• 4. Gobelins, fées et elfes

     

     

     

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     4. Gobelins, fées et elfes

     

      Il était évident qu'à un moment ou un autre, le monde allait s'éveiller aux lueurs de la barbarie.

      Le monde découvrirait avec horreur ce qui s'était déroulé dans la douleur et le silence à Masmala, ma terre natale.

       Lorsque cela arriva, c'était trop tard.  Les miens y avaient perdu la vie, les responsables s'étaient enfuis, réfugiés ailleurs,  les milices avaient fondu comme neige au soleil, les habitants restaient silencieux.

     

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        S'il n'y avait eu ce charnier découvert en plein centre de la partie basse de la ville, on aurait pu croire que rien ne s'était passé. 

        Les éditions spéciales succédaient aux éditions spéciales et on n'y apprenait rien.

      Alors on inventa, pour se donner bonne conscience, et la presse raconta que c'était la guilde des sorciers qui avait elle-même perpétré ces crimes afin de se débarrasser des membres gênants de la confrérie. On disait que les sorciers ne pouvaient qu'avoir participé à ce massacre sans quoi il était inimaginable que des personnes ayant accès à la magie ne se soient pas rebellées et se soient laissées assassiner sans broncher.

     

    4.  Gobelins, fées et elfes

     

     

      Le seul hic à cette magnifique interprétation était les enfants: comment des enfants pouvaient-ils être considérés comme gênants? Alors, quelques édito plus tard, le charnier était devenu le lieu d'un suicide collectif.  Et on oublia que les membres de cette soi-disant secte avaient tous ou presque été abattus à bout portant, les mains entravées de liens étroitement noués.   

     

    4.  Gobelins, fées et elfes

     

        Pourquoi ma mère ne parla-t-elle pas à cette période?  Pourquoi ne déposa-t-elle pas devant la commission des parlementaires de l'Union des Etats pour la paix? Pourquoi passa-t-elle sous silence qu'elle avait échappé à la mort, s'était enfuie et m'avait sauvée en même temps qu'elle?  Pourquoi n'avait-elle pas cité des noms, expliqué ce qui avait eu lieu?

     

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      Pourquoi ne se confia-t-elle pas à l'homme qui s'inquiétait pour elle et la questionnait?

     

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        Si dès la nouvelle de Masmala endeuillée et libérée, elle partit sans un mot une semaine durant, cela ne fut pas pour témoigner auprès des autorités.  Ce qu'elle y fit, les raisons de son silence, je ne les apprendrai que plus tard, que bien plus tard.

         A cette époque, je n'étais pas encore à l'âge des confidences et il me faut bien avouer que je ne connaissais, alors, pas le centième du quart du tiers de cette dramatique histoire qu'était devenue MON histoire, chérie et redoutée comme l'est un secret de famille.  Moi, ce qui m'intéressait à ce moment-là, c'étaient les histoires de gobelins, de fées et d'elfes que me racontait l'homme.

     

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            C'était ce pendentif que portait la femme.

     

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     Ma mère intriguée avait questionné la femme à ce sujet et avec émotion avait recueilli les confidences de la dame.

     

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     Une nuit d'été, sur le seuil de l'école de Dragon Valley, on avait découvert une petite fille et un bébé, abandonnés, posés à même le sol, sans explication, inconnus de tous.

     

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     C'étaient l'homme et la femme.  Ce pendentif était leur seul bien. L'enfant, la fille, tenait dans sa main le bijou.  Il avait fallu, parait-il plusieurs jours avant qu'elle n'accepte de le lâcher.  Tout le monde a ses secrets et celui-là m’intriguait autant qu'il inspirait de la compassion à ma mère.

     

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         Si cela était vrai, si ce pendentif était leur seul bien, comment était-ce possible que ces deux frère et sœur soient si riches, à peine entrés dans l'âge jeune adulte? MMMh.. Et qu'ils vivent dans une si belle et grande demeure, sitôt quitté l'orphelinat?.. Hum.....Quelqu'un pourrait m'expliquer cela?  

           Pour moi, il n'y avait qu'une explication possible: les gobelins, les fées et les elfes bien sûr! Et m'était fort à parier que c'étaient ces créatures magiques qui avaient donné ce pendentif à la femme et que c'était de lui que venaient toutes ces richesses!  Et je n'avais dès lors qu'une seule impatience, en rencontrer moi aussi, des elfes, des gobelins et des fées.  Si je savais y faire, à moi aussi, ils me donneraient un tel bijou.

     

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               Je me concentrais, très fort, alors au moment des histoires de l'homme pour déceler un indice, un propos qui pourrait m'aider à rencontrer ces petits êtres prodigieux qui avaient le pouvoir de faire de moi une princesse en plus d'une sorcière.

              Vous comprendrez dès lors, que prise par ma propre enquête sur l'existence des fées, gobelins et elfes, je vécus fort paisiblement l'escapade de ma mère à Masmala et n'en fut en aucun cas déstabilisée ou malheureuse. D'autant plus que durant toute cette semaine, les frère et sœur redoublèrent d'attentions à mon égard.  Je ne compris pas à cette époque qu'ils s'inquiétaient l'un et l'autre de savoir, où elle se trouvait, si elle reviendrait, si elle m'avait abandonnée.

     

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     Ils se motivaient l'un l'autre, se promettaient que quoi qu'il arrive, ils ne me laisseraient jamais seule, ils seraient toujours là pour moi comme ils l'étaient l'un pour l'autre.

     

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     C'était une bonne nouvelle, même si je n'étais pas du tout inquiète de mon sort, et elle me laissait entrevoir que sans doute, les fées, les gobelins et les elfes étaient déjà pour une grande part dans leur décision- ces petits êtres magiques m'avait élue, c'était sûr! - sinon, pourquoi est-ce que l'homme et la femme auraient été si attachés à moi?  Ma magie n'était pas encore à ce point puissante qu'elle détermine leurs choix et je n'imaginai pas un instant que le fait qu'ils aient eux-mêmes été abandonnés ait pu jouer dans leur réaction face à mon potentiel abandon par ma mère.  Quand on est petit parfois, on ne décrypte pas les événements de la même façon que les adultes.

      Et voici pourquoi, après un câlin d'elle ou de lui, je m'endormais si paisiblement, loin de ma mère, certaine que les petits êtres malins, coquins et magiques que sont les fées, les gobelins et les elfes veillaient sur moi.  Je n'avais nul besoin de ma maman, ce fut ce que m'apprit son absence.

     

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            Et ce fut dans une totale indifférence que je la vis revenir.

     

     

      (à suivre...)

     

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  • Commentaires

    11
    Dimanche 11 Janvier 2015 à 11:13

    très émouvant ce chapitre. Elle est sacrément logique la petite !

    10
    Lundi 1er Septembre 2014 à 12:29

    Et ben dit donc j'ai dévoré les 4 chapitre tellement c'est beau, les images sont sublimes, j'espere sincerement que si ils découvrent le secret qu'ils ne feront rien de mal contres les sorcières bisous et bravo.

    9
    Lundi 1er Septembre 2014 à 06:05
    Je suis soufflée devant ce chapitre. C'est un plaisir à lire et les images sont très belles. Les frères et soeurs sont vraiment généreux mais j'ai peur qu'ils ne se doutent de quelque chose lorsqu'elle grandira et que ses traits ressembleront à leur domestique.
    8
    Dimanche 31 Août 2014 à 23:41

    mais ou vas tu chercher tout ça :)

    en tout cas c'est vraiment une histoire superbe, on a trop envie de connaitre la suite et de savoir ce qui se passe vraiment avec la maman, le frère et la soeur enfin tout le monde lol...

    en tout cas Amalya semble tout a fait heureuse et est nulement pertubée par tout ce qui se passe autour d'elle.. merci Eulaline ♥

    7
    Dimanche 31 Août 2014 à 08:45

    Comme je viens de l'écrire, quelque soit le thème que tu choisis, je suis à chaque fois subjuguée par tes histoires.
    Ne parlons pas des images, toutes plus belles les unes que les autres.
    Je ne sais plus quelle histoire je préfère à l'autre....
    Bravo et vite vite la suite !

    6
    Samedi 30 Août 2014 à 20:33

    Lovethesims, Yoda, Noem, merci merci pour vos commentaires.  Ceux-ci me touchent beaucoup.

    <3 <3

    5
    Samedi 30 Août 2014 à 18:23

    Et bien, j'ai des cours à prendre... Tu es une conteuse Géniale  happy

    Bravo Eulaline   cool

     

    4
    Samedi 30 Août 2014 à 17:44

    Tu as vraiment la chic pour conter de belles histoires avec des images aussi simples que celles proposaient par les Sims.

    En tout cas l'absence de la maman et l'histoire du frère et de la sœur intriguent fortement.

    Vivement la suite !

    3
    Samedi 30 Août 2014 à 17:20

    la suite,la suite, la suite, la suite,la suite, la suite, la suite,la suite, la suite, la suite,la suite, la suite, la suite,la suite, la suite, la suite,la suite, la suite, la suite,la suite, la suite, la suite,la suite, la suite, la suite,la suite, la suite, la suite,la suite, la suite, la suite,la suite, la suite, la suite,la suite, la suite, la suite,la suite, la suite,  c'est juste ssssssssssssssssuuuuuuuuuuupppppppppppppeeeeeeeeeeeeerrrrrrrrrrr !!! hâte de voir la suite, vite avant que je devienne folle !! (je crois que ça à déjà commencé... ^^ )

    2
    Samedi 30 Août 2014 à 15:47

    Merci à toi, Mich.  
    Ton commentaire me touche beaucoup. <3

    1
    Samedi 30 Août 2014 à 15:15

    je suis sous le charme de ton écriture, la mise en page est très recherchée , l'article des journaux, bonne idée et belle exploitation que celui ci, les images sont douces et pourtant les mots sont sévères, le chaud et le froid , la lumière et l'ombre sont ici partout présent.

    Merci Eulaline pour cet Instant avec toi, belle balade dans ton imaginaire, à bien vite pour la suite.

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