• XXII. L'ombre

     

    Même le lilas blanc a une ombre

    XXII.  L'ombre

     

               Quand tu es à l'école, tu es déconnecté du monde des vivants.  Tu ne sais pas ce qui s'y trame; les seules informations auxquelles tu as accès sont les humeurs de tes camarades et les anecdotes vieilles de la veille ou du matin même, sans plus.

                Lorsque Cassie rentre cet après-midi-là des cours, elle ne sait pas encore ce qui s'est passé cette nuit-là chez Sarah et sa mère.  Elle ne sait rien de Sarah réveillée par les coups d'un assaillant masqué.  Elle ne sait rien de la maman de Sarah, coincée dans sa chambre à hurler en vain le prénom de sa fille.  Non, tout ce que Cassie sait en passant le pas du jardin, ce jour-là, c'est que Sarah n'était pas au cours aujourd'hui.

                  Pourtant lorsque Cassie se retrouve nez à nez avec sa grand-mère qui a élu domicile ici depuis quelque temps, la jeune fille pressent que quelque chose de grave s'est passé, au sourire forcé, au regard un peu perdu de la vieille dame, à sa démarche mécanique, un peu forcée, ou à sa main, un peu plus tremblante que d'habitude?

    XXII.  L'ombre

                   "Cassie, je dois te parler.  C'est au sujet de ton amie, Sarah." 

                 Lorsque la vielle dame lui fait le récit de ce que lui ont appris les médias régionaux tout au long de la journée à la radio, Cassie reste parfaitement de marbre.  Aucun sentiment ne parvient jusqu'à elle.  La carapace qu'elle s'est forgée retient les coups qu'elle a reçus et l'empêche de les visualiser frapper Sarah.  Cassie est silencieuse.  Pas tétanisée.  Elle respire doucement.  Lorsque la première question fauche le calme qui est le sien, elle serre doucement les épaules, son regard est fuyant, sa main un peu tremblante, elle aussi, et le ton de sa voix a un tintement métallique.

                     "Mamie, est-ce que l'on est sûr que l'agresseur était seul?"          

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                   La vieille femme est surprise que ce soit cette première question-là qui soit posée.  Elle se serait attendue à ce que Cassie lui demande si Sarah était bien à l'hôpital de Simjoss, si les visites étaient autorisées, si elle pourrait aller la voir, si la maman de Sarah était rentrée chez elle.  Bref, elle s'attendait à beaucoup de questions mais pas à celle-là.  Marguerite est sur le point de s'en ouvrir à Cassie lorsque le portable de celle-ci sonne.  

                    C'est Julien qui vient lui aussi d'apprendre la terrible nouvelle et n'a pas hésité une seconde.  Que Cassie l'apprenne par lui, même au téléphone valait mieux que par n'importe qui d'autre, avait-il pensé.

                       "Pardon, Mamie", dit-elle en enfouissant son portable dans sa poche et comme elle vient de le dire à Julien répète:

                       "Je suppose que les visites à Sarah ne sont pas encore autorisées.  Il faut que j'aille voir Ludo."

    XXII.  L'ombre

                      Cassie hésite puis finalement reprend son portable mais tombe directement sur la messagerie de Ludo.  En hésitant, Cassie murmure, supplie presque.

                      "Ludo, je viens d'apprendre ... pour Sarah... rappelle-moi, s'il te plait."

    XXII.  L'ombre

                     Puis revenant à ses moutons, Cassie répète doucement:

                    "Est-ce qu'on est sûr que l'agresseur était seul, Mamie?"

                   La vieille dame fronce les sourcils mais répond aussi doucement qu'elle le peut:

                         "Ce sont les journalistes qui donnaient les informations, pas la police elle-même.  Il paraît oui, que c'est un seul agresseur qui s'est introduit chez Sarah et sa mère cette nuit.  Apparemment, il n'a rien volé.  Personne, jusqu'à présent, n'a pu émettre de théorie quant au pourquoi.  Je suppose que Ludo est interrogé en ce moment même par la police..."

    XXII.  L'ombre

                      Ludo?  Interrogé par la police?  Evidemment.  Cassie comprend, ce sont souvent les proches qui sont soupçonnés dans ces cas-là, en premier lieu.

                        Sur un:

                         "Excuse-moi, Mamie, j'ai du travail."

                         Cassie s'éloigne et monte dans sa chambre.  

    XXII.  L'ombre

    En se posant lentement sur le bord de son lit, Cassie tente de refréner la panique qui s'insinue en elle.  

    XXII.  L'ombre

    XXII.  L'ombre

     

    Si seulement, elle pouvait être sûre et certaine que cette agression n'avait rien à voir avec ceux qui s'en sont pris à elle. Doucement.  Doucement.  Respirer. Inspirer.  

    Il va falloir forcer le rythme, accélérer la manœuvre et Cassie n'est pas sûre que ce soit une bonne idée.  Déjà, si elle n'avait pas provoqué Yann, hier, dans le parc, directement, se sentirait-elle plus sereine?  Était-ce cela l'erreur?  Ne pas être restée planquée?  Mais qui dit que c'était lui, Yann?  Et si c'était Lola? Ou Louis?  Ou la cinquième personne qu'elle n'a toujours pas identifiée? Ou même Emilie, tapie dans l'ombre prête à frapper de nulle part?  

              Ou personne d'eux?  Bien sûr, cela pourrait être vrai; mais c'était faux et Cassie le savait.  

             Cassie réfléchit encore.  Elle aurait dû être plus dure, elle aurait dû couper les ponts avec ses amis, totalement, pas à demi.  Elle aurait dû les repousser plus violemment, les chasser de sa vie.  Ne pas les laisser devenir des proies.  Mais elle aime tant Sarah, Cassie.   Le sentiment de culpabilité est si fort.  Par égoïsme, elle avait agi, Cassie.  Elle s'en voulait tellement.

    XXII.  L'ombre

           Cassie frotte ses paupières chaudes, enfiévrées.  Remonter le temps.  Elle voudrait tellement remonter le temps.  Revenir à ce soir-là, le soir où elle est partie faire son jogging, sans se douter de l'enfer qui l'attendrait.  Si elle avait su, elle n'aurait jamais enfilé ses baskets, elle n'aurait jamais quitté sa maison, elle ne se serait jamais mise en danger.  Mais sur qui, alors, seraient tombés Louis, Emilie, Lola et Yann?  Quelqu'un qui aurait eu moins de chance qu'elle?

               Mais quel monstre, est-elle donc Cassie que de désirer que ce soit une autre qu'elle qui ait subi ça?

                Brisée, elle a été brisée cette nuit-là; et les heures, les jours, les semaines qui ont suivi ne sont qu'une accumulation de souffrances dont elle n'arrive pas à se défaire.

    XXII.  L'ombre

     

                    Est-ce trop tard pour parler?  Oui.  

                 Aurait-elle dû parler?  Non. Qui l'aurait crue alors que toutes les traces de son enlèvement avait cramé en même temps que la baraque où elle avait été retenue?  Qui l'aurait crue alors qu'elle avait à dénoncer des jeunes de son lycée, sans autre preuve que sa parole?  Sa parole contre la leur et fort à parier qu'ils n'avaient  rien laissé traîner de leur escapade.

                 Et les parents de Cassie auraient été brisés...?  et la pitié dans les yeux de ses amis, comme celle qu'elle ressentait là tout de suite pour Sarah...?!

    XXII.  L'ombre

                     Oh non!  Et même, malgré tout cela, de quelle sanction auraient-ils écopé?  Ils étaient tous les quatre mineurs. Une petite tape sur la main, un avertissement, un mini séjour pour les plus paumés dans un centre de réinsertion?  Non, ils méritaient pire et plus. Et le cinquième? Ne jamais savoir qui il est?  Le voir s'en sortir sans une égratignure, prêt à se venger, à recommencer...!  Plus de repos pour Cassie.  Jamais.

                       Elle aurait dû mourir, ce soir-là, Cassie.  Voilà ce qui aurait dû arriver.  Elle n'aurait pas dû se battre, elle aurait dû se laisser couler, mourir... pour avoir la paix.  Pourquoi s'était-elle battue?   Pourquoi se battait-elle?  Elle ne pouvait pas gagner, Cassie.  Ce soir-là, elle avait déjà perdu, lorsque le bâillon s'était posé sur sa bouche, elle avait déjà perdu... elle était déjà perdue.

                       "Cassie?"

    XXII.  L'ombre

                            Un cri étranglé, rauque sort de sa poitrine, elle bondit:

                           "Non, non, non, Julien.  Tu ne dois pas m'approcher.  Tu ne dois pas être là.  Va-t'en..."              XXII.  L'ombre

    Mais aussi soudainement, Cassie se jette sur Julien.  Celui-ci, surpris autant par le mouvement que par les mots qui ont précédé, ne sait si elle lui saute dessus pour le frapper, le repousser... il est prêt déjà à parer ses coups.  Mais, fiévreusement,  les lèvres de Cassie cherchent les siennes.  La jeune fille veut se couler en lui, tout oublier, s'enivrer, se perdre à jamais puisqu'elle l'est déjà, perdue. 

    XXII.  L'ombre

                            Cassie tremble de tout son être, les joues en feu, les jambes en coton, des frissons l'enfièvrent.  Éperdument, elle s'accroche à Julien, l'embrasse avec toute la passion du désespoir qui est le sien.  Ne plus respirer.  Mourir dans ses bras.  S'étouffer dans ses baisers, faire éclater son cœur, sentir ses entrailles perforer son ventre et s'échapper d'elle...  Mourir d'amour parce que sa haine est trop forte.

    XXII.  L'ombre 

                                Julien laisse Cassie s'emparer de lui, il ne lutte pas, il la tient fermement parce qu'il sent que s'il la lâchait, elle tomberait.  Il répond à ses baisers avec passion d'abord, puis doucement sa main se fait tendre, ses lèvres l'embrassent plus délicatement, il la serre fort contre lui pour l'empêcher de tomber.  Il sent les sanglots de la jeune fille qui s'étranglent dans sa propre poitrine.  Il respire pour ne pas se laisser dépasser par le désir.  Garder le contrôle, apaiser Cassie, violemment doucement puis tendrement, le plus tendrement qu'il peut malgré les coups de marteau que donne son cœur et sa tête en furie qui lui dit de la jeter sur le lit... 

    XXII.  L'ombre

                                   Lorsque, enfin, Cassie détache ses lèvres des siennes, Julien inspire un gros coup mais les paroles de Cassie sont une douche froide.  Julien ne comprend pas.

                                             "Il faut que tu t'en ailles, Julien.  Va-t'en.  Je ne veux plus te voir.  Jamais."

                                                 "Mais qu'est-ce que tu dis?... Cassie..."

                                                  Il aurait peut-être dû la jeter sur le lit, finalement, Julien.

    XXII.  L'ombre 

                      Elle s'éloigne de lui, à reculons, la chaleur de ses mains le quittent.  Il voudrait la retenir mais il hésite.

                      "Cassie, je sais que ce qui est arrivé à Sarah est ignoble et que tu es perturbée et ..."

    XXII.  L'ombre

                               "Rien, non, tu ne sais rien!  C'est moi, c'est de ma faute!  Ne le vois-tu pas?  C'est ma faute, c'est à cause de moi!"

    XXII.  L'ombre

                              "Cassie..."

                              "Je suis une mauvaise personne.  Il ne faut pas m'approcher!  Mais bon sang, ne le vois-tu?  Regarde-moi...  "

    XXII.  L'ombre

                                   "... puisque je te dis que c'est à cause de moi, c'est de ma faute.  Je veux que tu partes.  Je veux qu'on se quitte.  Je ne veux pas qu'il t'arrive malheur.  Je regrette tellement pour Sarah... mais pour toi, c'est encore possible, si tu pars, tout de suite, que tu ne m'approches plus jamais."

                                             Julien s'avance doucement.  Il savait qu'il trouverait Cassie en souffrance mais à ce point? Le quitter?  Est-elle en train de rompre?  Mais pourquoi?  parce que Sarah s'est faite agresser...?  Mais c'est quoi, ce délire?

                       Dire qu'il aurait pu être affalé devant son contrôleur judiciaire au lieu de...  Mais que se passe-t-il ici?  

    XXII.  L'ombre

                            "Cassie, calme-toi, s'il te plaît.  Je ne comprends rien à ce que tu me dis...  Tu veux me quitter, c'est ça?  Tu veux rompre, c'est ça?"

                               "Oui.  Oui, je veux que tu partes.  Oui, je veux que tu me laisses."

    XXII.  L'ombre

                                     "Barre-toi, dégage, va-t'en...  Dans quelle langue, je dois te le dire?  Je ne veux plus te voir.  Toi et moi, c'est terminé."

                                   "C'est ce que tu veux, Cassie?"

                                    "C'est ce que je veux."

    XXII.  L'ombre

                                   L'instant s'étire à l'infini, le silence les enveloppe l'un et l'autre dans une même solitude.  Le cœur de Cassie est en miettes, celui de Julien ne vaut guère mieux. 

                                                   "D'accord, Cassie."

                               Julien prend les mains de Cassie délicatement entre les siennes.   Un frisson commun les parcourt tous deux.

    XXII.  L'ombre

    XXII.  L'ombre

     

                                 "D'accord, Cassie, je vais partir.  Mais avant, je veux que tu me regardes dans les yeux et que tu me dises que tu..."

                                       Sa voix manque une note, se déchirer.

                                      "... que tu me dises que tu n'es pas amoureuse de moi, que tu ne m'aimes plus, que tu regrettes ce qui s'est passé entre nous.   Si tu veux que je parte, c'est ce que tu dois me dire.  Alors dis-le."  

    XXII.  L'ombre

                             En boucle, le souvenir de la promesse de Cassie hurle à son corps défendant: "Il y en a qui doivent payer et ils payeront.  Chacun: Emilie, Lola, Louis, Yann et...  j'irai jusqu'au bout, quoi qu'il m'en coûte, quoi qu'il en coûte à mes proches et peu importe le temps, la manière, les doutes, les angoisses, les dangers et le prix à  payer."

                                    "Je te le dis."

                                    "D'accord, Cassie, tu me le dis, je m'en vais."

    XXII.  L'ombre

                 Suffisait-il vraiment de rompre pour mettre Julien à l'abri? 

                       "Mais sache une chose, Cassie.  Moi, je t'aime et je ne regrette rien.  Et demain, demain, on en reparlera, et demain, si tu penses que c'est vraiment de ta faute ce qui s'est passé pour Sarah, nous irons voir Hol et nous lui parlerons et tu arrêteras de mentir, de mentir à tout le monde."

    XXII.  L'ombre

                                         "... parce que moi, Cassie, je t'aime et je sais quand tu me mens ."

                           Et sans réfléchir, Julien l'attire à lui sans ménagement l'embrasse avant de se détourner brusquement et partir précipitamment.  Que Cassie ne voie pas ses larmes couler.  Surtout qu'elle ne voie pas à quel point il a mal de l'avoir perdue.

    XXII.  L'ombre

                    Demain, demain, il y penserait à nouveau.  Demain, ils iraient voir Hol.  Demain, il saurait s'il l'avait perdue.  Oui, demain.  

                        Evidemment, Julien n'a pas compris que Cassie était déjà perdue.  Perdue, depuis si longtemps, depuis ce soir-là, le soir où elle a sauté dans ses baskets et que sa vie a basculé dans l'ombre, l'ombre la plus terrifiante qui puisse exister, celle de la souffrance et la peur absolue, celle qui rend fou, celle qui ôte toute humanité, celle où l'amour n'a plus sa place.  

     

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  • Commentaires

    7
    sakura5192
    Vendredi 30 Septembre 2016 à 15:21

    (j'avais bien loupé un chapitre ^^ :p )

    6
    Jeudi 29 Septembre 2016 à 10:09

    Je n'ai jamais lu quelque chose d'aussi poignant que cette magnifique histoire cry (ok, j'abuse sur l'émot' mais deux petites boules naissaient tranquillement dans ma gorge, faut le faire là ^^)

    C'est terrible tout ce qu'il se passe autour de Cassie... Et la pauvre qui se sent archi coupable à cause d'un fou furieux, faut dire ce qui est.

    Quand à Julien... Ah le pauvre... Ah le pauvre...! J'en ai le cœur brisé pour lui quoi. J'suis carrément hyper sensible quand un homme laisse exprimer ses sentiments et qu'il les cache en même temps. Surtout quand il s'agit d'amour.

    Franchement, je souhaite juste que Louis fasse un pet... Juste un tout p'tit pet de travers pour se faire prendre en flagrant délit. Ou alors, que Julien développe une perspicacité hors du commun. Et qu'il tombe sur THE TRUC qui fait qu'il va aider Hol et que Louis soit derrière les verrous.

    Ou mieux encore, que la petite Diane (si je ne me trompe pas) ai l'idée de l'année... Non non non, que dis-je... Du siècle pour piéger son frère et que Louis ne s'attend pas du tout à elle... Bawi, vu qu'il l'avait menacé, il sait pas que la petite est sans doute beaucoup plus maligne que lui wink2

    Bon, je vais lire la suite !

    Comment ça, c'est pas pour tout de suite ?

      • Jeudi 29 Septembre 2016 à 19:54

        Pareil pour Cassie et Julien :/  Ils s'aiment vraiment, ces deux-là et c'est douloureux de les voir se déchirer, mais Cassie a agi dans l'urgence, paniquée à l'idée qu'il lui arrive quelque chose.  Je pense que même si elle a fait des choix difficiles à comprendre jusque là, celui-ci me semble le plus raisonnable.

        La suite, c'est pour bientôt, promis :)

        Et merci merci du fond du coeur, Kilinäe ♥♥♥

    5
    Ptitemu
    Mercredi 28 Septembre 2016 à 16:43

    Je veux la suiiiiiiiiite !!!

      • Mercredi 28 Septembre 2016 à 21:15

        La suite est en cours, promis, je fais au plus vite.

        Merci, Ptitemu ♥♥♥

    4
    Mercredi 28 Septembre 2016 à 10:05

    Pour qu'il y ait de l'ombre, il faut de la lumière quelque part :o  On va finir par la voir, cette lumière. Enfin, je l'espère :o

    Merci, Agathe ♥♥♥

    3
    Mercredi 28 Septembre 2016 à 09:49

    Quel beau et terrible chapitre que tu nous a fait là !


    Cassie est en train se sombrer et personne ne peut la retenir, même pas Julien. Elle s'enferme dans sa douleur et sa haine de soi alors qu'il aurait été plus libérateur pour elle de parler de ce qu'elle avait subi.... Quelle tristesse...


    Ah oui, Louis a gagné, hein. Il l'a détourne de ses amis, de sa famille, de son amoureux... de son humanité même...


    Il lui reste quoi maintenant à Cassie ? La vengeance ? Cela a un goût bien amer...


    Je voudrais que tu me dises, Eulaline, que tout va bien se passer, que les méchants vont payer et que les gentils vont s'en sortir... malheureusement, ton histoire est un peu comme la réalité et on sait comment cela se passe dans la vraie vie... Ce n'est pas toujours un conte de fée et même les gentils meurent.


    Bref, le coeur bien triste ce matin. (vite, vite les Lol avec leur désinvolture pour nous égayer un peu^^).


    Mais toujours suprise par ta plume et ton histoire. ♥♥♥

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