• XXXII. Faute avouée

    Même le lilas blanc a une ombre

    XXXII.  Faute avouée

     

             Inspirer.  Expirer.  Après sa nuit blanche où l'idée avait germé, et une journée passée à ressasser toujours les mêmes pensées, Cassie n'avait pas changé d'avis, elle allait parler à Julien de son agression, tout lui révéler et lui dire à quel point elle tenait à lui.  Comment y arriverait-elle?  Elle n'en avait aucune idée et plus le temps passait plus elle doutait d'y arriver.  

                "Il est sur la terrasse, Cassie."

                  Cassie avait souri mais chaque marche manquait la faire basculer.  

             En ouvrant la porte donnant sur la terrasse, Cassie fut saisie par l'air chaud qui balayait doucement, presque tendrement les feuilles des arbres en contrebas et la mer, si belle, toujours si belle, si fascinante que Cassie continuait à l'entendre même lorsqu'elle s'éloignait d'elle.

                   Cassie s'était avancée et restait les bras ballants, à quelques pas de Julien qui soufflait et grognait.

                    Toute la journée, elle l'avait guetté.  Il n'était pas apparu.  Elle s'était inquiétée.  Où était-il?  Que faisait-il?   

                    Après les cours, Cassie avait hésité, le regard fixé sur son portable.  L'appeler?  Lui envoyer un mot?  Lui demander pardon?  Elle avait finalement décidé d'aller directement chez lui, le voir lui donnerait la force, s'était-elle dit.  Il lui manquait tellement.

                  "Julien..."

                   Rien.  Juste le bruit des coups bravaches et la respiration saccadée du boxeur lui répondirent.  A peine un regard lui fut adressé.  Et ce regard n'avait rien d'avenant, c'était le moins que l'on puisse en dire.

                     Cassie fronça les sourcils.  Selon toute vraisemblance, si elle avait eu envie de voir Julien, la réciproque ne semblait pas exacte.  Elle dansa un long moment d'un pied sur l'autre, ne sachant si elle devait faire demi tour ou insister.  Cassie n'avait pas voulu y penser mais finalement le silence de Julien, son absence n'avaient pour justification que son envie de tirer un trait sur elle.  La veille, il avait prétendu être prêt à tout pour elle, pour l'apaiser.  Il lui avait fait croire qu'il refusait la rupture, qu'il serait là pour elle, aujourd'hui, qu'il allait l'aider!  Mais peut-être n'était-ce que du vent?

                      Les battements de coeur de Cassie se firent douloureux. et au moment où elle ne s'y attendait pas, où elle s'apprêtait à faire demi tour, au  moment où Cassie ne s'y attendait plus, au moment où elle décidait de se draper dans ce qui lui restait de dignité, Julien défit ses gants de boxe et se tourna vers elle.

                      "Qu'est-ce que tu veux, Cassie?"

                       Cassie plissa les yeux, grimaça, recula, surprise par le ton de voix de Julien qui semblait plus chagriné qu'en colère.

                        "Tu viens encore te foutre de ma tronche?  Tu es venue te régaler de ton oeuvre?  T'as décidé quoi aujourd'hui?  Je suis sensé être bouffé à quelle sauce? Ou alors tu vas encore me la jouer martyr? Pauvre petite CA- SSIE!"

     

                         Cassie recula sous le choc. Et Julien s'avança, prit une voix moqueuse et imita Cassie, citant presque mot à mot ce que la jeune fille lui avait dit le soir suivant la première publication du corbeau :

                         " Julien, je ne sais pas en qui je peux avoir confiance.  Je ne sais pas si je peux te faire confiance.  Et pourtant, tu es le seul à qui j'ai besoin de parler de Grégoire, de cette photo..."

                          Julien et Cassie sentirent, sans s'en douter, une même nausée qui leur montait aux lèvres.

                           "Tu t'es bien foutue de ma tronche, hein, Cassie!  Tu voulais quoi de moi, en fait?  T'as voulu te payer le Clove?  Et bien, tu l'as eu, oui, tu l'as bien eu comme il faut et moi, je me la suis prise bien profond!"

                             Julien haletait, pris dans sa propre colère.  Il ne réfléchissait plus, devenait vulgaire et se retenait pour ne pas fracasser la petite trogne de Cassie qui lui faisait face, les yeux écarquillés, pour ne pas l'agripper par la taille et la jeter sur le sol avant de ...  Julien tenta de calmer sa respiration, de secouer la tête, les bras, les jambes, fuir toute cette colère, cette amertume, cette déception. Toute la journée il avait tenté l'apaisement, la sérénité, le contrôle, la maîtrise de soi mais apparemment, il n'y était pas parvenu.  Cassie le rendait fou.  Cette histoire l'avait rendu fou.  Julien baissa la tête.  La voir était la pire des tortures.

                           "Va-t'en, Cassie..."

                            Cassie se mordit l'intérieur des joues, tenta une main vers lui.

                             "Julien..."

                             Julien souffla comme un phoque.

                              "Ah non, pas de Julien qui tienne!  Dégage, j'ai dit!"

                              Et les yeux brillants de haine.

                              "Je sais tout, Cassie!  Je sais tout!  C'est toi, le corbeau!  Ah tu as bien dû rire en m'imaginant découvrir l'article sur toi!  Ah tu as bien dû rire en te moquant de Louis et de Yann!  Yann qui s'est suicidé!  Tu sais ça?!"

              Oui, Cassie sait ça, elle l'avait appris et elle n'avait pu s'empêcher d'en ressentir une joie immense, encore plus délectable que celle qu'elle avait ressenti le jour où elle avait eu vent de la disparition d'Emilie ou de l'arrestation de Louis.  Bande de salopards, ces trois-là.

                               "Et ça!  ça!  ça!  La mort de Yann, tu ne pourras jamais être certaine que ce n'est pas de ta faute, Cassie!"

                              

                                 Ce fut à cet instant précis que le barrage que Cassie avait monté, consciencieusement, brique après brique, le colmatant du plus solide des bétons se brisa d'un coup sec et toute la haine, toute la noirceur de son âme claqua:

                                  "Et bien moi, j'espère que j'y suis pour quelque chose!  J'espère que cette petite raclure à crier à l'aide au moment de clamser, j'espère qu'il a  hurlé après sa mère, qu'il a eu peur, qu'il a pissé dans son pantalon... Oui, j'espère qu'il est mort comme un sale rat puant qu'il était et qu'il est mort à cause de moi!"

     

                                   Cette fois, ce fut Julien qui recula.

                                    "Et tu es là, avec tes belles paroles, tu me fais la morale, tu hurles à qui veut l'entendre que tu sais tout!  Mais NON!  Non, tu ne sais rien!  Tu ne sais rien de ce qu'ils m'ont fait!  Tu ne sais rien!  Mais je vais te raconter parce que je suis venue pour ça!..."

                                      "...Je suis partie faire mon jogging et ils me sont tombés dessus, dans le parc.    Je me suis éveillée, dans le noir complet, un coffre de bagnole, je suppose, pieds et mains liées,  vomissant et déglutissant mon vomi, le nez empêtré dans un sac.  Je ne respirais plus, enfin, si juste suffisamment pour que je n'étouffe pas et puis ils m'ont traînée, jetée je ne sais où et ils se sont mis à me frapper.  Sans un mot.  Rien.  Juste moi qui hurlais.  Hurlais ...!  Ils sont repartis, m'ont laissée toute seule, attachée sur un siège, toujours avec le sac sur la tête.  Je pleurais, je pensais que j'allais mourir.  Je n'étais pas sûre que j'étais seule mais je savais,  j'étais sûre que je ne m'en sortirais jamais."

                                   Cassie déglutit.

                                   "Le cauchemar ne s'arrête pas là parce qu'ils sont revenus.  Tout de suite ou pas, je n'en sais rien.  Mais cette fois, quand ils ont frappé, je n'ai plus crié.  J'étais morte.  Morte, tu entends.  Morte!  Morte?  Cela aurait été trop beau!  Et encore et encore, ils me laissaient et revenaient.  Deux nuits, un jour, je l'ai appris après mais ça m'a semblé une éternité bien plus longue.  J'étais en sang, il n'y avait pas un seul centimètre carré de mon corps qui ne soient pas douloureux.  Je les ai suppliés qu'ils me tuent."

                                   Cassie déglutit encore.

                                   "Puis il y a eu cette dernière fois, la fois où un lien n'a pas été si bien serré et... je ne sais pas où j'ai trouvé le courage mais je me suis libérée.  Alors, je me suis glissée à l'extérieur de la cabane par une fenêtre haute et je me suis accrochée, je savais qu'ils reviendraient.  Je n'avais qu'une obsession, savoir qui ils étaient.  Et je l'ai su!"

                                     Ces derniers mots sont un hurlement.

                                      "Je les ai reconnus.  Des gars, des filles que je croisais tous les jours.  Je les ai vus paniquer comme les rats qu'ils sont et ils ont mis le feu à cet endroit.  J'ai regardé brûler tout le bazar.  Les flammes.  La chaleur des flammes, je m'en souviens.  C'est à ce moment-là que j'ai décidé qu'ils devaient payer!  Ce qu'ils m'ont fait... ce qu'ils m'ont fait..."

                                        La voix de Cassie se brisa et celle de Julien résonna, froide comme la mort.

                                         "Pourquoi tu ne l'as pas raconté aux flics?  Pourquoi tu ne  me l'as pas dit quand je t'ai posé la question directement?  Pourquoi tu m'as menti à ce moment-là?  Tu as eu cent fois l'occasion de me le dire, Cassie, mais tu m'as menti."

                                          Cassie s'agaça.

                                           "Après ça, j'ai voulu récupérer, je devais récupérer avant de rentrer.  J'ai erré, j'ai dormi, j'ai pleuré enfin.  Quand je suis allée chez le flics, je savais qu'ils ne me croiraient pas, qu'ils ne comprendraient pas.  Personne ne peut comprendre et même si je me trompe, ce ne serait pas assez.  Ce qu'ils m'ont fait... ils méritent, tous, que je... que JE les fasse souffrir comme ils m'ont fait souffrir.  Ils méritent que JE m'en occupe personnellement.  Ils méritent que l'on montre quelles crevures, ils sont.  Les voir morts de trouille puis morts tout court.  C'est mon plus grand désir, c'est ce qui m'a fait tenir debout!"

                                       Cette fois, Cassie s'avança, posa une main tremblante sur la joue de Julien.

                                      "Puis tu es là.  Et je suis fatiguée et je voudrais tout arrêter.  Pour toi."

                                       Le silence se fit, les cœurs cognant toujours à la volée mais plus avec la même velléité que précédemment.  Julien avait le gorge si serrée qu'il lui semblait qu'il allait étouffer.  

                                       "Mais tu as raison, je suis le corbeau.  L'oiseau de malheur chargé de les faire payer tous.  Oui, il y a eu Emilie.  Je n'avais pas prévu qu'elle disparaisse comme ça, j'aurais voulu savoir ce qu'elle était devenue.  Mais bon...  J'imagine que si elle est encore vivante, elle doit en crever, dans un coin, l'aiguille coincée dans un bras comme sa toxico de mère.  Puis il y a eu Yann.  Une fin qui manque de panache mais il ne faut pas trop en attendre d'un moins que rien.  Puis Louis qui a osé s'en prendre à Sarah.  Je n'avais pas prévu de publier l'article si tôt, mais j'ai paniqué et sans doute qu'indirectement, je lui ai offert une belle ligne de défense à cet enfoiré... "

                                       La main de Cassie retomba mollement le long de son corps tremblotant.                                  

                                         Cassie soupira.

                                         "En venant te voir, je pensais que je serais capable de tout laisser tomber, peut-être même que ça me ferait du bien de raconter tout ça."  

                                        "Tu penses être meilleure qu'eux, Cassie mais ... si pour toi, Emilie, Yann, Louis ne comptent pas, Sarah, elle, compte pour toi.  Et si Sarah aujourd'hui est à l'hosto, traumatisée à jamais, c'est à cause de toi.  Comment, comment peux-tu... ?"

                                       Les yeux de Cassie se noyèrent de larmes, ses poings se serrèrent.  Ne pas penser à Sarah, rester concentrée.

                                    

              

                                        "Je suis venue pour tout t'avouer, je pensais que tu me prendrais dans tes bras, que tu me dirais que tu m'aimes, que tout était pardonné... Hier, tu disais que tu étais prêt à tout pour moi."

                                         Julien  secoua la tête.

                                           "Mais non.  Tu m'accuses sans savoir, sans comprendre."

                                           "Cassie, tu avais cent possibilités après ton agression de t'en sortir, de les faire payer mais tu as choisi la pire de toutes.  Tu es comme eux, Cassie.  Tu ne vaux pas mieux!"

                                           Cassie inspira profondément.

                                            "Et réponds sincèrement pour une fois, Cassie, tu es venue pour tout m'avouer, mais, si je n'avais pas su que tu étais le corbeau, aujourd'hui me l'aurais-tu raconté ou te serais-tu contentée de me parler de ton agression?"

                                             Cassie ne baissa pas les yeux.  Evidemment que non elle ne lui en aurait pas parlé, du corbeau.

                                          "Evidemment que je t'en aurais parlé.  Je ne vois pas pourquoi j'en aurais honte, je n'ai rien fait d'illégal."

                                           Julien haussa les épaules.

                                            "Tu me mens encore, Cassie.  Allez, barre-toi.  Et si j'étais toi, je supprimerais très rapidement le compte du corbeau parce que je connais Hol et Hol cherche le corbeau.  Tu n'as plus qu'à prier qu'il ne l'ait pas trouvé d'ici là parce que crois-moi, illégal ou pas, ça ne le fera pas rire, Walter, lui non plus que tu l'aies mené en bateau.  Et juste s'il te prenait l'idée de publier un nouvel article, je n'hésiterai pas une seule seconde à te balancer moi-même, Cassie.  Tout le monde saura alors ce qu'il t'est arrivé et ce que tu as fait.  C'est parce que je plains te parents et Sarah que je ne le fais pas tout de suite.  Pas pour toi."

     

                                             "Je pense qu'on s'est tout dit", murmura Cassie.

                                               "Je le pense aussi."

                                                Cassie quittait la terrasse, Julien l'entendit dévaler les marches de l'escalier, il se pencha par-dessus la balustrade, essayant de l'apercevoir, une dernière fois.  Julien avait pris sa décision, il allait en parler à sa tante.  Il voulait rejoindre le pensionnat de San Myshuno; il allait effectuer une année préparatoire là-bas et entrer à l'école de journalisme.  

    C'était ce qu'il avait toujours voulu et aujourd'hui, c'était ce qu'il y avait de mieux pour lui.  S'éloigner de la banlieue, se retrouver anonyme, ailleurs.  Et ce fut là qu'il le vit, ayant belle allure sur le chemin de sa maison...

    Monsieur Luigi!  Bon sang, incroyable que son ami ait quitté son parc.  Que se passait-il?  Julien dévala à son tour les marches pour l'accueillir.

     

                               "J'ai des infos, gamin.  Comme j'en avais assez de t'attendre, je suis passé.  Enfin, si les histoires d'un vieil homme t'intéressent toujours, bien sûr..."

     

    « XXXI. Et le corbeau est...XXXIII. Le maître du jeu »
    Pin It

  • Commentaires

    10
    Samedi 1er Avril à 16:38

    Cela fait plusieurs jours que je lis cette histoire et je suis juste bluffée par son intensité !

    J'ai commencé à avoir des doutes sur l'identité du corbeau peu avant sa révélation , en tout cas, tu as bien su brouiller les psites nous menant jusqu'à lui ! wink2

    Pour en revenir à cette MAJ, contrairement à la majorité, je comprends parfaitement la réaction de Julien (même si lui-même aime mentir à l'occasion !^^)... Je comprends bien sûr le désir de vengeance de Cassie, qui est on ne peut plus humain (et mené de main de maître), mais ce faisant, elle se met au même niveau que ses tortionnaires en provoquant leur mort ! La réaction de Julien est tout simplement celle d'un mec sain !! Mais bon, cette vengeance était super bien pensée, et tenait en haleine ! Bien joué !

      • Mardi 4 Avril à 19:24

        En même temps, je ne suis peut-être pas très objective vu que je craque complètement pour notre beau Juju !!! winktongueoops

      • Samedi 1er Avril à 16:48

        Oh merci beaucoup, Pathénia.  Je suis très touchée que cette histoire te plaise.  

        Pour moi aussi, la réaction de Julien est saine et "normale" ; même si elle reste violente et sans réponse aux appels au secours de Cassie.  Il aurait pu être un rien moins virulent et plus diplomate.  Mais Julien, quoi :o

        Encore merci merci ♥♥

    9
    Lundi 6 Mars à 16:36

    Je suis un peu déçue de la réaction de Julien. Elle s'en veut déjà de ce qui est arrivé à Sarah mais il en rajoute une couche. Oui, elle n'a pas choisit la meilleure des façons, mais le père de Louis est flic, et il était aveugle, il l'est sans doute encore car il ne sait pas tout. Je trouve Julien très méchant envers Cassie. Il ne peut pas se mettre à sa place, moi aussi j'aurais préféré la vengeance. 

    8
    Jeudi 17 Novembre 2016 à 09:42

    Faute avouée...mais pas pardonnée !


    Je suis tellement, tellement désolée que Julien réagisse comme cela. Bon, c'est vrai que Cassie lui a menti. Et menti sur quelque chose de grave. Mais en même temps, au début, que savait-elle de lui ? je trouve que c'est peut-être un peu facile pour lui de se draper dans sa dignité offensée.


    C'est sûr que Cassie a choisi la voie de la vengeance et que ce n'était certainement pas approprié. Mais, si on se met à sa place, on comprend mieux pourquoi elle a réagi ainsi. Elle venait d'être battue pratiquement à mort, sans aucune raison et ce qui la soutenait c'était sa rage. Elle a donc choisi la loi du talion : dent pour dent,etc... Si elle avait choisi la voie judiciaire, certes c'est plus légal, mais c'est plus long, souvent plus douloureux et pas toujours "juste" : certains auraient peut être échappés à un procès. Si cela avait un proche, notre enfant, peut-être aurions-nous réagi pareil.


    Mais maintenant, alors, qu'elle vient de se mettre à nue, elle se retouvre sans rien. Julien la rejette. Sa meilleure amie est à l'hôpital et elle pense que c'est de sa faute (d'ailleurs, merci pas Julien de l'enfoncer encore plus) et elle ne parle plus vraiment à Ludo. Alors que lui reste-t'il ? Sa rage, sa vengeance ? Elle voit bien qu'elle a atteint ses limites et qu'elle n'en peut plus. J'avoue, j'ai peur pour elle et ce qu'elle risque de faire...


    Quant aux dernières lignes.... tu vas nous laisser dans un suspence insoutenable longtemps ? he


    Ce chapitre m'a fait pensé au "Comte de Monte-Cristo" où à la fin du livre, Edmond Dantès découvre que la vengeance n'est certainement pas la solution et n'aide pas à vivre. J'espère que Cassie aura quand même une deuxième change.


    Que dire sinon que j'ai adoré ? ♥♥♥ . C'est éprouvant pour les nerfs mais c'est beau...

      • Jeudi 17 Novembre 2016 à 15:42

        Merci, Agathe ♥  Tout ce que tu dis est si juste, je n'ai pas grand'chose à ajouter :)  

        La suite pour Cassie risque d'être compliquée, elle doit trouver un autre moyen de se venger; le corbeau c'est mort.  Ou laisser tomber, qui sait?

        Merci merci encore ♥♥

    7
    Jeudi 17 Novembre 2016 à 07:43

    yes

    6
    Mercredi 16 Novembre 2016 à 23:12

    Merci à toi surtout de me lire et pour tes commentaires aussi.

    Je pense que l'une des erreurs de Cassie c'est de ne pas avoir attendu que Julien revienne vers elle.  Il aurait sans doute était plus calme, moins carré, plus enclin à discuter.  Là, il n'avait pas encore eu le temps de décanter tout ça, de se poser et de réfléchir.

    La question quant à la différence entre les mensonges de Cassie et ceux de Julien tiennent probablement du fait que ceux de Julien portent très rarement à conséquence.  Et en tout cas, ne sont pas là pour blesser, au contraire, mentir ou ne pas mentir c'est plus souvent pour protéger l'interlocuteur.  Puis bon, c'est toujours plus facile de voir ce que le voisin devrait balayer devant sa porte que de balayer devant la sienne :D

    Pour le départ à SM et l'autorisation de son contrôleur judiciaire devrait être abordé dans un prochain chapitre si l'occasion se présente, je ne voulais pas trop alourdir le texte, je le regrette à présent que tu as soulevé le souci :)

    Cassie a besoin d'aide, je ne pense pas que seule, elle puisse aller bien :(  A voir ce que la suite lui réserve mais ça me semble particulièrement difficile pour elle qui va se retrouver bien seule.  Encore plus seule.

    Encore merci merci ♥♥

     

    5
    Pythonroux
    Mercredi 16 Novembre 2016 à 22:58

    outch :( tu n'y es pas allé avec le dos de la cuillère avec nos petits chouchous :'(

    je pensais bien que la rencontre n'allait pas du tout être facile entre eux deux mais je ne m'attendais pas à ce que ça clashe autant... et le Julien, il est gentil mais lui aussi il n'arrête pas de mentir à tout le monde, alors qu'est-ce qui est si différent entre ses mensonges et ceux de Cassie ??? j'aimerai bien avoir une explication sur ce point.

    c'est vraiment dommage pour eux deux parce qu'ils auraient pu s'aider mutuellement à se reconstruire.

     

    j'espère que Monsieur Luigi va nous le faire se réveiller, le petit Julien.... il s'endort un peu sur ses lauriers quand même. Pour SM, il a l'autorisation de la justice ? il est pas sensé rester chez sa tante ??? mais bon, c'est une autre histoire ;) et s'il veut être journaliste, il fait ce qu'il veut, je lui souhaite de réussir.

     

    pauvre Cassie, elle espérait tant que Julien la comprenne et lui pardonne. Oui, elle aurait du lui dire depuis longtemps mais ils étaient 5 lors de son enlèvement et elle ne connait pas son dernier agresseur... comment pouvait-elle être certaine qu'il n'était pas l'un d'eux. Pour Sarah, comment pouvait-elle savoir que Louis s'était rapprochée d'elle avant l'agression de cette dernière, elle avait tout fait pour couper les ponts avec tout le monde. J'espère qu'elle arrivera à se reconstruire tout de même car elle le mérite.

    Elle était morte, elle était sur la voie de la résurrection mais je crois que Julien vient de la renvoyer dans sa "tombe" :(

     

    Encore un superbe chapitre avec de superbes images. Merci beaucoup pour cette superbe aventure noire mais tellement fascinante

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :