• 6. Le jeu des cubes

     

     

     

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    C'est à l'aube que Jeanne s'est couchée, cette fois, et pourtant, fraîche comme un gardon, vers les 11 heures, elle a sauté du lit.

    Elle quitte son appartement après une dernière recommandation à Commandant:

    "Tu ne t'éloignes pas, tu veilles sur la maison, mon gros."

    C'est que Jeanne a reçu un appel quelques minutes plus tôt et qu'elle doit sans tarder se mettre en route:

    "C'est Lison Malpas.  Je m'inquiétais, nous avions rendez-vous à 11h30."
    "Je suis sur le chemin", avait menti Jeanne avec aplomb. "Je suis là dans quelques minutes."

     

     

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     En vérité, Jeanne avait complètement oublié ce rendez-vous pris au Blue Velvet quelques jours plus tôt avec Lison Malpas, assistante de production de AVSims, société connue pour ses réalisations télévisuelles de réalité-live-show.

     

     

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    Ce n'est évidemment pas parce que Jeanne est en retard qu'elle va renoncer au rituel de pose devant les paparazzis, toujours aussi férus de photos d'elle pour leur feuille de chou.

    "Un petit sourire, Madame Lol.  Plus à gauche, Jeanne..."

    Avec gentillesse, Jeanne se plie aux directives des photographes.

     

     

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    Son oreille attentive n'a pourtant pas raté les premières notes de "Mad World", qui lui parviennent depuis le Blue Velvet.  Une certaine maladresse couplée à une fraîcheur agréable la fait sourire.  Pour sûr, un musicien amateur profite de ce moment où le monde n'a pas encore envahi les lieux afin de jouer quelques notes et tenter de glaner quelques sous.  Les clients du Blue Velvet, à cette heure, ne parlent pas encore trop fort, ne sont pas ivres et peuvent apprécier l'un ou l'autre morceau et le faire savoir en mettant la main à la poche. Jeanne se souvient de ce temps lointain où elle aussi, le ventre gonflé de ses jumeaux, elle parcourait les parcs et les bars pour survivre.  Julian, le père de ses jumeaux, avait une toute autre idée de la survie.  Ah!  Les bons plans de Julian pour se faire du fric...!  Jeanne se retient de soupirer; un frisson la parcourt de la tête aux pieds.

     

     

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    Après un dernier geste à l'adresse des photographes et quelques fans réunis devant le Blue Velvet, Jeanne entre dans le bar.  Elle est curieuse de découvrir la musicienne du dimanche qui a donné vie à certains de ses souvenirs - même si ce n'étaient pas les meilleurs -, en quelques notes de musique.

     

     

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    Elle l'observe, l'écoute attentivement, regrette le côté trop scolaire de l'interprétation, le manque de folie, même si certains arrangements sont de belle facture.

     

     

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    La jeune fille joue les derniers accords puis son regard se pose sur Jeanne. 

    "Vous êtes Jeanne Lol?"

    Jeanne sourit doucement:

    "Oui, c'est moi, Jeanne Lol.  Et vous, vous avez beaucoup de talent, Mademoiselle."
    "Justine, je m'appelle Justine."

    Jeanne serre la main très douce de la jeune fille dans la sienne et la garde un long moment, semblant hésiter.



     

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    "Mais", finit par ajouter Jeanne, "vous devriez jouer pour les autres et non pour vous si l'idée c'est de plaire au public et vous faire de l'argent."

    Jeanne sent l'air autour d'elle se refroidir d'un coup, Justine, d'un geste agacé, reprend sa main. 

    "Euh, excusez-moi, Madame, mais je ne pense pas vous avoir demandé votre avis sur ma musique.  Si ce que je fais ne vous plaît pas, rien ne vous oblige à m'écouter."

    Jeanne sourit.

    "C'est vrai.  Mais vous savez:  les caves et les garages sont bourrés de chanteurs et de musiciens de grand talent."

     

     

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    "Excusez-mois mais je ne comprends pas ce que vous me voulez, là", s'agace la jeune Justine.
    "Ce n'est pas grave", soupire Jeanne qui conclut:

    "C'était très agréable de vous entendre jouer, j'espère vous revoir un de ces jours ici ou ailleurs.  En attendant, il y a un jeune homme là-bas qui a très envie de venir vous parler et moi, j'ai un rendez-vous... alors, je vous laisse."

    Justine a jeté un œil derrière son épaule, repéré le jeune homme qui la regarde avec attention, sa mine s'est fait souffreteuse et Jeanne s'est éloignée.

     

     

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    Une histoire d'amour qui finit mal, c'est sûr, pense Jeanne sans plus se retourner et y ignorant dès lors que Justine s'est saisie de sa guitare et a déguerpi sans demander son reste, ni laisser s'approcher le pauvre jeune homme alangui. 

     

     

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    Jeanne aperçoit une jeune fille, seule au bar; cela doit être Lison Malpas.

    En revanche, son œil averti, lui signale immédiatement qu'aucun barman ne fait sauter quelques bouteilles à cocktail derrière le bar.  C'est quoi ce binz?  C'est bien la peine de se donner du mal pour obtenir des entretiens dans des bars s'il n'y a personne pour servir les verres, les apéros et autre mignardises.  Voilà qui a de quoi contrarier notre Jeanne qui se retient de justesse de faire demi tour.

     

     

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     Jeanne s'assoit néanmoins à côté de Lison, priant intérieurement qu'Albert, le mixologue de talent, le seul, le vrai, l'unique, apparaisse derrière le bar.  L'espoir fait vivre.

    "Bonjour, vous êtes Lison Malpas?"
    "Ouiii... et?... Ooh!  Enchantée, Madame..."
    "Appelez-moi, Jeanne."

    La femme roucoule:

    "Je ne sais si j'oserais, je vous admire tellement..."
    "Allons, permettez-moi d'insister..."

    Après un flot ininterrompu d'amabilité en tous genres et de cirage de pompe en bonne et due forme, Jeanne s'exclame:

    "Venons aux faits.  Alors dites-moi, quelle est donc cette proposition dont vous ne pouviez me faire part ni par téléphone ni par mail?"

     

     

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    L'assistante du producteur d'AVsims gesticule sur son siège puis lance, d'une voix si enthousiaste qu'elle monte dans les aigus:

    "Le cube des célébrités!  Un programme original...  Des célébrités sont enfermées dans un cube, enfin des cubes... le but c'est de résoudre des énigmes et réussir des épreuves afin de progresser, se retrouver et trouver la sortie..."

    Jeanne n'écoute que d'une oreille, c'est qu'il fait soif ici.

     

     

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    "Excusez-moi un instant", dit-elle.

    Jeanne se lève et se dirige derrière le bar, an maugréant intérieurement que finalement, c'est bien vrai: on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même."

     

     

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    "L'originalité", continue Lison, "repose également sur le fait que c'est le public qui pose les énigmes et décide des épreuves. Oh!  Des épreuves assez simples, plus dans le style action/vérité, vous voyez.  Cela peut vraiment être fun..."

     

     

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    "C'est payé combien?"

    Voilà une question qui arrive bien tôt, Lison est décontenancée.  Les stars que Lison a abordées pour son projet avaient d'autres questionnements avant celui-là: combien de temps dure l'émission figure en tête des interrogations directement suivies par des oh ah oh misère, quand il est question du "comment se nourrir, dormir et s'occuper de ses ablutions" lorsqu'il est dit que tout dépend de la réussite des épreuves.

     

     

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    "Il y a un montant garanti qui se multiplie au fur et à mesure du jeu si la célébrité est retenue par le public.  L'idée, c'est associé la star à une juste cause, une association qui..."

    Jeanne secoue la main:

    "Pardon, je vois un ami que je dois saluer; cela fait longtemps que je ne l'ai plus croisé."

    Jeanne se dirige vers Walter Hol qui, lui aussi l'a repérée et ne semble pas ravi de la voir en compagnie de l'assistante de production d'AVsims.

     

     

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    "Walter!  Commissaire Walter Hol!  Que faites-vous donc ici? Dans ce lieu de débauche à l'heure du déjeuner?"

    Avec douceur, Jeanne se glisse dans les bras du grand gaillard qui l’œil acéré a grincé:

    "Jeanne... Et bien, moi, je ne suis pas surpris de te voir dans ce lieu de débauche à cette heure de la journée.  Mais qu'est-ce que tu fiches avec ce vautour, là?"
    "Lison?  Bah, j'ai besoin d'argent, Walt'.  Tu sais comment ça va..."

     

     

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    L'homme rit, tel un ours des cavernes:

    "Tu ferais beaucoup mieux de faire ce que tu fais le mieux pour gagner de l'argent: jouer, composer."
    "Tu as raison", rit à son tour Jeanne, en posant son menton sur la poitrine de son ami.  "Ce n'est pas pénible et fatigant, dis-moi, mon cher Walt', d'avoir toujours raison, raison sur tout?"
    "Disons que l'on s'habitue petit à petit."

     

     

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    Jeanne glousse puis plus sérieusement questionne son ami:

    "Il paraît que tu vas retourner à Windenburg?"
    "C'est probable, oui."
    "Une promotion, encore?"
    "Une promotion encore", acquiesce le policier.
    "Alalala... ce que l'on ne ferait pas pour l'argent!" le taquine Jeanne.
    "Ce n'est pas pour l'argent... enfin, je veux dire..."

    Jeanne rit de plus belle.

    "Et ton charmant second te suit là-bas?"
    "Charlie?  Tu le connais?"
    "Oui, nous avons échangé quelques mots, un soir."

     

     

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    "Ah bon, il ne m'a rien dit.  S'il m'accompagne, je ne sais pas encore, on verra.  Il a quelques engagements personnels ici et ... bref, je ne vais pas te raconter sa vie."

    Jeanne hausse les épaules:

    "Cela ne pourrait qu'être plus intéressant que ce que me raconte cette Lison.  Mais bon, soit.  Je dois y retourner."

    Jeanne tourne sur elle-même puis sourit:

    "Mais... Walter; tu m'appelles?  On se fait une bouffe?"
    "Oui, bonne idée, j'en parle à Carine et je te dis..."
    "Si tu veux proposer à ton charmant second, Charlie, d'être de la partie, ce sera, pour ma part, avec plaisir", sourit encore Jeanne.  "Il m'a laissé une très bonne impression la dernière fois."
    "Je n'en doute pas..." sourit Walter Hol qui ne peut s'empêcher d'ajouter, "mais, Jeanne, même si je n'aime pas me mêler de ce qui ne me regarde, je ne crois pas que Charlie soit quelqu'un pour toi."

    C'est ce que Jeanne avait cru comprendre, ce fameux jour, lorsqu'il l'avait proprement éconduite.

     

     

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    "Ne t'inquiète pas pour ton ami, Walt', je ne suis pas à la recherche d'un troisième mari.  C'est bon, j'ai donné.  Et je te taquinais pour Charlie.  Vous voir, toi et Carine, c'est tout ce qui me plairait."

    Jeanne est sur le point de rejoindre Lison mais Walter pose sa main sur le bras de Jeanne:

    "Jeanne, je profite de te voir... enfin, disons que je ne t'ai rien dit mais..."

    La voix de Walter s'est faite sérieuse, Jeanne comprend immédiatement.

    "Julian est sorti?"

    Walter acquiesce:

    "Il traînerait dans le coin à ce qu'il paraît."

    La gorge de Jeanne s'est serrée.

    "D'accord", dit-elle simplement, puis elle ajoute:

    "Ne t'inquiète pas pour moi, Walt'."
    "Je ne m'inquiète pas pour toi, Jeanne."

     

     

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    Jeanne s'en retourne vers Lison.

    "Mais c'était Walter Hol!  Waouh!  Une célébrité lui aussi.  Pour d'autres raisons, évidemment.  Il est chargé des rapports avec la presse, maintenant.  Il paraît que c'est un homme vraiment charmant.  Tout le monde le connaît à San Myshuno."
    "On le connaît surtout parce que c'est le meilleur flic de San Myshuno.  Et arrêtez de roucouler comme ça, Walter est un homme marié."

     

     

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    Jeanne a grincé des dents en même temps qu'elle a parlé.  La voix de Lison s'est faite miel:

    "Marié, oui, marié à une ancienne prostituée, il parait."

     

     

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    Jeanne soupire, avale la réplique cinglante qui lui brûle les lèvres, choisit le silence.

    "Vous l'avez connu comment?  Vous le connaissez bien?" continue à s'enthousiasmer l'assistante de production. Jeanne répond en haussant les épaules:

    "Je le connais, oui.  Je vous l'ai dit, c'est un ami."

    Jeanne avale un gorgée de vin.

     

     

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    "Notre entretien est terminé, Madame  Malpas.  Envoyez-moi votre proposition par écrit, je vais réfléchir à tout ça."
    "Par écrit?  C'est-à-dire que j'aurais préféré ... enfin, je veux dire...  Vous êtes intéressée alors?"
    "Il faut voir.  J'aurais préféré faire "Danse  avec les stars"; mais bon..."
    "Danse avec les stars, ce n'est pas sur notre chaîne."
    "Dommage.  Cela m'aurait vraiment plu de participer à cette émission: des beaux danseurs, de la musique...  La vie, quoi."
    "Je suis désolée", baragouine, penaude, Lison.
    "Ce n'est pas de votre faute, on ne choisit pas toujours pour qui on travaille."
    "Mais je..."
    "N'en dites pas plus, envoyez-moi tout ça, en détail le plan financier surtout, et je vous reviens dès que possible."

     

     

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    "D'accord", acquiesce Lison qui a bien compris que Jeanne en avait assez de cette entrevue et qui mise sur le fait qu'il y a une chance que Jeanne ne lise pas le contrat et le signe sans savoir à quoi elle s'engage.  Allez, quoi, parfois, il faut savoir miser sur sa bonne étoile.  Puis bon, elle note pour elle-même de gonfler le point "rémunération" du contrat, pour le cas où Jeanne lirait quand même l'un ou l'autre article du contrat.

     

     

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    Avec soulagement, Jeanne voit Lison quitter le bar. 
    Elle soupire.  Jeanne comprend mieux à présent la réaction de Leila hier au téléphone.

    "T'inquiète, maman, il faut qu'on parle de ça aussi mais là, je suis désolée, je ne suis pas seule... "

    Jeanne avait supposé que Leila était avec Arthur à ce moment-là.  Mais non.  Evidemment non.  C'était le père.  Le père prodigue.  Bien sûr.  Julian.

    Jeanne avale doucement une gorgée.  Lui en parlera-t-elle à Leila, ce soir, lorsqu'elle viendra dîner?  Non, probablement non.  Lui dire quoi?  "Méfie-toi.  Ton père ne changera jamais.  Il ne sera jamais quelqu'un de fiable?  Un baratineur.  Voilà ce qu'il est et ce qu'il sera toujours?" A quoi bon?  Ce n'est pas comme si Leila l'ignorait.

    Sans hâte Jeanne finit son verre, l'esprit un peu encombré de pensées sombres.   Julian.

    "Je me pose au feu de tes yeux et je lève mon verre à nos amours, belles et éternelles comme toi, ma Jeanne",lui disait-il, doucement ou avec emphase.

    Et ses lèvres avinées se posaient avec délicatesse au creux de la gorge de Jeanne, ses mains vagabondes glissaient sous ses jupes.  C'était une déflagration de passion et d'amour.  Julian n'était pas un amant très imaginatif; il n'en avait nul besoin, ses doigts, ses lèvres embrasaient Jeanne toute entière sur leur passage.
    Jeanne a tellement aimé Julian.  Un amour fou, intense, une admiration sans borne, une confiance absolue en lui, sans limite, pensait-elle.  Elle a tant voulu y croire au "toujours", au "à jamais" et "jusqu'à ce que la mort nous sépare".

     

     

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    Puis, l'amour s'est fait la malle.  Après les sentiments d'amour, lorsque vinrent la rancœur, la colère et les regrets, les mains vagabondes et les lèvres chaudes de Julian glaçaient Jeanne et ivre de douleur, rien que son regard posé sur elle tétanisait Jeanne et il rageait:

    "Je bouffe ton indifférence, Jeanne, comme on bouffe de la merde et je te pisse à la raie..."

    Julian est vraiment grossier quand il est blessé, lorsque ses mots n'ont plus le pouvoir d'émouvoir.  Il tente alors d'écorcher vif ce qui reste, à la hache.  Mais Jeanne n'était plus qui'indifférence, effectivement, et l'indifférence restera toujours la plus efficace des carapaces face à un homme tel Julian, face à un homme que l'on n'aime plus.

     

     

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    Jeanne se fait violence, ne se sert pas un autre verre, décide de rentrer chez elle, elle a perdu sa bonne humeur entre la quatrième et la cinquième gorgée.  Elle regagne à pied son quartier.  L'air est encore frais.  Il a plu toute la journée

     

     

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     Lorsqu'elle arrive à proximité de son immeuble, le regard de Jeanne est attiré par un petit garçon qui semble un peu perdu.

    Vivian.

    Ralala, les gamins, encore plus collants que la glu.  C'est pour cela que Jeanne essaye toujours de les éviter.

     

     

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    "Salut, je vous attendais", lance le gamin.
    "Ah et bien moi, je ne t'attendais pas, Vivian.  Milou ne m'avait pas prévenue que tu passerais."

    Vivian lève son petit menton de matador:

    "Milou ne sait pas que je suis ici."
    "Et bien bravo", se contente de commenter Jeanne.
    "Je voulais vous parler", insiste Vivan.  "Et cela n'a rien à voir avec Milou ou son stupide concours de talents."

     

     

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    Jeanne fronce les sourcils; cela a l'air bien sérieux tout ça.  Son petit doigt lui crie "Emmerdes en approche...  Je répète : Emmerdes en approche..."

     

     

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    Jeanne hausse les épaules et sourit:

    "On fait la course, Vivian.  Si tu arrives à me suivre, tu gagnes le droit de me parler..."

    Et sans attendre, dans une envolée de rire, Jeanne se précipite vers l'entrée de son immeuble.  Surpris, Vivian hésite avant de se lancer sur les talons de Jeanne.

     

     

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    "Décidément", pense Vivian, "son père a bien raison, ces gens-là ne sont pas comme eux; à prendre la vie pour un jeu et eux pour des pions tout juste bons à satisfaire leur amusement...Non!  Vraiment!  Aucun d'eux ne méritent leur respect." 

     

     

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     (à suivre...)

     

     

     

     

     

     

     

    « 2. La demande
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  • Commentaires

    12
    Lundi 10 Juin à 11:08

    Je suis pas sûre qu'une émission lui fera de la bonne pub, surtout celle-ci et avec cette chaîne " AVsims"!  Mais bon, je pense que ces projets vont passer au second plan avec le retour de Vivian :) Je l'attendais plus celui là ! C'est fou, elle écoutait à peine la femme au bar et dès que Vivian raplique elle est toute ouïe, à sa façon certes mais elle souhaite vraiment entendre ce qu'il à a dire et je trouve ça trop craquant. 

    Le fameux Julian est de retour, et vu comment Jeanne le décrit, ça doit pas être quelqu'un de bien!Quelque chose me dis que les choses vont se corser! 

    11
    Vendredi 7 Juin à 11:37

    J'aime beaucoup l'interconnexion de tes différentes histoires avec certains personnages qui se rencontrent, tel Jeanne et Walter Hol ou la jeune Justine, ou le craquant Charlie ♥. J'aime beaucoup ces clins d’œil smile. Par contre, ôtes-moi d'un doute : AVSims est-ce la même chaîne de télévision qui a interrogé les parents sur la disparition d'Artémis ? 

    Jeanne est toujours fidèle à elle-même : elle aime l'argent facile et la boisson, même si l'on sent des réminiscences de son passé qui ne sont pas bien roses, avec le nom de Julian, qui n'a pas eu l'air d'être le mari idéal. Un "bon coup" apparemment mais guère fiable dans la vie de tous les jours. Et je me demande si ce n'est pas un peu à cause de lui que Jeanne est maintenant aussi désabusée. Parce que tu nous décris de sa jeunesse, elle avait l'air bien plus "naïve" et confiante. Mais il est vrai qu'une fois la confiance partie, on devient bien vite amère... 

    Je me demande ce que veut Vivian. Dommage que tu ais coupé à ce moment-là he. Encore un écorché par la vie on dirait bien. Mais il a l'air de vouloir se confier à Jeanne, enfin si elle le veut bien, ce qui n'est pas gagné. La remarque du petit garçon semble plus vieille que lui et démontre qu'il ne fait plus confiance à grand monde.. 

    Ton univers est toujours aussi riche et intéressant. Avec Jeanne, on est dans une histoire simplement humaine, avec ces qualités mais aussi ces défauts car il n'y a pas de héros (à part peut-être Walter sarcastic). Et j'apprécie ces personnages tout en nuance de gris.

    Ah si : j'ai quelque peu ragé quand Lison a déclaré que Walter était marié avec une ancienne prostituée. Non. Il est marié avec Karine. Point. 

    Bref. 

    Heu... A quand la suite ? intello (en tout cas je te vois bien emmener Jeanne à Bora-Bora ou autre nom d'ïle tropicale... Siroter un cocktail au bord de la plage tout en regardant les jeunes éphèbes bronzés sortir de l'eau... ^^)

      • Vendredi 7 Juin à 15:00

        (Je vote pour cette fin là. Cela irait parfaitement à Madame Jeanne^^).

        Et sinon, ne te presses pas pour la suite. On a tous des obligations IRL. Et puis, si l'été veut bien s'installer, il y aura également des beaux jours à profiter. ;)

        A bientôt Madame Jeanne, donc. N'essaie pas trop de boire en attendant he.

      • Vendredi 7 Juin à 12:04

        Agathe,

        Merci beaucoup, d'abord et avant tout ♥♥

        Je voyais Justine et Walter et tous les autres traîner dans la partie de Jeanne, je n'ai pas pu m'empêcher de les faire intervenir :p  

        Et si AVsims c'est bien cette télévision-là he

        Voilà Jeanne bien résumée :)  sauf que Julian, lui, n'a été un bon coup que pendant le temps où Jeanne était amoureuse de lui; ce qui est notable.

        Je ne voulais pas vraiment couper au moment de la demande de Vivian mais le chapitre aurait vraiment tiré en longueur, j'ai préféré le couper en deux parties.  J'espère que tu ne m'en veux pas trop :/

        Lison est une imbécile et surtout elle ne connaît pas Carine :gggrrrr

        La suite dès que possible, j'espère avant le mois prochain mais je ne suis pas certaine de me tenir à ce délai (cela serait une chouette fin, ça! Jeanne dans une île de rêve, entourés de beaux apollons... Non?)

        Encore merci merci merci ♥♥♥

    10
    GGO
    Jeudi 6 Juin à 18:25
    Eh ben le ciel ne se dégage pas par ici! ^^"

    Ce Julian a l'air d'être un horrible personnage comme on aime bien les détester:D
    Mais l'angoisse de Jeanne quand elle apprend qu'elle est sortie ne me rassure pas du tout, ni le fait que Walt se sente "obligé" de la prévenir... ça m'angoisse aussi du coup... ça ne m'étonnerait pas qu'il soit violent... :/

    L!émission de télé ne m'inspire rien de bien tu t'en doutes ^^ Mais tes réponses aux coms sont encourageantes
    ...

    Que fait donc Vivian ici ?


    Sinon j'aime beaucoup tu gères tes persos d'un univers à un autre c'est sympa! Surtout quand ça te permet de préparer le Lilas *saute de joie*


    Merci encore de prendre le temps de mettre en forme ce qu'il se passe dans ta tête <3
      • Jeudi 6 Juin à 21:11

        GGo,

        ça ne se dégage pas mais il ne fait pas non plus noir-noir :D

        Je te rassure, Julian n'est pas ce genre de gars: physiquement violent.  Ni avec Jeanne :) ni avec ses enfants.

        Pour l'émission, j'avoue, si je me sentais capable de mettre sur pied ce genre de petit scénario avec les sims, je me laisserais bien tenter.  J'ai plein d'idées :D quant au déroulé, aux participants, à tout ce qui pourrait s'y passer :D 

        Pour Vivian, on va le savoir au prochain chapitre :)

        Et merci à toi surtout de me suivre dans mes bêtises ♥♥♥ 

    9
    Jeudi 6 Juin à 14:42

    Ouhla... Je vais pas dire que ça ne me fait pas plaisir de retrouver Hol et Justine... Mais savoir que Jeanne vit dans le même univers que le Lilas, je ne sais pas pourquoi mais ça me donne des frissons pour la suite. Disons que c'est pas un univers joyeux. Surtout que Vivian a des reflexions bizarres (et il est blond, c'est forcément suspect).

    Bon j'ai peur, mais comme toujours, c'est si bien écrit, on est si bien tenus en haleine que je suis impatiente de voir la suite.

      • Jeudi 6 Juin à 17:56

        PrincesseSey,

        Ne t'inquiète pas, même s'il y a Walter et Justine et Charlie et tous les autres, on n'est pas dans le Lilas.  Je les ai intégrés à l'histoire parce que cela me permet aussi de les faire évoluer en attendant la vraie suite du Lilas et aussi parce que j'aime bien intégrer mes personnages d'ailleurs à mes histoires en cours (ça me permet de les étoffer et de ne pas les perdre de vue)

        Quant à Vivian, affaire à suivre... :o

        Et merci merci de me lire et pour tes commentaires ♥♥♥

    8
    Jeudi 6 Juin à 13:56

    "il n'y a à voir dans ce dîner qu'un dîner "

    ouh là là... je n'y avais vu qu'un dîner moi aussi ! oops Rho là là, va pas t'imaginer que j'imaginais un plan à 3 (déjà qu'à deux c'est dégueulasse... he)

    C'est à cause du smiley "sarcastique", ça ! *mains sur les hanches en mode rho là là là là*. E fait, le smiley, c'était pour adoucir le fait que je donnais l'impression par ma phrase de te forcer à rajouter une scène dans ton histoire pour pouvoir revoir Walt et Carine... intello

      • Jeudi 6 Juin à 17:52

        Parthenia,

        oups... je crois que j'ai imaginé un moment que tu avais imaginé un moment... :D
        et c'est prévu le dîner avec Walt et Carine et Jeanne.

    7
    Jeudi 6 Juin à 13:36

    Parthenia,

    c'est un peu comme ça que le prend Justine, la petite musicienne; mais en vrai, Jeanne est pleine d'attention lorsqu'elle lui donne ce conseil de jouer pour les autres et pas pour elle-même :o 'm'est avis d'ailleurs que Justine va faire quelque chose de cet avis :p

    C'est vrai que c'est bien foireux ce petit jeu télé :D  mais Jeanne n'a pas encore signé :)

    Jeanne est amie avec Walter et Carine, je tiens à préciser qu'il n'y a à voir dans ce dîner qu'un dîner :D

    Et oui, Jeanne aime beaucoup profiter des petits plaisirs de la vie.  Elle le dit elle-même d'ailleurs.  Elle boit trop, elle fume trop, elle baise trop :o

    Julian croupit à répétition dans les prisons pour raisons de coups foireux :o et non, je préfère immédiatement éclaircir ce point: Julian n'est pas digne de confiance (et non, Jeanne n'a jamais eu à faire le trottoir)

    Un grand, un énorme merci à toi de me suivre, de me lire et pour tous tes commentaires qui me ravissent à chaque fois.  Merci merci merci ♥♥♥

    6
    Jeudi 6 Juin à 13:05

    Mon dieu ! Milou a déteint sur Jeanne ou elle a été avalée par son amie ? Nan parce que notre Jeanne simtionnale se met à donner son avis sans que la jeune musicienne ne le lui demande, limite en mode "moralisatrice" ! oh

    Bon, elle commence par m'inquiéter sérieusement à être prête à accepter n'importe quel contrat pour nourrir son compte en banque : elle risque vraiment d'écorner son image à la longue et de finir comme ces artistes complètement has-been... oh

    Sinon, je suis bien contente de revoir ce cher Walter (et plus encore tu mets en scène son dîner avec sa femme et Jeanne !! sarcastic)

    Dis donc, elle serait pas un peu addict au sexe, Jeanne, comme elle l'est à l'alcool ? he

    Concernant Julian, il ne m'inspire pas confiance. En même temps, pour l'instant, nous ne le voyons qu'à travers le regard de Jeanne. Peut-être est-il plus digne de confiance qu'il n'en a l'air ? En tout cas, je me demande pour quelle raison il a croupi en prison ?!? C'est sûrement à cette période là que Jeanne avait dû engager un avocat... (j'espère qu'il a pas essayé de la mettre sur le trottoir... ouais je suis un peu trop dans le drama, mais c'est l'allusion à l'ancien mode de vie de Carine qui m'a fait tiquer...) erf

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