• Chapitre IV : Ainsi patiente Anatole Lol... ou pas

    C'est donc maman d'un bébé-fille que ma mère rentre à la maison. 

    Chapitre IV :

     Elle s'empresse de déposer Lolita dans la balançoire pour en être débarrassée.  Je la comprends, quelle déception de ne point avoir l'honneur de me serrer contre elle.  Pfft, une gonzesse, elle n'a vraiment pas eu de chance, en plus.

    Tu as une façon bien à toi de raconter les événements, mon cher Anatole.  Moi, je ne lis aucune déception quant à la naissance de Lolita.

    C'est parce que tu n'as aucune connaissance de l'âme simesque, bonhomme.  Moi, je suis un grand connaisseur de l'âme simesque.  En voici la preuve:  mon père console ma mère de cette grande tristesse de ne point m'avoir mis au monde.  Il se sent coupable, le gredin.  C'est normal.

    Chapitre IV :  

    Je l'entends presque murmurer "excuse-moi, excuse-moi".

    Tu l'entends PRESQUE murmurer... "Presque" étant le mot important de cette déclaration, n'est-ce pas, mon cher Anatole?

    Tu es à la fois grinçant et fatigant.  Je suis lassé de t'écouter.

    Bref, la vie monotone et déprimante de mes parents que rien ne vient embellir et surtout pas l'arrivée de ma soeur, Lolita, reprend.

    Ma mère cuisine : 

    Chapitre IV :  

    Puis elle meurt de faim: 

    Chapitre IV :

     Mon père peint parce qu'il faut bien nourrir la famille.

    Chapitre IV :  

     Puis, il mange parce que lui aussi doit se nourrir. 

    Chapitre IV :

    En fait, tout tourne autour de la nourriture dans ta famille?

    Ouiep...  Je te le disais, il est temps que je naisse.  Cette famille dépérit d'ennui.  Même Lolita préfère passer sa journée à dormir plutôt qu'à vivre.  Pauvrette, j'aurais presque pitié d'elle.

    Oui, c'est comme tu le dis: "presque".  Décidément ces "presque" et approximations deviennent le fil rouge de ton récit, mon cher Anatole. 

    Chapitre IV :  

     Tu es tellement lassant, Morpion, que je me demande si Lolita ne dort pas toute la journée parce qu'elle peut t'entendre aussi et qu'elle mesure toute la vacuité de ton discours.

    Ooooooooooooooh.... Bonhomme, regaaaarrrdeee!

    *respiration saccadée et perles de sueur* 

    Chapitre IV :

     Dis-moi, dis-moi... c'est comme la dernière fois, elle est enceinte? ou la tarte aux potirons n'est pas passée? ou c'est l'odeur nauséabonde des couches de ma soeur?

    *sourire en coin*

    Kyla a des nausées pour une raison inconnue, c'est tout ce que je peux te dire.

    *soupir*

    Je dois encore attendre, c'est ça?  Attendre, attendre, toujours attendre.  Je n'ai aucune patience.  Je veux tout, tout de suite.  C'est le propre du malin.

    Je pense que tu n'as pas le choix, malin ou pas.

    *soupir*

    Meuh oui, maman, tu es jolie.  Elle passe sa vie devant le miroir depuis l'arrivée de Lolita.  

    Chapitre IV :  

    YES YES YES.... 

    Chapitre IV :

     *trépigne* *trépigne*

    Mon jour de gloire est arrivé...  Me voici!!!  Vite, convoquer les médias, les journalistes, les magnats du crime...

    *bouche ouverte et yeux ébahis* 

    Chapitre IV :

    Chapitre IV :  

    Ma mère m'entend?

    Non, mon cher Anatole.  Pourquoi?

    Tu as des mouchettes dans les yeux ou quoi?  Tu ne vois pas que je dis "convoquez les journalistes, médias...." et qu'il y a tout ce petit monde qui débarque?  Tu ne trouves pas ça troublant?

    Kyla, ta maman a organisé une fête chez elle et ce sont ses amis.

    Ses amis?  Tu rigoles ou quoi?  Elle ne sort plus de chez elle depuis qu'elle a épousé le Calvin, elle s'est mariée moins de trois jours après son arrivée en ville.  Euh non, tu ne vois pas ce qui se passe?  Cette fois, c'est sûr.  La prochaine naissance est la mienne et ma mère m'obéit déjà au doigt et à l'oeil.

    Si tu dis vrai, c'est vraiment adorable d'avoir demandé à ta mamounette d'organiser une fête d'anniversaire pour Lolita.

    Quel gentil et généreux grand frère, tu fais.

    Ne dis pas n'importe quoi...

    Sache, Anatole, que je ne dis jamais n'importe quoi.

    Chapitre IV :

    Chapitre IV :

    Chapitre IV :

     Cette fête a de l'allure, quand même.  Je suis d'autant plus heureux d'assister à ça que je sais mon père ermite et qu'il doit être bien mal à l'aise, là.

    *pouffe*

    Tu n'as pas l'air d'apprécier beaucoup ton père, Anatole.

    Je n'apprécie personne, Bonhomme.  Et je ne demande pas qu'on m'apprécie.  Je ne suis pas un faible, moi.  Moi, je veux qu'on me vénère et qu'on me craigne et ainsi sera-t-il parce que je l'ai décidé.

    Oh... mais dois-je vraiment assister à ça, bon sang?!  Nous avons un nouveau groinfre dans la famille.  

    Chapitre IV :  

    Je ne parle pas de ma mère, je parle de Lolita... 

    Quoi qu'il y ait quelques similitudes dans la façon de manger... avec les mains.

    *sourire attendri*

    *sourire dégouté*

    Allez, encore une petit danse pour ma mère;

    Chapitre IV :

    pendant que mon père se tient loin de la foule et en profite pour donner quelques notions de savoir-vivre à Lolita : "c'est dans le pot qu'on fait ses besoins, mademoiselle, pas sur soi" ;

    Chapitre IV :  

     et ensuite, tout le monde au lit!!  Je dois venir au monde dans les meilleures conditions, les amis!

    Maman doit se reposer.

    Eh... qu'est-ce que j'ai dit?  Ma mère doit se REPOSER!!! 

    Chapitre IV :

    *Oooh attendri*

    Autant pour moi, c'est un cambrioleur:  Chouette, il va y avoir un peu de bagarre.  Allez, papa, on part au combat, on la met au tapis.. hop-hop-hop!!!

    La police arrive, Anatole.  Je suppose que cela ne t'a pas échappé que ta mère avait posé une alarme anti-intrusion.

    *soupir dépité*

    Mais qu'elle est cho-chotte, ma mère. 

    Chapitre IV :  

    Sais-tu qui est cette cambrioleuse, il me plairait de lui dispenser mon savoir et de l'aider à s'améliorer.  

    Mais... je rêve ou quoi...  Regarde mon père, ce lâche!  Il sympathise avec l'ennemi, dis donc.  Je n'y crois pas... mais qu'il est barbant, cet homme-bien-sur-tous-rapports. 

    Chapitre IV :  

    C'est Marigold.  Il faut dire que c'est une jolie jeune femme.

    Ce n'est pas une jolie femme, Bonhomme, c'est un flic.  Essaye de réfléchir avant de parler, je t'en prie.  C'est déjà assez pénible comme ça d'avoir à te supporter mais si en plus tu énonces des âneries sans arrêt...

    Admire le travail de ces fourbes... 

    Chapitre IV :  

    Cela fait à peine deux minutes qu'elle est là et elle arrive déjà à faire avouer mon père qu'il aime le yaourt.

    En  même temps, ce n'est pas vraiment le secret le plus inavouable qu'un sim pourrait avoir.

    *pouffe*

    On parle de mon père, là, le puceron!  Qu'il aime le yaourt doit certainement être le secret le plus croustillant qu'il ait.

    *lève les yeux au ciel*

    Ouf, la voilà partie, la fliquette à ailes transparentes.  Je n'aime pas les voix trainer chez moi, ces gens-là.

    *soupir de soulagement*

    Ah, le matin arrive!  Et avec lui les leçons de savoir-vivre à Lolita: le fameux: "non, je ne traîne pas mon derrière par terre partout, je me tiens sur mes deux jambes..." 

    Chapitre IV :

    Elle a l'air très attentive, ta soeur, et elle apprend vite. 

    Chapitre IV :  

    Elle a tout d'un mouton, je pense que je pourrai en faire quelque chose, c'est clair.

    Mais qu'est-ce que c'est qui me vrille les nerfs comme ça?

    Chapitre IV :

    Il faut que j'agisse... il faut que j'agisse... 

    Chapitre IV :

    Anatole!  Qu'est-ce que tu fais?

    Je provoque l'accouchement, pourquoi?

    Pourquoi?!  Mais enfin, Anatole, tu ne peux pas agir comme ça ...

    Je fais ce que je veux.  Je suis le maître de tout et tout m'obéit.  Habitue-toi ou tue-toi...

    Oh j'adore cette devise.  Je la fais mienne: "Habitue-toi ou tue-toi".  C'est excellent, je suis excellent.  Je m'adore.

    Mais regarde donc cette tête de ravi de la crèche que se traine mon père.  Ce n'est pas un homme, celui-là, c'est une mauviette.  Qu'il conduise ma mère, qu'il serve à quelque chose quitte à être dans la place.

    *rictus dégoûté* 

    Chapitre IV :

    Eh non, évidemment, ma brave mère se rend encore seule à l'hôpital. 

    Chapitre IV :

    J'entends déjà la foule en délire: "Le grand, le divin Anatole Lol est sur le point d'entrer dans la légende.  Prosternez-vous..."

    Et mon brave, un bonheur n'arrive jamais seul... Veux-tu savoir pourquoi je dis ça?

    Oh oui, mon cher Anatole.  Pourquoi donc me dis-tu qu'un bonheur n'arrive jamais seul?

    Mon père quitte la maison!!! avec ma soeur!!! C'est trop bien...  Lâche comme il est, il a profité que ma mère soit à l'hôpital pour s'enfuir comme le vieux canard vicieux qu'il est. 

    Chapitre IV :

    Chapitre IV :

    Je ne crois pas, mon cher Anatole, que ton père quitte ta mère.  Tu vas être déçu. 

    Chapitre IV :  

    Il va juste assister ta mère pendant l'accouchement.  

    Tais-toi!  Les portes s'ouvrent... Voilà ma mère... Alors????  C'est moi?

    Chapitre IV :

    Oui, c'est toi!

    *sourire*

    Anatole, je te présente Anatole. 

    Chapitre IV :  

    Ouf... je suis fabuleux.  Quel bébé fabuleux, je fais.  C'est extraordinaire, on devine déjà le destin flamboyant qui m'attend.

    Je n'en doute pas un instant et tu en seras encore plus convaincu lorsque je vais te révéler que Kyla t'a voulu artiste et virtuose.

    *s'étrangle*

    Mais qu'est-ce que c'est que ces traits pourris?  Moi, je me veux malveillant ... eh! mais répète ... tu as dit "virtuose"???  Je déteste la musique.

    *rit de bon coeur*

    Courage, mon cher Anatole.  Ca va aller... 

    *grogne*

    Bienvenue chez toi, mon cher Anatole. 

    Chapitre IV :

    Chapitre IV :

    Ma mère ne peut pas me quitter des yeux, elle m'adore.  C'est normal, je suis magnifique.

    Mais que fait-elle?

    Chapitre IV :  

    Non!  Pas dans la balancelle ROSE... Je suis un gars, un vrai, un dur, presque tatoué... pas dans la balancelle ROSE!!!

    *regard effrayé*

    Le rose te va si bien, mon cher Anatole.

    *mort de rire* 

    Chapitre IV :

    Je suis dépité... totalement dépité...

    La vie t'a oté ta verve, mon cher Anatole.

    Je me vengerai.  Le grand Anatole Lol n'oublie rien, ne pardonne rien et bientôt le monde frémira, chuchotera avec crainte son nom; alors, sa magnificence, sa cruauté pourront s'épanouir et éclater.  Craignez! Tremblez! Le grand Anatole Lol est né ce jour.  Faites vos prières, serrez vos proches contre vos coeurs, dites adieu à tous vos rêves, parce que bientôt, très bientôt, le rose à tout jamais disparaîtra de ce monde qui ne sera plus qu'ombre, l'ombre du grand, du prodigieux, du prestigieux, du cruel Anatole Lol!  Ainsi soit-il.

     

    (à suivre)

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  • Commentaires

    3
    Mardi 31 Décembre 2013 à 11:02

    Il devait être écrit qu'Anatole naitrait d'une catastrophe...

    Merci beaucoup, Angie, d'être passée et avoir commenté. Je suis touchée.

    2
    Lundi 30 Décembre 2013 à 17:22

    Trop mimi Lolita et ben voilà après une fêtes et un incendie Anatole est né ^^

    1
    Mardi 17 Décembre 2013 à 12:44

    "Cela fait à peine deux minutes qu'elle est là et elle arrive déjà à faire avouer mon père qu'il aime le yaourt." Juste : ROFL...

    Pauvre Anatole, un petit dur presque tatoué, dans sa balancelle rose...

     

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