l'endroit et entouré des mêmes personnes qu'il y a cinq ans, lorsque tout a basculé.  Ce  n'est pas qu'à toi que je pense, Louis, c'est à nous aussi.  Je ne veux pas te prendre en traître, c'est pourquoi je t'en parle avant d'en parler avec ton psy."

    "Ce n'était pas la peine de me faire sortir de HP si c'est pour me jeter à la première occasion", crache Louis.

    9.

    Dana soupire:

    "On ne te jette pas, Louis.  Mais ..."

    "Et tu veux que je vive où, hein?  A la rue, comme les clochards?"

    9.

    "Bien sûr que non.  Tu as touché une belle somme avec ton bouquin et nous t'aiderons bien sûr."

    "Je n'en veux pas de ton fric..."

    "Et il y a la maison dont ta mère à hériter à Forgotten.  C'est un très bel endroit pour écrire.  Bien sûr, il y aura quelques aménagements, elle est vide depuis longtemps; mais dès que j'ai le feu vert de ton psy, je pourrai t'aider pour les travaux...  Cette maison n'est qu'à une vingtaine de minutes d'ici.  Je sais que l'endroit n'est pas très accueillant...  mais bon, ce serait un début et tu n'aurais pas de loyer à payer."

    Louis frissonne.  C'est arrivé beaucoup plus vite que prévu.  Parfois, le chemin que prend la victoire est bien plus rapide que l'esprit ne le laissait penser.  Et c'est là qu'il faut la jouer serrée.  Paraître un rien surpris puis en colère aussi.

    "Je ne vois pas de quelle baraque tu parles et il n'est pas question que j'aille m'enfermer dans ce quartier pourri."

    9.

    Dana sent son ventre se serrer.

    "Nous en reparlerons lorsque j'aurais vu ton psy.  Inutile de se prendre la tête d'ici là."

    Louis cache sa joie intérieure, la détourne et devant les yeux effarés de Dana, s'énerve,  fait racler la chaise sur le sol.

    "Inutile de se prendre la tête?  Mais c'est toi qui me prends la tête, Dana!  Et crois-moi, tu risques de le regretter!"

    Eric Van Laer sort de sa léthargie et sa voix claque comme un fouet,blessant aussi sûrement le jeune homme que les lanières du diable l'aurait fait:

    "Ne menace plus jamais ma femme devant moi, Louis!  Et va prendre tes médocs!"

    9.

    Louis tente de maîtriser les tremblements qui menacent de le secouer de la tête aux pieds.  Son père n'a pas le droit de le menacer!  Il inspire, tente de reprendre son calme, en proie pourtant à une rage innommable.  Il n'est qu'à quelques pas de la cuisine, il pourrait se saisir de n'importe quel couteau et le planter dans la poitrine de son père et lacérer sa belle-mère à grands coups.   Ils perdraient leur mine de vainqueurs, ces lopettes!  "Allez, Louis", s'encourage-t-il mentalement, "tu l'auras ta vengeance, tout va bien.  Calme-toi" mais pas trop... Au bord de la nausée, la tête bouillonnante, Louis respire fort.

    "Allez vous faire voir, tous les deux!  Je suis ici chez moi et personne ne me dicte ma conduite!  Je suis libre. Libre, vous entendez."

    9.

    Et c'est presque en courant qu'il sort de la maison.  Où va-t-il?  

    9.

    Dana et Eric se regardent un long moment, en silence, partageant un même frisson de peur, hésitant tous deux à le suivre.  Mais aucun des deux ne le suit ni ne le rattrape; sans quoi ils verraient le sourire qui s'affiche sur le visage de Louis.  Le temps presse, tout se pose, se superpose.  Tout roule irrémiablement vers son but ultime.  Mais que c'est agréable d'être tout puissant!

     

    ♣♣♣♣

     

     

    Justine et Ludo tendrement enlacés sur le bord du lit profitent de l'instant.  

    10.

    "J'aimerais bien te présenter quelqu'un... quelqu'un d'un peu spécial...  T'es partant?"

    Ludo est agréablement surpris par la proposition.

    "Euh oui, j'aimerais beaucoup."

    10.

    "Alors, viens, la navette pour Oasis est dans quinze minutes...!"

    Et en riant, Justine saute dans ses vêtements alors que Ludo en fait de même.

    "Oasis?"

    "Ouiep, il habite dans le parc."

    ♣♣♣♣

    Monsieur Luigi a vu passer Louis.  A moins que ce ne fut un chameau?  Le temps de s'inquiéter de tous ces pauvres animaux qui disparaissent, le vieil homme se lance sur les traces du jeune homme.  Hé pas si vite, gamin! Je n'ai plus vingt ans, moi.

     

    11.

    ♣♣♣♣

    12.

    "Oh zut, il n'est pas là!"

    12.

    Justine se laisse tomber sur le banc de Monsieur Luigi.  Elle se réjouissait tant de le présenter à Ludo.

    "Ton ami n'est pas là?"

    "Apparemment, non."

    Justine regarde Ludo, qui vient de se laisser tomber à ses côtés, en coin.

    "Je crois que t'es vraiment chanceux.  Je pense que t'aurais passé un mauvais quart d'heure avec lui.  Il t'aurait détesté dès la première seconde."

    "Me détester?  Mais pourquoi ça?"

    12.

     

    Justine rit doucement.

    12.

    "Il déteste tout le monde, Monsieur Luigi.  Sauf Julien."

    Ludo est intrigué.

    "Sauf Julien et toi?"

    "Non, sauf Julien."

    "Mais comment tu peux être amie avec quelqu'un qui te déteste?"

    "Bah il faut bien que je gagne mon paradis.  Monsieur Luigi, oui, c'est un peu mon billet pour le paradis."

    Ludo rit un peu et taquine Justine en penchant la tête, l’œil et la voix enjôleuse.

    "Je ne vois pas comment on peut détester une fille comme toi."

    Justine, plongée dans ses pensées, semble peu réceptive à la tentative de drague.

    12.

     "Comment on peut détester une fille comme moi?" répète-t-elle. "Tu pourrais être étonné.  Il y a des choses dont je ne suis pas très fière, tu sais."

    Ludo sourit.

    "Comme tout le monde."

    "Non, pas comme tout le monde, Ludo."

    "Tu veux me raconter?"

    12.

    "Non, je ne crois pas que j'en aie envie."

    12.

    "Moi, si tu veux, je peux te raconter tous les sales coups que j'ai fait gamin puis comment j'ai manœuvré pour éloigner Cassie de Julien et comment j'ai triché lors de la présentation de mon mémoire à mon master..."

    Justine rigole.

    "A côté de moi, t'es qu'un petit zizi.  T'as aucune chance de me battre avec des coups à deux balles."

    Et là, Justine perd son sens de l'humour.

    "Puis arrête, j'ai dit que je voulais pas t'en parler!"

    "Ok, ok, c'était pour rire."

    "Oui et bien, ce n'est pas drôle."

    12.

     "Pardon... Je ne veux pas qu'on se fâche...  Viens là."

    12.

    Justine pince les lèvres, retrousse son petit nez et sans plus se faire prier se laisse aller contre Ludo.  Le silence est à peine troublé par quelques abeilles qui bourdonnent autour d'eux.

    "Je me demande s'ils vont bientôt relâcher Julien.  Et où est Cassie?  Tu n'as rien appris de ton côté?"

    "Non, rien", répond Ludo, la gorge serrée.  "Ça fait bizarre, on continue à vivre, à rire, à faire l'amour et elle...  je..."

    12.

    Justine se penche en douceur vers son amant.

    "Tu regrettes?"

    "Qu'elle ait disparu, oui.  De t'avoir fait l'amour, non."

    "Ludo, je..."

    La jeune fille hésite.

    "Je suis vraiment heureuse que tu sois venu.  Mais... j'avoue, je ne comprends pas pourquoi tu es venu."

    12.

    Ludo hausse les épaules, le regard un peu perdu.

    "Je me sentais seul, impuissant, tu me manquais, j'ai pris congé et j'ai décidé de venir."

    Ludo penche doucement la tête sur le côté.

    "Un peu comme toi, à chaque fois que tu viens me voir?"

    Justine revient se pelotonner contre l'épaule de Ludo.

    "Alors, si c'est comme ça, c'est bien."

    12.

     Ses lèvres cherchent celles de Ludo, sa peau se couvre de chair de poule.  

    "Je me demande où peut être Monsieur Luigi."

     "Je ne sais pas où il peut être, ce Monsieur Luigi, mais moi, j'ai faim!"

    Ludo se lève et se dirige vers le grill du parc.

    "S'il arrive on partagera notre pitance avec lui.  Avec un peu de chance, il sera plus enclin à moins me détester."

    12.

    Justine rejoint Ludo en quelques bonds.

    "Ça, ça m'étonnerait que Monsieur Luigi se laisse acheter par des fruits... encore, si c'était du "jus de fruis" ... mais tu as raison, ça se tente!"

    "Evidemment, j'ai toujours raison.  Sache-le, femme!"

    "Oui, monseigneur, j'en prends note."

    12.

     

    Et leurs rires s'envolent.

     

    ♣♣♣♣

    Monsieur Luigi a suivi Louis toute la journée.  Qu'est-ce qu'il bouge, ce gamin!  Et toujours à faire du vent, où qu'il aille; histoire que tout le monde le voit bien, que tout le monde sache qu'il est dans la place.

    Monsieur Luigi renifle, méprisant.  Quel sale gosse!  

    13.

    Et là, il l'emmène où, cette fois,  nom d'un petit bonhomme?!  A Forgotten, à part des chauves souris et des équipes de tournage pour série b, il n'y a rien ni personne, plus âme qui vive à part peut-être quelques veuves acariâtres.  Que va-t-il faire là, ce jeune blanc bec?  

    13.

    Monsieur Luigi jette un oeil sur ses pieds.  Avoir de bonnes chaussures, c'est quand même la base mais au bout de deux mille huit cent cinquante kilomètres, rien à faire, ça use les orteils et rend inconfortable toutes les paires de godasses de la terre.  Et après on va dire qu'il se plaind tout le temps mais dans le temps, c'était quand même plus de la qualité.

     

     ♣♣♣♣

     

    14.

    Louis en descendant les marches qui descendent six pieds sous terre déclame en silence l'un de ses poèmes préférés.

    "Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
    Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
    J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
    Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

    Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
    Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
    Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
    Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

    Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
    Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
    Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
    Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur."

    14.

    14.

    N'allons pas penser pour autant que Louis se prenne pour Victor Hugo mais le mot "tombe" si funeste, tombé là en fin de poésie est pour lui tellement délectable qu'il aurait voulu que ces quelques vers soient écrits non pour une petite fille décédée mais pour Cassie.  Cassie, son monstre à lui, celle dont il doit se débarrasser s'il veut retrouver sa liberté.  On est tous liés à ses démons.  Cassie est le sien.

    Il s'approche de la grille, voudrait la pousser, entrer en vainqueur dans l'arène mais il s'arrête au pied des marches.  Il écoute le silence, la respiration de Cassie calme et mesurée.  Elle est là, vivante encore.  

    14.

    Louis se fait sérieux:

    "Je reconnais que j'ai commis une erreur, Cassie.  J'aurais dû te mentir et te promettre que tu pourrais sortir d'ici vivante.  Tu te serais montrée plus sage et plus coopérante."

    Louis secoue la tête.

    "Evidemment, il a fallu que tu me pousses à bout, que tu m'obliges à te montrer qui est le plus fort.  Tu n'es pas de taille, Cassie, tu comprends ça?  Tu n'as jamais été de taille."

    14.

    Louis détend ses épaules un peu douloureuses.

    "Tu crois que je suis fou, que je suis un psychopathe qui prend son pied à martyriser les autres pour masquer son impuissance.  Voyons, Cassie, c'est une erreur de débutant ça!  Et d'ailleurs, tu as pu le constater, tout fonctionne très bien de ce côté-là.  Et crois-moi, tu n'es pas la seule à profiter de mes talents d'étalon."

    Louis sourit.

    "Je suppose que tu n'as pas changé de position, que tu refuses toujours de me raconter ce qu'il s'est passé ce jour où tu as tué Julia."

    "Ce n'est pas moi qui ai  tué Julia."

    14.

    "Ah bon?  Qui alors?"

    Cassie avale difficilement sa salive.

    "Louis, tu veux venger Julia.  Mais tu sais, elle, elle n'en avait rien à faire de toi.  Elle était sur le point de quitter la ville, j'étais le dernier point de détail qu'elle voulait régler.  Ses valises étaient faites, son billet de train acheté, elle t'abandonnait, ta Julia, à ton sort, sans regret ni remord.  Sais-tu qu'elle n'a pas dit un seul mot sur toi pendant notre dernière conversation?"

    14.

    Louis ne dit rien.  Cassie répète:

    "Julia s'en fichait de toi, Louis, comme elle se fichait des autres."

    Louis soupire exagérément.

    14.

    "Tu vois à quel point tu te contredis, Cassie, tu essayes de me faire croire que tu n'es pour rien dans la mort de Julia mais tu me parles de valises et de billet de train.  Comment veux-tu que je te croie?  Quelqu'un qui se suicide ne prépare pas son départ en train."

    Louis ferme les yeux un instant.

    "Tu es le mal incarné, Cassie.  Tu mens, tu joues, tu me défies.  Tu me fatigues, Cassie.  Je ne sais pas pourquoi je me donne autant de mal pour toi, pour t'ouvrir à la vérité, au pardon, au remerciement."

    Louis sort une petite fiole de la poche de son blouson.

    "Mais je suis un être bon.  Ma bonté, sans doute, me perdra mais que veux-tu, on ne peut pas changer sa nature!  J'ai donc décidé de te laisser une chance, Cassie.  Celle de partir dans la dignité."

    14.

    Louis fait glisser le flacon dans la geôle.

    14.

    "J'ai coupé l'eau et tu ne mérites plus que je te nourrisse, je ne te livrerai donc plus de nourriture.  Je te laisse le choix de ta fin, Cassie.  Evidemment, si tu avais un minimum de savoir-vivre, tu me remercierais.  Mais j'en ai fini de mes illusions.  C'est dommage, un pardon, un merci, je les avais mérités.  Soit, je dois me faire une raison."

    14.

    Louis attend, un long moment puis ajoute, espérant sans doute provoquer une ultime réaction.

    "Je suppose que tu apprécieras à sa juste valeur ce dernier hommage que je rends à Julia.  Le poison, tout ça... Enfin, tu vois, quoi."

    Louis rit un moment seul de sa bonne blague.  

    14.

     

    Cassie, elle, ne dit toujours rien.  Il semble même à Louis qu'elle retient sa respiration.

    "Adieu, Cassie."

    14.

    Et sans se presser, Louis remonte les marches d'escalier et Cassie, dans un sanglot, entend la trappe au-dessus des marches se refermer avec fracas.

    Fini, tout est fini.

    Cassie secoue la tête.  A force de s'être crispée, tous ses muscles sont douloureux.

    "Non, Cassie, non, Cassie", s'encourage-t-elle, tant que ton nom n'est pas gravé dans la pierre, ce n'est pas fini.  Ils te cherchent, ils vont te trouver.  Bien sûr."

    Inspirer, expirer.  S'oublier.

    14.

    Oublier qu'au fond de ce flacon se trouve la délivrance.

     ♣♣♣♣

     

    Walter a couru, la boule au ventre, la colère au bord des lèvres, ressassant sans fin sa dernière conversation avec Carine, ses derniers mots.

    "Moi non plus, je ne sais plus, Walter."

    15.

     

    Et sans rien ajouter, ils s'étaient quittés encore.  Encore.  Comme s'il était impossible que lui et elle puissent se parler vraiment.

    15.

     

    Après, Walter y repensera après.  Après, il rappellera Carine, il lui dira tout ce qu'il ressent pour elle, tout ce qu'il voudrait pour eux.  Et cette fois, il quitterait la police.  Il n'en peut plus de cette vie.  Il ferait n'importe quoi mais il arrêterait de courir, comme ça, sans arrêt.

    15. 

    Après?  Après avoir retrouvé Cassie.  Il fallait que Cassie soit retrouvée!  Il le fallait!  Lui aussi, comme Julien, restait persuadé que Cassie était encore en vie.  Oui, encore en vie.  Mais pour combien de temps?  Sandra faisait bien ce qu'elle pouvait, mais elle était au point mort, comme elle le lui avait dit un peu plus tôt, lorsqu'il l'avait appelée.  Tout le monde pouvait être au courant des recherches que menait Louis Van Laer sur Julia Foison, il avait donné suffisamment d'entretien aux journalistes pour cela.  Il allait être réinterrogé, oui, dès demain.  

    15.

    Il fallait que Walter entre en contact avec Miranda.  Lui était pieds et mains liés. Sur le banc de touche, Walter.  Condamné à regarder les autres jouer. Miranda, elle, pourrait avoir le champ libre.  Il lui demanderait de l'aider.  Oui, elle l'aiderait.  Il fallait qu'elle l'aide.  Mais bon sang!  Pourquoi ne se montrait-elle pas?

    15.

     

     C'est sur ce dernier espoir qu'il s'endort, Walter.

     

    15.

     Sans doute a-t-il eu raison de ne pas perdre espoir?

    15. 

    "On me cherche, Inspecteur Hol?"

    15.

    "Mais qu'est-ce qu'on me veut exactement?  On trouve la vie un rien encombrante? On voudrait s'en débarrasser?  Payer pour ses crimes? Quel est donc votre crime, Monsieur l'inspecteur Walter Hol?"

    ♣♣♣

     

    Monsieur Luigi a vu Louis resortir et s'éloigner.  Cette fois, il a décidé, trop intrigué, de ne pas le suivre et d'aller voir ce qui se cache derrière cette porte. 

    16.

     Sans mal, il a trouvé une trappe, qu'il a soulevée et le coeur battant, Monsieur Luigi s'est engagé dans les escaliers. 

    16.

    16.

     Lentement, avec précaution, il a descendu chaque marche lorsqu'un bruit, comme un râle lui parvient.  Interloqué un instant, Monsieur Luigi se fige. 

    16.

    Il se fige avant de murmurer, d'une voix rauque:

    "Il  y a quelqu'un?  Est-ce qu'il y a quelqu'un?" 

    16.

    Cassie sursaute, saute de sa couche, accourt à la grille.  Ce n'est pas Louis!  Ce n'est pas la voix de Louis qu'elle a entendu.

    "Qui est là?  Non, ne partez pas, bonjour.  Qui êtes-vous?  Bonjour, restez, s'il vous plait..."

    Cassie panique, tend la main, voudrait arrêter le temps, prendre le contrôle des éléments.

    "S'il vous plaît, s'il vous plait, Monsieur, aidez-moi."

     

    16.

     "Je suis Cassie, Cassie Holporth.  On m'a enlevée.  S'il vous plaît, Monsieur, écoutez-moi."

    Ami, ennemi, Cassie, ne s'est pas posé la question.  Tout ce qu'elle sait c'est que sa chance est là, derrière cette grille.  Sa seule chance! 

    16.

     "Cassie?  comme le cassis et les mûres?  C'est vous la petite blonde de Julien?"

    "C'est moi, oui, vous connaissez Julien?  Oh vous connaissez Julien!  Il faut ouvrir la grille, Monsieur.  S'il vous plaît, il faut me faire sortir d'ici.  Vite.  Vous comprenez ce que je dis?"

    16.

     Après avoir essayé d'ouvrir la grille, avoir cherché partout du regard quelque chose qui puisse l'aider, Monsieur Luigi revient vers Cassie.

    "Ecoutez, je vais aller chercher de l'aide, Mademoiselle.  Je vais revenir, je vous le promets.  Mais je n'ai même pas de portable.  Je dois retourner à la ville, je vais ramener quelqu'un, je vous promets.  Je vais vous sortir de là!  Je vous le promets.  Je vous le promets.  Attendez-moi ici."

    "Euh oui."

    En même temps, ce n'est pas comme si Cassie pouvait s'enfuir, sans quoi, le problème serait réglé depuis longtemps.

     

    16.

     "Courage, Mademoiselle, je reviens.  Promis, je vais chercher de l'aide.  Cassie, comme les mûres, à Forgotten.  Oui, bien sûr, je vais m'en souvenir.  Je reviens, Mademoiselle.  Promis."

    "Oh oui, s'il vous plaît, faites vite..." 

    16.

    Cassie tente de ne pas retenir le bonhomme, pourtant, elle voudrait qu'il reste encore un peu.  Ne pas rester seule.  Revenir à la vie.  Mais il est sa seule chance.  Oh oui, qu'il court, qu'il vole, ce vieillard, qu'il l'aide.  vite Vite!  Le temps presse!... 

     

     

     

     

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  • Commentaires

    14
    Ptitemu
    Samedi 6 Mai à 21:09

    Merci M'dame donc, c'est le résumé de tout ! Mais ton histoire fait très peur... Je crains pour la survie de beaucoup de tes héros... L'ombre du Lilas gagne, au crépuscule...

      • Samedi 6 Mai à 22:15

        Merci à toi Ptitemu ♥♥  et c'est sûr, tout s'assombrit par ici :/

    13
    L'arbre en boule
    Vendredi 5 Mai à 21:10

    Pfiouuu... quel chapitre !

    Alors pour l'instant, je fonde beaucoup d'espoir sur Monsieur Luigi qui a retrouvé Cassie, mais sera-t-il assez rapide pour prévenir... qui ??? La police, logiquement, mais avec Monsieur Luigi, j'ai des doutes :/ Malgré tout, je suis sûre que du coup, Cassie va retrouver l'espoir et la force de survivre. C'est déjà pas mal !

    Pour Justine et Ludo, ils sont sur leur petit nuage et filent le parfait amour. Mais j'ai quand même l'impression que Justine a besoin de la "bénédiction" de Monsieur Luigi pour envisager une relation durable avec Ludo.

    En revanche, j'ai trouvé que Louis perdait pied devant son père et Dana, et que le masque du fils parfait commence à se fendiller... J'imagine qu'après avoir abandonné Cassie à FH, il est allé directement se réfugier chez Sarah ? En tous cas, j'espère que Sandra flairera que quelque chose ne tourne pas rond chez Louis lors de son prochain interrogatoire.

    Pour Walter et Carine, décidément, ça ne s'arrange pas... Faut dire que Carine n'a pas choisi le meilleur moment pour débarquer, mais j'ai bien peur qu'à force de se croiser aux mauvais moments, leur histoire finisse en eau de boudin :(

    Enfin, Miranda ne peut plus aider Julien comme elle l'a fait par le passé et c'est tout à fait compréhensible, puisqu'elle est maman d'une adorable petite Mia maintenant. Mais qu'est ce qu'elle fiche dans la chambre de Walter ? Il ne l'aime pas et c'est réciproque, alors quelles sont ses intentions ? Je l'aime bien Miranda, mais quand même, par moment, elle me fiche la trouille parce qu'elle est capable du meilleur comme du pire :/

    Bon beeen... il ne reste plus qu'à patienter (pas trop longtemps) pour connaître la suite ! Merci M'dame !

      • Samedi 6 Mai à 00:11

        Merci à toi surtout, L'arbre en Boule ♥♥♥

        Evidemment, tu as tout dit.  Monsieur Luigi qui découvre Cassie offre un espoir à Cassie. 

        Justine, effectivement, avait vraiment besoin de présenter Ludo, de savoir ce qu'il en pensait.  Elle semble porter une grande importance à ce que pense Monsieur Luigi :)

        Louis a l'air de perdre pied, il laisse se fissurer le masque du fils parfait, du beau-fils parfait mais je ne suis pas certaine que ce ne soit là que stratagème de sa part.

        Walter et Carine :/  mauvais timing mais bon, surtout un manque total de communication, je dirais :(  

        Miranda est rarement là où on l'attend et pour sûr, capable du meilleur (pour ses amis) du pire (pour les autres)

        La suite arrive dès que possible, j'espère très vite parce qu'elle devrait être moins longue, déjà.  Encore merci merci ♥♥♥

    12
    nicolasB
    Vendredi 5 Mai à 17:12

    que dire , que dire, un très beau chapitre comme d'hab

    Walter et Carine, bon bah là c'est désespérant, hein, Walt est pas doué mais en plus il le fait exprès, mon dieu, on a envie de lui en mettre une pour qu'il se réveille.

     

    Justine et Ludo, ben gros moment guimauve hein ? je sais que t'aime bien ca :D en meme temps ils sont trop choupinous !! faut que j'arretes d'imiter ma fille moi ^^

     

    Dana, je la trouve vraiment joli, et c'est couillon qu'elle joue le jeu de Louis sans le savoir

     

    Louis égal à lui même, vivement la peau de banane :)

    Mr Luigi, du grand art, j'adore ce mec, par contre 'ai peur pour sa mémoire, mais espérons que ça sonne bon

     

    Quand a Miranda, on fait mumuse avec Tic Tac Hol ? c'est pas gentil ça pendant le sommeil

     

    Bref j'adore, encore et toujours, et .....

    ...... vivement la suite :)

      • Vendredi 5 Mai à 17:19

        Merci, Nicolas ♥

        Je pense qu'il va falloir lui filer un sacré coup de main à Hol pour qu'il se décide à envoyer bouler toutes ses angoisses envers Carine.  C'est vrai qu'il est désespérant :D

        Ah oui, j'aime bien quand il y a de l'amour et comme ta fille, moi, je les trouve trop choupinous :D

        Louis est très fort, effectivement.  On croit qu'on a un coup d'avance et puis non, pas du tout.  Pauvre Dana, si elle savait :/

        Monsieur Luigi fait son maximum, en tout cas, à chaque fois, on va espérer que tout se passe bien et que la peau banane ne soit pas pour lui plutôt que pour Louis :D

        Et oui, Miranda aime bien jouer que l'on soit endormi ou pas, note bien :D

        Encore un grand merci à toi ♥♥

    11
    1PoulpeDesChats
    Vendredi 5 Mai à 14:03

    Olalala. Quel chapitre ! Et qu'il est long, pour notre plus grand plaisir :)

    Walter et Carine... ils me désespèrent à force. "Ce n'est pas le moment" "je ne sais plus Walter"... MAIS RAAAH. Vous vous aimez, c'est pourtant pas compliqué non ? Haha.

    Miranda j'ai pas trop compris. Elle dit non à Julien, puis se faufile chez Walter... Aurait-elle changé d'avis ?

    Louis toujours aussi... dérangé. C'est un très bon acteur en tout cas, mais ça on le savait déjà.

    Et puis Luigi... Peut-être notre sauveur, peut-être. J'espère qu'il ne va pas oublier entre temps, j'ai une boule aux ventre depuis. Je veux vraiment que Cassie s'en sorte, et là c'est sa chance, mais Luigi n'est pas le meilleur allié. On est si près du but... Mais il peut tout gâcher en oubliant l'essentiel. Raaah... L'attente va être longue.

    Moi perso j'ai bien apprécié la guimauve, ça fait du bien.

    Superbe chapitre comme toujours :)

     

      • Vendredi 5 Mai à 14:09

        Merci beaucoup 1poulpeDeschats ♥♥

        Je suis contente que ce long chapitre t'ait plu :)

        Oh oui, ils sont agaçants, Walter et Carine, je ne te le fais pas dire.  Je ne sais pas s'ils vont arriver à quelque chose, ces deux-là.  Heureusement qu'il y a Ludo et Justine ♥ 

        Miranda comprend que ce n'est pas Julien qui la cherchait mais Walter et que c'est Walter qui m'a mise en danger, sa fille et elle.  Elle n'a pas dû apprécier la chose et compte certainement le dire de vive voix à l'inspecteur Hol.

        Louis poursuit son petit bonhomme de chemin, pareil à lui-même.  Monsieur Luigi est bien proche d'être celui qui l'arrêtera.  

        La suite arrive très vite, j'espère.

        Encore merci merci ♥♥♥

    10
    Lamé
    Vendredi 5 Mai à 13:44

    Tu sais quoi ?  A un moment donné, quand j'ai vu Louis donner le poison à Cassie, je me suis dit que ç'en était fini pour elle :/  Mais là, avec monsieur Luigi qui l'a trouvée, je me dis qu'on a peut-être une chance que ça se passe mieux.  Il est efficace le bougre.

    Miranda fout la trouille quand même.  Elle a l'air bien psychopathe aussi dans son genre.

      • Vendredi 5 Mai à 13:46

        Lamé, je comprends bien pour Cassie, et crois-moi, elle a été tentée de la vider d'un coup cette fiole de poison.  Mais heureusement, elle sait que tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir.  Et elle a eu raison d'y croire.

        Pour Miranda, c'est mieux de la craindre.  Elle est loin d'être inoffensive :o

        Et merci merci merci ♥♥♥

    9
    Vendredi 5 Mai à 13:31

    Ah oui, je comprends mieux pourquoi la suite t'as pris autant de temps. C'est vrai qu'il est long, mais j'aime beaucoup ! Et quel travail cela à dû être. j'espère que les figurants n'ont pas été trop récalciltrants !^^

    Et, sinon, comme Pythonroux, j'aime beaucoup Monsieur Luigi. Sous ses dehors un peu "évaporé", il voit bien plus de choses que le passant lambda; Et il a bien eu de la chance en effet que Louis ne le voie pas. Par contre, je ne pense pas qu'il arrivera à sauver à temps Cassie. C'est peut-être à cause de la remarque que tu as faite il y a quelques temps auparavant :  que Cassie n'en réchapperait pas. Donc je me méfie et je ne crie pas victoire trop vite et j'attends de voir.

    Justine et sa mère, ce n'est décidément pas le grand amour. Par contre, j'aime beaucoup ce petit intermède "guimauvesque" entre Justine et Ludo. C'est le couple de la saison 2 du Lilas finalement. 

    Ahhh, Walter. Qu'il est donc difficile de sentir inutile et en essayant pourtant de résoudre l'affaire (flic un jour, flic toujours). Mais n'y aurait-il pas maintenant une certaine lassitude de sa part ? Est-ce que la deuxième affaire Cassie ne serait pas l'affaire de trop ? Et le fait d'être mis à l'écart à joué également. Ainsi que Carine qui est revenue plus ou moins dans sa vie. 

    Miranda. Elle a bien déçu Julien et en même temps, elle pense avant tout à sa pomme et à sa fille maintenant. Mia (c'est fin joli^^). Maintenant j'attends de voir ce qui va se passer entre elle et Walter. 

    Quand à Louis.... Louis qui arrive à la fin de sa vengeance, qui veut maintenant se débarrasser de Cassie, puisque sa "cachette" va bientôt être découverte. Il a l'air quelque peu à bout quand même ce jeune homme. Même s'il se contrôle, il ne doit pas falloir grand chose pour qu'il explose.

    Bref dans ce chapitre, tout s'accélère et la chute va bientôt arriver et sera rude pour tout le monde.

    Vivement la suite, même si je n'espère guère de la lumière dans le prochain chapitre.

    ♥♥♥

      • Vendredi 5 Mai à 13:44

        Oui, c'était un peu long, j'avoue.  Je voulais tout mettre en place, j'avais peur d'oublier quelque chose (bon, en fait, je ne suis pas encore rassurée, j'espère que je n'ai rien oublié :o ) 

        Monsieur Luigi, c'est quelqu'un!  Et il se débrouille.  Il lui a fallu une journée à peine pour trouver la cachette de Louis.  Un dernier effort et lui qui n'est rien est bien en passe de sauver la jeune fille que tous les flics de SM et Windenburg et alentours cherchent... :D

        Je voulais un peu de douceur pour Justine.  C'était le moment ♥  On verra ce que ça donne, ces deux-là, Ludo et elle, mais pour l'instant, ça roule.

        Walter est obnubilé par l'enquête, il gère très mal sa vie personnelle et Carine arrive vraiment au mauvais moment.  Je ne sais pas s'ils vont arriver à se parler, à trouver le moyen de se rabibocher :/  

        Miranda a déçu, c'est sûr.  Mais elle est maman, maintenant.  Comme je le disais, ça m'étonnerait qu'elle vienne voir Walter juste pour l'admirer en plein sommeil :p

        Louis ne prend pas son traitement et il a des difficultés à gérer ses pulsions de violence :/  Seul le plan qu'il a mis en place, le fait de posséder Cassie le fait se contrôler à peu près.  

        Et oui, on arrive au bout, tout doucement.

        Et merci merci merci, Agathe ♥♥♥

         

    8
    Pythonroux
    Vendredi 5 Mai à 13:02

    Encore un sublime chapitre, j'aime beaucoup l'idée d'utiliser FH comme cachette, l'atmosphère de ce lieu ressemble tellement à Louis ;)

    Tiens, j'ai cru voir passer de la guimauve :D mais j'ai du me tromper d'histoire lol

     

    Miranda, pourquoi dis-tu à Julien que tu ne peux pas l'aider ??? A part pour le faire sortir de taule ? Aurais-tu peur pour Mia ? Elle est toute mimi cette petite et je comprendrais tout à fait.

    Que viens-tu faire chez Walter ? Et pourquoi arrives-tu quand il dort ^^ ? C'est juste pour l'embêter, hein.

     

    Monsieur Luigi, je vous adore ;) C'est tellement simple pour un "clochard" de passer inaperçu que Louis n'a pas remarqué qu'il était filé depuis le matin... Tu me déçois Louis, d'ailleurs.

    Que va faire notre cher Monsieur Luigi ? Qui va-t-il contacter ? Julien, c'est mort, il est en taule. Connais-t-il Walter ? Ou va-t-il aller voir Justine ?

     

    Vivement le chapitre suivi, j'adore toujours autant cette histoire :D intello

      • Vendredi 5 Mai à 13:10

        Oh merci, il était long, ce chapitre.  Limite trop long, d'ailleurs.  J'aurais peut-être dû supprimer la guimauve :D  En même temps, je tenais à ce que Justine ait droit à son petit moment de bonheur :)

        Pour Miranda, je pense effectivement que Mia est pour beaucoup dans ce refus d'aider Cassie.  Mais si elle vient chez Walter, ce n'est sûrement pas pour le regarder dormir :D

        Monsieur Luigi a eu de la chance tout le long de la journée.  Louis semblait un peu distrait, lui, qui pourtant est si certain de contrôler les événements.

        Et merci merci, Pythonroux ♥♥♥ dès que possible la suite arrive.  

         

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