• chapitre VI : Ainsi s'assagit Anatole Lol ... ou pas

    Pour rappel, moi, Anatole Lol, le grand, le magnifique, le cruel, je suis devenu un joyeux bambin.

    Joyeux?  Tu es devenu un joyeux bambin?

    *rire*

    Arrête, Bonhomme, je dois redorer mon image, les gens ne m'aiment pas trop.  Mon récit les intéresse peu.

    C'est vrai mais ne m'as-tu pas dit que tu t'en fichais que les gens t'aiment, que tout ce que tu voulais c'est qu'ils te craignent.

    Ne m'interromps à tout bout de champ.  Je dis donc que je suis devenu un joyeux bambin, avide d'apprendre.

    Je peux déjà marcher: 

    chapitre VI :

    Je peux aussi parler (avec d'autres personnes que toi, Bonhomme)

    chapitre VI :

    Et bien-sûr, je peux aller sur le pot quand un crétin personne n'a pas oublié de me sortir de mon berceau. 

    chapitre VI : 

    C'est avec grand plaisr que je me suis mis à la musique.  Bon sang de bon soir, quelle calamité ce xylophone!!! 

    Moi, je te trouve très doué, mon cher Anatole.

    Si tu le dis..

    chapitre VI :

    J'apprends la patience aussi lorsque mon ventre crie famine et que ma mère prend deux heures à préparer une bouillie infâme me prépare un succulent repas. 

    chapitre VI :

      J'adore aussi les histoires pour m'endormir.  Elles portent vraiment bien leur nom, dès que le livre est ouvert, je m'endors.

    chapitre VI : 

     Oh, et puis regarde le grand moment est arrivé: c'est merveilleux, je vais devenir grand frère, c'est pénible quand même ne pas être reconnu comme le centre  de l'univers.  Mais patience...!

    chapitre VI :

    Quelle horreur, encore une gonzesse! C'est magique, voilà qu'une magnifique Evaline rejoint ma famille.  Quelle chance d'avoir une petite soeur!

    Je ne te sens pas hyper honnête, Anatole.  Cela devient lassant, cette petite comédie que tu joues.  Je ne suis pas loin d'être agacé.

    Je ne vois vraiment pas ce que tu veux dire, Bonhomme.  Comment veux-tu que je ne sois pas en pamoison devant une si belle enfant.  

    chapitre VI : 

     Et regarde quelle famille formidable nous formons - à vomir plutôt.  Et je n'ai absolument pas l'impression d'être aussi à l'étroit dans ma chambre que dans un oeuf, c'est vraiment formidable d'étendre et agrandir la famille ainsi à l'infini dans un espace confiné.

    chapitre VI :

      Je suis certain qu'il y a même moyen d'ajouter encore un lit dans cette chambre magnifique, si spatieuse qu'on dirait une cellule de prison.

    J'ai comme l'impression que tes parents risquent de combler ton attente, mon cher Anatole. 

    chapitre VI : 

    Je sais, j'ai des yeux, sais-tu.

    J'ai bien compris que j'avais des lapins comme parents.

    Et cette fois, tu voudrais plutôt une petite soeur ou un petit frère?

    Peu importe pourvu qu'il ou elle soit en bonne santé. 

    Je suis ravi que tu te fasses aussi bien à ta nouvelle vie, mon cher Anatole.  A t'entendre, j'avais l'impression que jamais tu n'apprendrais à apprécier les petits moments de bonheur et que tout ce qui t'intéresserait serait de tout démolir.  

    Je ne vois vraiment pas ce qui a pu te faire penser ça.  Je ne peux qu'aimer tout ce qui m'arrive, qui n'adorerait pas subir le lavage toupie quatre-cinq fois par jour? 

    chapitre VI :

    Il faut quand même admettre que c'est une délicieuse expérience.

    Tout comme les conversations autour d'un établi de blocs de construction sont un vrai régal pour l'intellect lorsque ta camarade de jeu prétend qu'elle peut voir au travers deux petites souris danser la valse.  Qu'elle est mignonne! Quel calvaire... 

    chapitre VI :

    Et comment, dis-moi, Bonhomme, ne pas s'attendrir lorsqu'on se rend compte que ce qui fait l'inspiration artistique de son papa, c'est le derrière de maman.

    chapitre VI :

     Et c'est tellement émouvant de voir que dès que je me mets à pleurer parce que je meurs de faim, tout le monde se met à penser à moi, très fort.  Mais aucun ne se décide à venir me nourrir... un jour, je me vengerai, parole d'Anatole!!  Ils vont pleurer eux aussi, pauvres gredins sans âme; j'étais tellement désespéré que pour oublier ma faim, je me suis mis à faire de la musique... mOi??!!!.

    chapitre VI :

    Et c'est jubilatoire, n'est-ce pas, cette manie qu'a mon père de souffler les bougies pour ses enfants.  Quel homme sensible!  

    chapitre VI :

    Et c'est vraiment une chance infinie d'avoir une mère tellement enjouée.  C'est d'elle sans doute que j'ai hérité ma joie de vivre. 

    chapitre VI :

    Ah vivement, le prochain anniversaire, moi, je te le dis.  Elles sont vraiment trop intenses, ces fêtes.  On s'éclate comme des fous.  Je pense que je commence à comprendre la désespérance des hamsters qui tournent sans fin dans leur roue.

    Est-ce qu'elle est jolie, la petite Evaline?

    Je te la laisse découvrir, c'est mieux.  Après nous discuterons de savoir si elle ressemble plus à papa ou maman, si tu veux.  

    Non seulement, tu as décidé, mon cher Anatole, d'être adorable mais aussi  barbant?

    *sourire innocent*

    Je ne vois pas du tout ce que tu veux dire. 

    chapitre VI :

    Euh... et moi, je ne vois pas ta soeur, là.

    *en chuchotant*

    Mon rêve serait devenu réalité?

    Pardon?  Ah si, voilà, je la vois.  Elle est adorable.  

    chapitre VI :

    En tout cas, je suis ravi de lui laisser ma place à la maison de poupées.

    *pouffe*chapitre VI : 

    Tu joues vraiment à la maison de poupées, toi, le grand et cruel Anatole Lol?

    A ma façon, oui.  

    chapitre VI : 

    Bref, je te dis que je peux lui laisser ma place maintenant.

    Tu es grand seigneur, Anatole.

    Si tu le dis. 

    chapitre VI : 

    Oh!  Mais que se passe-t-il, Bonhomme?  Tu sais ce que c'est que cette lampe poussiéreuse? 

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    chapitre VI : 

    Oh! C'est trop bien: Maman a convoqué un génie.

    Oui, voici le génie qui réalisera trois de ses voeux.

    Je suppose qu'elle hésite entre "avoir une grande famille" et "la paix dans le monde". 

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    chapitre VI :

    Chouette, elle a demandé la fortune.  Elle est futée, finalement, ma mère.

    Je te retrouve enfin, mon cher Anatole.

    Espérons qu'elle en fasse bon usage.

    Mais j'hallucine ou quoi?! 

    chapitre VI :

    Elle s'est servie de l'argent du génie pour acheter une troisième balancelle???  C'est tout???

    Au moins, il y en a une bleue pour toi, Anatole.

    *pouffe*

    Quel suspens, quelle famille surprenante, j'ai quand même.  

    Le grand Anatole Lol est fatigué.   

    chapitre VI :

     

    (à suivre)

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