• XXIX. Que vienne la nuit

    Même le lilas blanc a une ombre

    XXIX.  Que vienne la nuit

     

              "Il faut arrêter, Dana!  Tais-toi!  Tu dérailles complètement!  Qu'est-ce que tu lui veux à mon fils, à la fin?!  Laisse Louis tranquille!"

              Mais qu'elle se taise, qu'elle se taise!  Qu'on laisse enfin son fils en paix!  Est-ce trop demander?  Ce gamin n'en a-t-il pas assez vu, assez souffert?  Eric tangue comme en équilibre au bord d'un précipice, monté sur la pointe de pieds, tremblant à chaque instant de tomber.  Non, non, il n'écoutera pas, il n'entendra pas ce qu'on a à dire de son fils!

              Dana tente encore et supplie:

              "Je t'en prie, Eric, écoute-moi.  Regarde-moi.  Je ne suis pas Claire, je ne délire pas.  Louis a blessé Diane, j'ai vu ses bleus..."

                Non!  Non!  Il n'écoutera pas, il ne bougera pas, Eric.  Il n'est pas question qu'il doute de son fils.  Non et non!

                    "Eric, j'aime Louis.  Je l'aime infiniment mais il ne va pas bien.  Il a besoin d'aide, Eric.  Je t'en supplie, regarde-moi."

                 Mais non, Eric n'y arrive pas.  Il voudrait y arriver mais il n'y arrive pas.  

               Hol a assisté à toute la scène, sans bouger, il a écouté Dana et sans surprise, vu Eric tout rejeter en bloc.  Evidemment.  

                    "Mon fils va bien.  Laisse mon fils en paix."

                    Incapable de penser ou d'articuler autre chose, Eric s'exaspère, le ventre troué, le cerveau anesthésié.

                        Walter sourit doucement à Dana.

                       "Pouvez-vous aller me chercher la fameuse boîte, Dana?"

                       Eric sursaute.

                     "Non, tu n'as pas le droit, Walt'...  Non!  Tu t'en vas, tu n'as rien à faire ici!"

                    Mais Walter ne bougera pas, ne partira pas.  Il encourage Dana.

                   "S'il vous plaît, Dana..."

                  Dana acquiesce et quitte la pièce.  

                  Walter entend ses pas chagrinés monter l'escalier.  

                    Walter regarde son collègue.

          "Ecoute, Eric.  Je comprends... je te comprends mais je te demande instamment de baisser de ton avec ton épouse.  Quand elle te dit que c'est pour le bien de ton fils et de ta fille qu'elle est venue me trouver, c'est la vérité.  Alors arrête, s'il te plait, et calme-toi.  Nous allons faire toute la lumière sur cette histoire avec ou sans ton consentement et si je dois te menotter et t'enfermer dans ma bagnole pour ce faire, je n'hésiterai pas un instant."

                   Le silence entre les deux hommes enfle, se gonfle de la respiration saccadée d'Eric, du tremblement de ses dents qui s'entrechoquent.  Walter n'a pas l'intention de laisser tomber l'affaire, il doit dire les choses aussi clairement qu'elles doivent l'être.  Relancer la mécanique du flic afin de réduire au silence celle du père et du cœur.

                      "Eric, tu sais à quel point les vingt-quatre, quarante-huit heures sont importantes dans ce genre d'affaire. "

                             Eric cligne des paupières.

                               "De quoi parles-tu?"

                               En même temps qu'Eric pose la question, la réponse lui vient.  Sarah.  Olga.  L'agression.

                              "C'est impossible.  Enfin, Walt, on parle de mon fils, là!"

                          "Si Louis, ton fils, avait été dans son état normal, il n'aurait jamais agressé physiquement sa petite sœur, Eric.  Tu me parles suffisamment de ces deux-là pour que je le sache."

                          Eric pince les lèvres.  Il est sans doute aussi bon enquêteur que Walter et il a vu suffisamment de crimes pour savoir que Walter ne fait qu'énoncer des faits.  Le sentiment de toute puissance qui suit une agression, l'adrénaline gonflée à bloc, la mise en confiance rendent l'individu particulièrement sûr de lui et comme l'alcool peut le faire, désinhibent la personne, lui faisant adopter un comportement qu'il n'aurait jamais eu dans un état normal.

                              "Diane, lors de son récit à Dana, a décrit Louis habillé de noir et cagoulé.  Ce n'est pas une tenue pour dormir, ça.  Il ne sortait pas de sa chambre, il était en haut des escaliers et l'heure correspond.  Sarah a été agressée environ quarante-cinq minutes avant l'altercation entre ton fils et ta fille.  Le timing correspond, tu en conviendras.  Ajoutons à cela que ton fils traînait pas mal avec Sarah, ces temps-ci, qu'il connaissait bien sa maison et que Sarah n'était pas libre.  La jalousie pourrait être un mobile."

                                 Eric se passe une main lasse sur le visage.

                                  "Diane a eu peur, elle a peut-être imaginé Louis plus sombre qu'il n'était.  De cela aussi, tu peux en convenir.  Les témoignages des victimes sont rarement le reflet exact de la réalité.  Un bonhomme d'un mètre soixante-dix devient un molosse de deux mètres avec des canines de vampire.  Et il faudrait demander confirmation à Dana mais j'ai plus entendu parler d'une certaine Lola qui appelait ici que de Sarah. "

                       Walter acquiesce.  Un sacré pas de franchi, il vient d'entendre clairement son coéquipier reconnaître Diane comme victime et les rouages de la réflexion se mettre en branle.  

                        "Tu as raison.  Ne tirons pas de conclusion hâtive, mon ami.  Mais admettons que ce serait une belle boulette de ne pas vérifier tout ça."

                Eric tremble encore, refuse toujours mais son regard s'est rallumé, alors Walter lui sourit, l'encourage.  Si Carine était là, elle le réconforterait sûrement autrement, trouverait le bon geste mais Walter, lui, contrairement à son épouse, ne sait pas trop y faire dans ces moments-là, il préfère donc se tenir à l'écart et regarde Dana entrer, poser la boîte de Louis sur le sol et se reculer prudemment, en coulant un regard timide à son mari qu'elle découvre moins tendu, plus réceptif, plus attentif. Il accomplit des miracles, ce Hol

                        C'est à ce moment que tous trois entendent la porte d'entrée claquer et la voix de Louis qui résonne dans le couloir.

                          "C'est moi!"

                   Le jeune homme apparaît dans l'embrasure de la porte,...

              ...semble un moment surpris de voir Hol mais n'en laisse rien paraître, se contentant de le saluer. Son regard se fixe un instant sur sa boîte, il fronce les sourcils.  Il regarde autour de lui, étonné par le silence et les mines graves; même le sourire de Dana semble forcé.   Aucun ne semble prêt à parler.

                       "Où est Diane?  Il y a un problème?"

              Ombre furtive, un petit pincement tout aussi furtif chatouille la conscience de Louis.  Il revoit les grands yeux effrayés de sa petite sœur et se sent un dixième de quart de seconde coupable de quelque chose.  C'est une sensation vraiment désagréable, aussi courte soit-elle.

                                        "Diane est chez une amie."

                                  C'est Dana qui a parlé mais comme son sourire, Louis ne reconnait pas sa voix.  Eric hésite, comme toujours lorsqu'il est face à son fils.  Son envie de le protéger, de le serrer contre lui, de lui dire tous ces mots qu'il s'est répété cent fois et qui restent bloqués au fond de sa gorge le tétanisent totalement.  Pourtant, cette fois, son regard ne se voile pas et d'une voix sans timbre lance:

                                    "Louis, raconte-nous ce qui s'est passé cette nuit..."

                              Ah voilà, c'est donc ça.  Cette petite peste a parlé!  De toute façon, Louis avait pris la décision de raconter n'importe quoi, même si la gamine n'avait rien dit.  Alors, même si tout cela ne lui indique pas ce que sa boîte fait là au milieu d'eux et la présence de Hol, Louis raconte.  Il raconte qu'il a entendu du bruit, il a pensé que Diane était malade.

                                     "Une indigestion, ça arrive..."

                                      Lorsqu'il est arrivé dans la salle de bains, la petite a eu peur, elle a glissé sur le carrelage et en tombant lourdement s'est cognée au pot de cabinet.  Il l'a relevée mais elle semblait effrayée, il l'a ramenée à sa chambre.  Elle a dû avoir très peur, n'avait pas l'air d'avoir tout capté.

                                       "...en même temps, en pleine nuit, réveillée à moitié, il y a de quoi avoir peur...  C'est ça que vous vouliez savoir?", rit Louis.  

                                    Cette histoire est plausible, tellement plausible que Louis s'attend à ce que son père, au moins, le suive dans son rire; mais c'est d'un ton froid qu'il lui répond.

                                     "Ce n'est pas ce que Diane a raconté à Dana, Louis.  Et Dana dit avoir vu les marques de tes doigts sur les bras de la petite."

                                  "Je l'ai peut-être serrée un peu fort en la relevant?  Je suis désolé.  Je n'ai pas senti que je lui faisais mal."

                                        Louis jette un regard agacé autour de lui.

                                        "Mais enfin, vous m'accusez de quoi, là?"

                                        Walter fait un pas en avant.

                                         "Veux-tu bien ouvrir la boîte, là, Louis?"

                               Louis sent la situation lui échapper, en a-t-il été maître à un moment ou l'autre?  Il plie les gens et les situations à sa volonté, que se passe-t-il là?  Louis attaque celle qui lui semble la plus faible.

                                           "Dana, t'as fouillé mes affaires!  C'est pour ça que tu voulais aller dans ma chambre, c'est ça?!  Moi, je te faisais confiance...!"

                                          Dana  se ratatine, elle ne bouge pas, mât battu  par les vents, peut-être, et qui craque, vacille.

                                             "Papa... "

                                              Il est suppliant mais Eric ne bouge pas plus, se contentant de répéter à la suite de Walter.

                                              "Ouvre, la boîte, Louis."

                                              Dana frissonne.  Elle a l'impression que le journal de Claire va lui sauter au visage comme un diable libéré de sa boîte dès que le couvercle sera soulevé.  

                                           "Donne-moi le journal de ta mère."

                                            Louis grimace.

                                            "Il est à moi.  Elle me l'a donné."

                                           Eric baisse les yeux, feuillette le journal, reconnaît sans mal l'écriture de Claire, ...

                              ...refoule la nausée qui le saisit puis d'un ton légèrement hystérique:

                                            "Tout ça, ce sont des fadaises!  Des délires! Tu as toujours été un petit garçon adorable.  Ta mère ...  "

                                          La voix d'Eric se meurt, s'enroue, devient presque cristalline:                                     "Tu n'aurais jamais dû avoir ce truc dans les mains, Louis.  Ta mère était malade. Elle souffrait beaucoup... "

                                            "Non! C'est faux.  Maman n'était pas folle."

                                     "Mais si, bien sûr que si!  Ta mère plongeait dans des délires paranoïaques, Louis.  Elle était malade.  Elle racontait n'importe quoi..."   

                                                  La voix d'Eric se brise, les larmes menacent...

                                    "Oh mon fils, pardon, pardon... Il faut qu'on parle tous les deux.  Je t'en prie, écoute-moi..."

                                              Mais Louis, lui, ne veut pas parler, ne veut pas écouter, ne veut pas que son père le prenne dans les bras.  La colère gronde.

                                         "Je m'en fiche de ce qu'ils racontent, de ce que tu racontes!  Ne t'approche pas de moi, papa."

                                            Walter est resté silencieux, concentré sur les objets que contient la boîte.  Le journal, lui, ne l'intéresse pas.  Il passe en revue, il sent ce petit frisson qui lui caresse la nuque.  Un ours en peluche, sept flacons de parfum, un foulard, trois colliers,  deux bracelets.  Il y a quelque chose qui le dérange.  

                                                   Et soudain, l'illumination...  

              Walter sort de la pièce, prend son portable et sa voix douce rencontre celle de son épouse. 

                                            "Je ne te dérange pas, ma chérie?"

                                                     Carine rit doucement.

                                          "Si, bien sûr.  J'étais en grand conversation avec mon masseur hyper sexy qui vient d'arriver...  nous en étions aux prémisses."

                           Walter sourit doucement.

                         "Chérie, c'est important, je voudrais savoir si je te dis "orange tonic" , "Noa", "Pure Poison", "le baiser du dragon", "coco Mademoiselle", "j'adore" et "kenzo world", qu'est-ce que tu me réponds?"

                           Carine sourit encore.  Bien qu'elle ne porte jamais de parfum ni eau de toilette, Carine collectionne, depuis ses dix ans, tous les échantillons de parfum possibles et imaginables.  Elle répond donc doucement.

                            "Azzaro, 2002; Cacharel 2001, Dior 2004, cartier 2001, Chanel 2002, Dior 1999, Kenzo 2016."

                                Walter respire plus fort.  Il a trouvé ce qu'il cherchait: le trophée.                             

                                "Merci, ma chérie."

                                 "Je t'ai aidé?"

                                             "Oui, ne m'attends pas, je rentrerai tard."

                             Il est déjà tard, pense Carine, mais elle ne le dit pas, se contente d'un mot d'amour.

                                            "Je t'aime, Walter."

                                            "Moi, je t'aime beaucoup plus."

                                             Ils raccrochent tous les deux.  

                         Carine soupire doucement, se lève lentement et se prépare un café au lait.  La nuit va être longue.  Elle n'aime pas dormir sans Walter à ses côtés. 

    Walter, lui, plonge la main dans le revers de son veston et compose un nouveau numéro.

                                  "Bonsoir, c'est l'inspecteur Hol à l'appareil.  Excusez-moi, Madame, de vous déranger mais je voudrais savoir si vous avez eu le temps de faire le tour des objets personnels de votre fille et de vérifier que rien ne manquait?"

                                                 La vieille dame lui demande pardon mais, si elle a vérifié, elle ne peut rien confirmer.  Il faudrait attendre que Sarah vérifie elle-même.  

                      "D'accord, mais puis-je vous demander quel parfum ou eau de toilette votre fille porte en ce moment?"

                      "Je lui ai offert récemment le nouveau Kenzo, vous voyez ce parfum avec cette pub bizarre...  Maintenant je ne sais pas si c'est celui-là qu'elle porte...  c'est important?  Vous avez trouvé quelque chose?"

                          "Peut-être, madame, je vous rappelle demain matin, sans faute."

                      Walter hésite à souhaiter une bonne nuit à la vieille dame.  Il se doute que cette nuit et toutes les suivantes, Olga ne fermera pas l’œil.  Il serre plus fort son portable contre son oreille.  

                             "A demain, inspecteur."

         Olga pose son portable sur sa table de chevet et frissonne.  La nuit sera longue pour elle aussi.  Pour sûr, le sommeil la fuira et sinon, les cauchemars la rattraperont.

                       Une fois la communication coupée, Walter part retrouver la famille Van Laer, toujours réunie au salon.

                  "Dis-moi, Louis.  Tous ces objets, réunis dans cette boîte appartenaient à ta mère?"

                 Je pense que c'est à ce moment-là, lorsque Walter a posé cette question anodine, sur un ton badin, que Louis a réalisé qu'il avait commis une énorme boulette, la veille, en emportant un petit souvenir de plus de Sarah, un peu d'elle, un peu de son odeur, pour se souvenir à l'infini de cet instant grisant où son corps gisait sur le sol, où seuls des râles sortaient de sa gorge tuméfiée. 

            C'est à ce moment-là, oui, que Louis se met alors avec toute la hargne dont il est capable à haïr cet homme, aux yeux doux.  L'affaire Diane vient de glisser à l'affaire Sarah. Son impossibilité temporaire à diriger les gens et les événements arrive décidément au bien mauvais moment.  Louis bout de rage. 

            Eric est sur le point d'ouvrir la fameuse boîte mais Walter l'arrête d'une voix sans appel.

                         "Ne touche à rien.  Pièces à conviction.  Je vais faire emmener tout ça au commissariat.  Louis, tu vas m'accompagner...  Je pense que toi et moi avons beaucoup de choses à nous dire."

                              "Tu l'arrêtes?"

                         "Disons que je l'invite à me suivre et te conseille de l'accompagner.  Louis est mineur.  Il vaut mieux que tu assistes à l'interrogatoire.  Louis a des choses à me raconter notamment sur le petit flacon de parfum, là, Kenzo, n'est-ce pas, Louis?"

                             Louis fulmine et se tourne vers Dana:

                              "C'est toi, toi qui l'as mis là.  C'est elle!!"

                              Walter ne prend même pas la peine de répondre à Louis.

                           "Quant à vous, Dana, je vais vous demander d'aller chercher Diane.  Un médecin doit l'ausculter..."

                            Eric voudrait arrêter le temps, voudrait assommer Hol, le ficher dans la cave, jeter la clé, oublier toute cette histoire... mais à sa propre douleur viennent se superposer les images de Sarah, martyr, rouée de coups et le petit visage de Diane, ses yeux qu'il imagine emplis de terreur.  Alors il bouge, la voix dure, il ordonne à Louis de suivre l'inspecteur Hol, il les rejoint tout de suite.

                     "Dana, je..."

                      Sans un mot, Dana se serre très fort contre son mari...

                  ... puis lui murmure au creux de l'oreille:             

                  "Louis a besoin de toi.  Nous aurons bien le temps de discuter plus tard..."

          Plus tard, oui.  Eric a l'habitude de remettre à plus tard les conversations importantes, essentielles...  

                         Alors, il ne dit rien, n'ajoute rien, regarde un long moment Dana...

               ... et s'en va rejoindre Hol.  La nuit pour eux tous sera longue, douloureuse et pénible; ça, c'est sûr.

     

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  • Commentaires

    9
    sakura5192
    Jeudi 27 Octobre 2016 à 11:30

    Qu'il est borné Eric, mais j'imagine que c'est le cas de tout parent qui apprend de telles horreurs sur son enfant...

    Vive Walt ! J'espère que Diane ira mieux...ça m'étonnerait qu'elle puisse supporter de vivre à nouveau dans la même maison que Louis...

    Est-ce qu'on s'approche de la fin ? Walt va-t-il faire le lien avec Cassie ?

      • Jeudi 27 Octobre 2016 à 12:22

        Merci, Sakura ♥♥  Je ne pense pas que Louis puisse revenir tout de suite à la maison; ne t'inquiète pas pour Diane.  Quant à la fin, oui, tout doucement, on en approche.  Pour le lien avec Cassie ...  à suivre :D  

    8
    Ptitemu
    Jeudi 27 Octobre 2016 à 00:17

    Pauvre Eric, ça va être atroce... Moi  je trouve qu'il a un courage extraordinaire d'enquêter quand même, de ne pas s'effondrer, claquer la porte du commissariat, penser à Sarah dans sa propre douleur... Walter est lumineux, mais ce n'est pas pour rien qu'Eric est son ami. 

    Continue vite, Eulaline, on en redemande !

      • Jeudi 27 Octobre 2016 à 12:20

        Promis, la suite arrive très vite.  Merci, Ptitemu ♥♥

    7
    Mardi 25 Octobre 2016 à 10:24

    Dans ce chapitre, nous assistons à la lente dissolution d'une famille, celle d'Eric Van Laer. Mais n'était-elle pas faite d'illusions jusqu'à présent ? Eric qui n'a jamais voulu voir, jamais prendre le temps avec son fils... Je crois qu'il en paye les frais maintenant. A faire l'autruche, voilà ce qui arrive et en plus des innocents en souffre (Sarah, Diane..).


    Quand à Walter, c'est mon nouveau héros. Pas un mot plus haut que l'autre, mais un professionnalisme hors-pair. Et c'est ce qu'il fallait pour arriver à confondre le coupable.


    Bien, on peut-dire que la partie "Louis" est pratiquement neutralisée mais que vas-t'il en être de Julia ? Julia si manipulatrice et si retorse. Et puis il ne reste plus que Lola. Julia va t'elle n'en faire qu'une bouchée, servir de bouc émissaire ? Ou alors cette jeune fille va t'elle nous surprendre ? Comme tu vois, j'ai bien des questions ^^. Mais je saurais attendre et voir jusqu'où tu vas nous emmener.


    Et n'oublions pas Cassie...


    ♥♥♥

      • Mardi 25 Octobre 2016 à 11:58

        Je me rends compte que je suis plutôt dure avec Louis. Je crois que je lui reproche le fait qu'il n'a pas été assez là pour son ancienne femme, pour l'épauler et peut-être aussi pour la décharger de son fils. Mais en même temps, cela devait être tellement difficile pour lui. Il était plus jeune et il devait penser que sa femme étant suivie, tout irait bien. Mais on est jamais dans la tête des gens...


        Et puis, s'il avait pu anticiper, il  n'y aurait pas eu d'histoires wink2.

      • Mardi 25 Octobre 2016 à 10:50

        Eric Van Laer s'est laissé aveugler par ce que voulait lui montrer son fils.  Evidemment, il a une énorme responsabilité dans ce qui s'est passé et ce que son fils est devenu.  En même temps, je ne peux m'empêcher de lui trouver des circonstances atténuantes.  Les années passées auprès de son épouse malade ont dû être compliquées, tous ces jours où il savait que Louis restait seul avec sa mère puis finalement découvrir le corps inanimé de son épouse, devoir supporter ce sentiment d'absence, couplé à la culpabilité, tout en tentant d'élever son fils du mieux qu'il le pouvait.  Ce sont des épreuves auxquelles nul ne peut être préparé.  Il a voulu croire que tout irait bien, que tout allait bien et j'avoue que je ressens pour lui un immense chagrin devant son échec, ses échecs.

        Walter, c'est mon héros à moi aussi, l'un des personnages de cette histoire que j'affectionne tout particulièrement.  Il est un peu la lumière de toute cette histoire qui traîne dans l'ombre et la débusque :D

        Ah oui, Cassie, Lola et Julia...  il en reste peu, finalement.

        Merci, Agathe ♥♥♥

        Heureuse que tes vacances se soient bien passées et impatiente de découvrir ton legacy prochain :D

    6
    Lundi 24 Octobre 2016 à 13:59

    Mise à jour effectuée et j'ai adoré comme toujours, douleur , cynisme, manipulations, et bien d'autres encore sont si bien décrit je suis enthousiaste , le passage de Monsieur Luigi est d'une densité , j'aime, on aimerait qu'il bouge , mais... la vie n'est elle pas comme cela....

    Merci Eulaline pour ce formidable instant.

      • Lundi 24 Octobre 2016 à 18:46

        Merci à toi, Mich ♥♥ surtout.  J'aime quand tu aimes ♥♥

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